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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 07:42

Guide-De-mate-rialisation.jpgDématérialisation, Quid !!!

 

Suite à un remaniement réglementaire sur les dispositions liées à la dématérialisation, le Medef (Mouvement des entreprises de France) a de nouveau publié un guide d’accompagnement des entreprises à la dématérialisation des marchés publics. Cette 3ème mouture se greffe d’une nouvelle partie relative aux décisions de jurisprudence a été introduite à la fin du Guide.

Un guide adapté à ce nouveau mode de passation des marchés publics et à la sensibilisation et l’accompagnement de toutes les entreprises dans cette démarche en leur apportant des réponses ciblées à des questions pratiques.

21 fiches pratiques et un recueil de jurisprudences rendu sur différents aspects de la dématérialisation, de l’achat de la plate-forme de dématérialisation à l’attribution du marché, en passant par les incidents techniques de transmission de l’offre et l’accès à l’assistance technique de l’opérateur de plate-forme. Un recueil de nature à permettre aux entreprises d’y voir plus clair.

 

Fiche 1 : Quels sont les points à retenir ?

Depuis le 1er janvier 2010, l’acheteur public peut imposer aux candidats d’envoyer leurs candidatures et leurs offres exclusivement par voie électronique.

Depuis le 1er janvier 2010, pour les achats de fournitures, de matériels et de services informatiques d’un montant supérieur à 90.000 HT, les documents requis des candidats sont transmis par voie électronique.

Depuis le 1er janvier 2012, pour les achats de fournitures de services ou de travaux d’un montant supérieur à 90.000 HT, l’acheteur public ne peut refuser de recevoir les documents par voie électronique.

Le Code des marchés publics (CMP) précise que : « les candidats appliquent le même mode de transmission à l’ensemble des documents qu’ils adressent au pouvoir adjudicateur* » (cf. article 56-I CMP).

Les entreprises ont dû mettre en place en interne des processus de validation et des méthodes de gestion informatique (cf. fiche 6).

 

Fiche 2 : Comment repérer les avis de marché ?           

Quels sont les sites officiels à consulter ?

• le Journal Officiel (JO*) : www.journal-officiel.gouv.fr • le Bulletin Officiel des Annonces de Marchés publics (BOAMP*) :

www.boamp.fr

• le Journal Officiel de l’Union Européenne (JOUE*) :

http://eur-lex.europa.eu/JOIndex.do?ihmlang=fr

• les marchés publics de l’Etat : www.marches-publics.gouv.fr

• les sites des acheteurs publics, collectivités territoriales et établissements publics

Tous ces sites ne contiennent pas forcément les mêmes avis de marché.

Quels sont les sites des Journaux d’Annonces Légales (JAL*) ?

Un site regroupe une grande partie des annonces publiées par les quotidiens locaux (estimés à 72 % de l’ensemble des AAPC*) : http ://www.francemarches.com

Quels sont les sites des prestataires privés assurant une veille des marchés et une alerte aux entreprises ?

Quelques exemples multi-secteurs :

• achatpublic.com : http ://www.achatpublic.com

• vecteurplus : http ://www.vecteurplus.com/

• marcheonline:http://www.marchesonline.com/mol/front/homepage/ dispatcher.do

• pour la presse spécialisée : - BTP : http ://www.lemoniteur.fr/ - pour les marchés hospitaliers :

https ://www.achat-hopital.com http://marches.fhf.fr/ http ://www.hopitalvirtuel.com/pharminfo/homepage/index.aspx

*. voir glossaire

 

Fiche 3 : Quels sont les seuils et échéances à retenir ?

Quels sont les marchés concernés par les procédures de dématérialisation* ?

Les marchés passés selon une procédure formalisée : appel d’offres, dialogue compétitif, procédure négociée, concours et système d’acquisition dynamique - SAD (cf. fiche 20) :

• Pour l’Etat et ses établissements publics administratifs : marchés de fournitures et de services supérieurs à 130.000 HT.

• Pour les collectivités territoriales et leurs établissements publics, marchés de fournitures et de services supérieurs à 200.000 HT.

• Pour les marchés de travaux (Etat et collectivités territoriales) supérieurs à 5.000.000 HT.

Ces seuils correspondent aux seuils européens actualisés tous les deux ans. Ils s’expriment hors taxe.

• Pour les marchés inférieurs à ces seuils (cf. fiche 4). Quelles sont les échéances ?

En matière de publicité :

Depuis le 1er janvier 2010, et pour les marchés de plus de 90.000 HT, l’acheteur public a l’obligation de publier l’avis de publicité ainsi que les documents de la consultation sur son profil d’acheteur*.

En matière de dossiers de consultation des entreprises (DCE*) :

Depuis le 1er janvier 2010, et pour les marchés de plus de 90.000 HT, l’acheteur public a l’obligation de mettre à la disposition des candidats l’ensemble des documents de la consultation sur son profil d’acheteur*.

En matière de réception des offres :

Depuis le 1er janvier 2010, les candidats peuvent se voir imposer d’envoyer leurs candidatures et leurs offres exclusivement par voie électronique.

Depuis le 1er janvier 2012, et pour les marchés de plus de 90.000 HT, l’acheteur public ne peut plus refuser de recevoir les documents par voie électronique.

 

Fiche 4 : Quelle est la procédure en matière de MAPA ?

Qu’appelle-t-on un MAPA ?

C’est un marché passé selon une procédure adaptée (cf. article 28 CMP) dont les modalités sont librement fixées par l’acheteur public en fonction :

• de la nature et des caractéristiques du besoin à satisfaire ;

• du nombre ou de la localisation des opérateurs économiques susceptibles d’y répondre ;

• des circonstances de l’achat.

Le recours à un MAPA est possible en fonction des seuils suivants :

• Pour le pouvoir adjudicateur* :

- Pour les fournitures et services de l’Etat :

< 130.000 HT

- Pour les fournitures et services des collectivités territoriales :

< 200.000 HT

- Pour les travaