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Afin de maintenir le caractère insulaire du Mont-Saint-Michel, de vastes travaux entrepris et à entreprendre…

Afin de maintenir le caractère insulaire du Mont-Saint-Michel, de vastes travaux entrepris et à entreprendre…

Le Centre des monuments nationaux vous propose de découvrir l’abbaye du Mont-Saint-Michel, « Sommet d’un site d’exception » 2e monument de son réseau en termes de fréquentation

Bien que la renommée du Mont-Saint-Michel et de son abbaye ne soit plus à faire, le Centre des monuments nationaux (CMN) met en œuvre tous ses moyens afin d’y accueillir et satisfaire au mieux tous les publics, tout en veillant à la bonne conservation de ce monument. Le CMN, établissement public placé sous la tutelle du ministre de la Culture et de la Communication et premier opérateur touristique et culturel français, assure en effet la conservation, la restauration et l’ouverture au public de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, comme de 97 autres monuments, tels l’Arc de triomphe, la Sainte-Chapelle, les remparts de Carcassonne.

L’abbaye offre une vue imprenable sur toute la baie du Mont-Saint-Michel. Elle renferme plus de 20 salles ouvertes à la visite dont l’église préromane Notre-Dame-sous-Terre, le réfectoire des moines et bien sûr l’église abbatiale avec sa nef
romane et son chœur gothique proposant un choix de visites adapté aux différents publics. Les dispositifs de médiation et de visite (documents de visite, audioguides, visites commentées, éditions) sont disponibles en de nombreuses langues (dont le russe, le chinois, le japonais et le coréen), et une visite en langue
des signes est proposée sur réservation. Les offres pour les groupes et les scolaires sont variées. Des activités et des visites spécifiques sont développées à destination des familles. Le développement d’un audioguide pour les enfants ainsi que la
création d’un livret parcours découverte jeune public sont en cours. En 2015, la réouverture des parties hautes du chœur a permis de proposer une nouvelle expérience de visite grâce à la visite thématique « Un dimanche dans le ciel de l’archange ».

A cette possibilité de promenade parmi les arcs-boutants vient s’ajouter en 2016, la visite « Bastille des mers ». A la fois centre de pèlerinage, monastère et forteresse, l’abbaye du mont- saint-michel fut aussi une prison, où se succédèrent au cours des siècles, justiciables de l’abbé au Moyen-Age, chevaliers anglais de la guerre de 100 ans, exilés du roi de l’Ancien Régime, ou, prisonniers de droit commun au 19ème siècle. Cette nouvelle visite thématique permet de découvrir une autre facette du monument.

L’abbaye du Mont-Saint-Michel, multiculturelle et universelle, s’attache également à proposer des manifestations variées et de qualité. Transmettre les valeurs de la République, ancrer le monument dans le territoire et partager la Valeur Universelle Exceptionnelle du bien UNESCO sont les principes essentiels qui ont prévalu à l’établissement de la programmation culturelle 2016.

Ces principes s’appuient sur la mise en place de partenariats locaux, sur le renouvellement des propositions, la diversification des formes culturelles dont la plupart sont davantage accessibles à un public « non-initié », et à un élargissement de la saison à d’autres périodes que l’été uniquement. L’animation culturelle, conçue en harmonie avec le lieu permet de mettre en valeur ce chef- d’œuvre de l’architecture médiévale en mobilisant tous les savoir-faire de l’établissement, tant en maîtrise d’ouvrage, qu’en gestion et en animation.

Prouesse technique, audace des maîtres d’œuvres, ambition spirituelle, l’abbaye bénédictine dédiée à l’archange saint Michel défie le rocher et offre un panorama de l’architecture religieuse médiévale, de l’époque carolingienne jusqu’aux formes les plus élégantes de l’art gothique flamboyant. Illustration fastueuse de la vie monastique au fil des siècles, la visite offre, sur plusieurs niveaux, l’ensemble des espaces dédiés à la vie quotidienne (réfectoire, cloître, scriptorium…) à la vie religieuse (église abbatiale, chapelles, cryptes) et à l’accueil des pèlerins (aumônerie, salle des hôtes…).

Premier bien classé en France en 1979 au titre du patrimoine mondial, le Mont-Saint-Michel et sa baie témoignent, par leurs espaces naturels éblouissants et leur patrimoine bâti d’exception, des valeurs universelles exceptionnelles défendues par l’UNESCO. Par ailleurs objet d’un deuxième classement en 1998, au titre des Chemins de Compostelle en France, le Mont-Saint-Michel demeure un haut lieu de spiritualité. Y convergent les visiteurs du monde entier que le panorama, uniquement accessible par la terrasse de l’ouest de l’abbaye, ne peut laisser insensibles.

Afin de maintenir le caractère insulaire du Mont, de vastes travaux ont été entrepris par un syndicat mixte, sous l’égide de l’Etat et avec la participation financière de l’Europe. La réalisation de travaux d’aménagement du nouvel accès au Mont-Saint-Michel, a permis le rétablissement complet de son caractère maritime en période de grandes marées. L’abbaye, qui occupe toute la partie haute du rocher, offre les meilleurs points de vue pour admirer ce paysage rendu à la nature. Le Centre des monuments nationaux propose des « soirées grandes marées » pour contempler les eaux montantes des plus grandes marées d’Europe et la première « matinée grande marée » le 9 avril 2016 pour devenir un insulaire entre ciel et mer au lever du soleil. Le syndicat mixte Baie du Mont-Saint-Michel regroupe les régions Bretagne et Basse-Normandie, le département de la Manche, et les communes du Mont-Saint-Michel, de Beauvoir et de Pontorson.

Les dispositifs mis en place pour assurer le développement culturel, touristique et économique du territoire tel que le Contrat de destination sont des outils permettant également de réconcilier l’équipement culturel avec les habitants de la baie (Normands et Bretons). En témoigne le jumelage, soutenu financièrement par la DRAC, entre l’abbaye du Mont-Saint-Michel, l’Orchestre Régional de Normandie, les pygmées Aka (dont les chants polyphoniques sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité de l’UNESCO) et l’école de Pontorson dont toutes les classes participeront à un parcours éducatif artistique et culturel organisé par le service éducatif du monument sur l’ensemble de l’année scolaire 2015-2016. Le point d’orgue de ce projet sera le concert du 13 mai (voir ci-après).

Depuis 2013, un partenariat d’exception entre le CMN et Amaury Sport Organisation – A.S.O. permet de mettre à l’honneur des monuments gérés, animés et ouverts à la visite par le CMN lors du Tour de France, qui traverse le territoire et fait découvrir ses paysages et monuments. Le Mont-Saint-Michel, qui a fait partie des étapes de cette course mythique en 2013, en sera le lieu de départ le 2 juillet 2016. Le CMN se réjouit que l’édition 2016 relie ainsi deux monuments nationaux, puisque l’Arc de triomphe sera encore une fois mis à l’honneur lors de l’étape finale du Tour. Ce grand événement permettra de valoriser le Mont et son abbaye à l’échelle nationale mais aussi internationale.

Un chantier permanent

Durant l’année 2015 plusieurs opérations de restauration et d’aménagement menées et financées par le CMN depuis deux ans pour un montant global prévisionnel de près de 7 millions d’euros se sont terminés. Cette année verra l’achèvement au cours du printemps de l’opération de mise en conformité des paratonnerres de l’abbaye avec la restauration de l’archange Saint Michel. Au second semestre la restauration du cloître va débuter.

Le maître d’œuvre de l’ensemble des opérations de restauration est François Jeanneau, architecte en chef des Monuments historiques – ACMH.
Le Centre des monuments nationaux réalise également des études et d’autres opérations de travaux sont d’ores et déjà prévues pour les années à venir.

Opérations achevées en 2015

Restauration des couvertures de l’abbaye et de la tour Gabriel

L’intervention porte sur l’ensemble des couvertures de l’abbaye : celles des logis abbatiaux, du dortoir des moines, de l’infirmerie nord, de la tourelle d’escalier du châtelet d’entrée et de la tour Gabriel.
Il s’agit principalement de restaurer et de renforcer les charpentes en chêne en conservant le maximum d’éléments originaux, de refaire les couvertures en ardoises épaisses de Corrèze Travassac ou d’Angers- Trélazé, de reprendre les faitages réalisés en plomb (parfois avec des dorures) ou en tuiles creuses vernissées.

Budget prévisionnel : 2,2 millions d’euros

Calendrier : février 2013 – avril 2015

Tour Gabriel Mont-Saint-Michel

Restauration de l’aumônerie et du cellier et aménagement d’un accueil-boutique

Les travaux de restauration portent sur les voûtes et les murs de l’aumônerie et du cellier, et principalement sur la reprise des enduits. Ils sont un préalable aux travaux d’aménagement d’une nouvelle boutique et d’un nouvel accueil, qui comprennent la reprise des cloisons, des planchers bois formant plafonds, des portes et huisseries, du mobilier et de l’agencement intérieur, y compris l’éclairage et la signalétique. Dans l’attente de leur aménagement définitif, une billetterie et une boutique provisoires ont été aménagées pour maintenir le site ouvert au public durant les travaux.

Budget prévisionnel : 3,6 millions d’euros

Calendrier prévisionnel : avril 2014 – mai 2015

Restauration des vitraux de l’église abbatiale et de la Merveille

Les vitraux, composés de verre blanc losangé, dans des menuiseries datant essentiellement du XIXe siècle, sont très endommagés par les conditions climatiques extrêmes.

L’opération concerne une cinquantaine de baies :
– dans l’abbatiale, les vitraux du vaisseau central de la nef, des chapelles rayonnantes du chœur gothique, des bras sud et nord des transepts,
– dans les bâtiments de la Merveille, les vitraux du chartrier, de la chapelle Sainte-Madeleine et du cellier.

Il s’agit de déposer les vitraux pour les restaurer en atelier, de protéger provisoirement les baies jusqu’à la repose des vitraux, de refaire les éléments de serrurerie, de restaurer les armatures métalliques scellées dans les maçonneries et d’assurer l’étanchéité de l’ensemble.

Budget prévisionnel : 0,715 millions euros

Calendrier : septembre 2014 – septembre 2015

Abbatiale Mont-Saint-Michel

Réparation du beffroi du clocher

Il s’agit de réparer ponctuellement la charpente du beffroi, en remplaçant quelques pièces dégradées.
Calendrier des travaux : 2015
Budget d’opération : 20 000 €

Aménagement de la réserve des moulages

Du mobilier adapté va être acheté pour permettre le stockage des plâtres de la tribune dans l’une des quatre salles des appartements Robert de Thorigny.
Calendrier des travaux : 2015
Budget d’opération : 20 000 €

Consolidation d’urgence des enrochements du glacis côté Ouest

Compte-tenu des chutes de pierre constatées, il est nécessaire de conforter les rochers Ouest et Nord du glacis. Des travaux de confortement rocheux avaient déjà été engagés en 2012-2013 et doivent désormais être poursuivis. Grâce à une opération de sécurisation d’urgence des filets pare-blocs ont été installés et la consolidation des rochers menaçants doit débuter en 2016.

Calendrier prévisionnel des travaux : 2015-2016 – 2017

Budget prévisionnelle d’opération : 668 464,00 €

Opérations 2016

Mise en conformité du paratonnerre

La foudre ayant récemment frappé le monument et endommagé le système de sécurité incendie de l’abbaye et l’archange saint Michel, une mise en conformité du dispositif paratonnerre / parafoudre s’impose.
Budget prévisionnel : 0,55 millions d’euros

Calendrier prévisionnel : juin 2015 – mai 2016

Restauration du cloître de l’abbaye

Cette opération comporte trois volets :

  • –  la reprise de l’étanchéité du cloître et du réseau d’évacuations des eaux pluviales. Cette intervention permettra de remédier aux infiltrations d’eaux sur les voûtes de la salle des chevaliers située sous le cloître
  • –  la restitution du niveau des sols d’origine de la galerie du cloître, la restauration de la colonnade des galeries, le nettoyage des écoinçons sculptés et la restauration de la voûte lambrissée
  • –  la restauration du jardin à l’identique de son état actuel, soit dans son état « néo-médiéval » établi par l’architecte Froidevaux en 1965.

Budget prévisionnel : 2,2 millions d’euros

Calendrier prévisionnel : 2016-2017

Mise aux normes des réseaux électriques de l’église abbatiale et mise en lumière

L’opération porte sur la mise aux normes des réseaux électriques, la réfection de l’éclairage ainsi que la mise en lumière de l’église abbatiale qui permettra à la fois de mettre en valeur l’architecture de l’église mais également de créer différentes ambiances suivant les heures de la journée.

Cette opération sera accompagnée de propositions pour l’amélioration des aménagements liturgiques de la croisée du transept et du chœur.
2016 verra le démarrage des études.

Calendrier prévisionnel des travaux : 2016 -2017-2018 Budget prévisionnel d’opération : 0,42 millions d’euros

Consolidation des enrochements Ouest et nord

Des travaux de confortement rocheux avaient déjà été engagés en 2012-2013. Suite au mauvais état constaté et à l’état instable d’importants blocs rocheux au pied de la terrasse de l’ouest, des filets de protection pare-blocs ont été mis en place en 2015 pour sécuriser l’accès à la grève. Ces mesures de protection doivent désormais être poursuivies par une opération de consolidation de ces rochers ouest. D’autres enrochements dans la partie nord seront à programmer dans le cadre d’une vaste campagne de consolidation et de restauration du socle rocheux du mont.

Calendrier prévisionnel des travaux : 2015-2016-2017 Budget prévisionnel : 668 464,00 €

Opérations à venir

Restauration des façades et des couvertures de la Merveille

Cette opération porte sur l’ensemble monumental de la Merveille qui comprend deux parties : aumônerie, salle des Hôtes et réfectoire des moines d’une part et cellier, salle des Chevaliers et cloître d’autre part, distribuées sur trois niveaux.

Le diagnostic de l’état sanitaire des façades et des couvertures a été remis en decembre 2015 par l’ l’architecte en chef des monuments historiques, sur la base de relevés lasergrammétriques et photogrammétriques effectués par la société Art Graphique & Patrimoine en 2015, de sondages et d’une cartographie précise des pathologies en façades Budget prévisionnel : 6 millions d’euros dont 1 millions d’euros pour la première tranche

Calendrier prévisionnel : 2017-2020

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Dans les années à venir, de nombreuses autres opérations de restauration, réparation et aménagement sont programmées :

  • –  Création d’un deuxième bloc sanitaire pour le public ;
  • –  Réparation de murets ;
  • –  Réparation des structures béton de la tour de la croisée du transept ;
  • –  Etanchéité des terrasses et du grand degré ;
  • –  Remise en état de la terrasse des maçons ;
  • –  Restauration des couvertures du logis Saint-Symphorien et du logis Sainte-Catherine ;
  • –  Restauration de la cour de l’école ;
  • –  Reprise de la couvertine du triforium…

Mont-Saint-Michel-9

Un monument d’exception

Deuxième monument national le plus visité, avec plus de 1,2 millions de visiteurs, l’abbaye du Mont-Saint-Michel jouit d’une notoriété exceptionnelle.

Ce monument millénaire offre au regard une diversité de styles puisque sa construction a commencé au Xe siècle, et s’est poursuivie jusqu’au XVIe siècle. Son architecture est une prouesse technique et artistique du fait de son adaptation au site naturel très difficile qu’est le rocher du Mont-Saint-Michel.

Au-delà de l’entretien permanent que nécessitent l’ouverture d’un site aussi fréquenté et l’exposition à un climat rigoureux, le CMN y a engagé d’importants travaux de restauration, auxquels plus de 20 millions d’euros ont été consacrés depuis 2007.

L’abbaye du Mont-Saint-Michel, entre histoire et légende

La longue histoire du Mont-Saint-Michel commence en 708, lorsque l’évêque Aubert fit élever sur le Mont un premier sanctuaire en l’honneur de l’Archange pour y installer une petite communauté de chanoines. En 966, des bénédictins s’installèrent au Mont à la demande du duc de Normandie Richard Ier et furent à l’origine de l’essor du nouveau monastère. Très vite, l’abbaye devint un lieu de pèlerinage majeur de l’Occident chrétien mais aussi un des centres de la culture médiévale où furent produits et conservés un grand nombre de manuscrits. Carrefour politique et intellectuel où se sont croisées les traditions carolingiennes et l’influence gréco-arabe, l’abbaye bénéficiait aussi des échanges entre la Grande-Bretagne et la France. L’architecture de l’abbaye témoigne de la maîtrise et du savoir-faire des bâtisseurs du Moyen Âge. Son plan ne peut être rapproché d’aucun autre monastère. Tenant compte de la forme en pointe du Mont, les architectes ont enroulé les bâtiments autour du rocher granitique. L’église abbatiale, située au sommet du Mont, à 80 mètres de hauteur, repose sur quatre cryptes à flanc de rocher qui créent une plate-forme de 80 mètres de long.

Le bâtiment de la Merveille est quant à lui souvent évoqué comme le fleuron de l’architecture de l’abbaye. Ce chef d’œuvre du gothique normand est le témoin de la maîtrise architecturale des bâtisseurs du XIIIe siècle qui réussirent à appuyer sur la pente nord du rocher deux corps de bâtiments de trois étages abritant des salles dédiées à l’accueil des pèlerins ou à la vie monastique. Les structures sont de plus en plus légères au fur et à mesure de la progression vers le sommet. Ainsi, la foi, la culture, l’art et l’architecture constituent la forte identité du Mont-Saint-Michel. Mais c’est aussi un village qui a toujours évolué dans le sillage de l’abbaye depuis le Xe siècle. Au XIVe siècle, il s’étendait déjà jusqu’aux pieds du rocher. Les remparts qui l’entourent en font un exemple d’architecture militaire. Au cours de la guerre de Cent-Ans, ils résistèrent à tous les assauts anglais et firent du Mont un lieu symbolique de l’identité nationale.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, le mont perd de son importance, tant sur le plan militaire que religieux, malgré les efforts des moines de la congrégation de Saint-Maur installés dans l’abbaye en 1622. Suite à la Révolution, les propriétés de l’église furent déclarées « biens nationaux », les moines chassés et le « Mont Libre » devient en 1793 une prison pour les prêtres réfractaires. En 1811, un décret impérial transforme l’abbaye en maison de force pour abriter essentiellement des prisonniers de droit commun et quelques détenus politiques. Fermée en 1863, la prison aura eu pour mérite de sauver l’abbaye de la destruction.

Par listes de 1862 et 1874, le site a été classé monument historique et depuis 1979, le Mont- Saint-Michel est inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

Mont-Saint-Michel-Marées1

Points forts de la visite

La flèche de l’église avec la statue de saint Michel

Au sommet de la flèche, à près de 160 mètres au-dessus des grèves, se trouve la statue en cuivre martelé et doré de l’archange saint Michel, dont l’apparition en songe à l’évêque Aubert en 708 serait à l’origine de la fondation du sanctuaire. Cette sculpture d’Emmanuel Frémiet datant de la fin du XIXe siècle mesure 4,50 m et pèse environ 500 kg.

Le public pourra l’admirer de plus près depuis la plate-forme du Saut- Gaultier ou de la terrasse de l’Ouest et même d’encore plus près, depuis les terrasses du chœur, lors des visites conférences « Un dimanche dans le ciel de l’archange ».

Archange Saint-Michel

L’église abbatiale

L’église abbatiale présente la particularité d’avoir une nef romane et un chœur gothique. En effet, le chœur roman du XIe siècle s’est effondré au XVe siècle. La reconstruction du chœur s’est poursuivie jusqu’au XVIe siècle.

Le visiteur qui pénètre dans le chœur est ainsi saisi par l’élévation et la luminosité de cet espace, qui contrastent avec celles de la nef.

L’église abbatiale

L’escalier de dentelle

Enjambant un des arcs-boutants du chœur, l’escalier de dentelle doit son nom à ses garde-corps de style flamboyant.
Le public pourra découvrir ce petit bijou d’architecture gothique depuis les terrasses du chœur, et même y accéder, lors des visites conférences « Un dimanche dans le ciel de l’archange ».

L’escalier de dentelle

Le cloître

Le cloître du XIIIe achève la construction de la Merveille. Suspendu entre ciel et mer, son jardin est l’image du paradis sur la Terre. Le jeu de ses colonnettes décalées et ses écoinçons finement sculptés en haut- relief dans le calcaire de Caen en font un chef d’œuvre absolu du gothique normand.

Cloître Mont-Saint-Michel

Le réfectoire des moines

Au sommet de la Merveille, cette salle, qui date du XIIIe siècle, surprend par sa luminosité, car les baies des murs sont de prime abord invisibles et ne se révèlent qu’au fur et à mesure du cheminement à travers la pièce. Véritables rideaux de lumière, les murs s’avèrent légers et élégants.

refectoire

La salle des Hôtes

Cette pièce du XIIIe siècle était la salle de réception des pèlerins nobles. C’est la raison pour laquelle le confort et l’élégance y sont plus développés qu’ailleurs : elle était dotée de trois cheminées (dont une aujourd’hui disparue). Des tentures séparaient l’espace de réception des cuisines. De nombreux rois y ont été reçus, de saint Louis à François Ier.

La salle des Hôtes

La crypte des gros piliers

Cette crypte, reconstruite au XVe siècle pour soutenir le chœur gothique flamboyant, impressionne par ses piliers de 7 mètres de hauteur et 5,50 mètres de circonférence qui semblent se toucher.

Crypte des Gros Piliers

La crypte Saint-Martin

Supportant le bras sud de l’église abbatiale, cette crypte romane, édifiée au début du XIe siècle, était sans doute réservée aux pèlerins. Son architecture à la fois monumentale et humaine, repose sur l’équilibre subtil de ses proportions parfaites.

 Saint-Martin

L’ossuaire et le monte-charge

Dans l’ancien cimetière-ossuaire roman, se trouve la grande roue du monte-charge construit au début du XIXe siècle pour acheminer la nourriture et les matériaux utilisés dans les ateliers. Actionnée par des prisonniers (l’abbaye avait été transformée en prison après la Révolution), cette roue est identique à celles utilisées sur les chantiers de construction médiévaux.

 Maintenance

L’église préromane Notre-Dame-sous-Terre

Cette église de la fin du Xe siècle est le plus ancien édifice conservé du Mont. Enchâssée au XIe siècle sous la nef romane, elle occuprait, selon la tradition, l’emplacement de l’oratoire primitif édifié par l’évêque Aubert.
Le public peut la découvrir lors des visites-conférences proposées par le monument.

église préromane Notre-Dame-sous-Terre

Vue sur la baie

Le Mont-Saint-Michel offre un panorama exceptionnel sur la Baie et ses 6 500 ha inscrits au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Les terrasses de l’abbaye, au sommet du Mont, sont un belvédère unique pour admirer le spectacle de ses paysages toujours changeants et des marées parmi les plus grandes d’Europe.

bay Mt Saint-Michel1

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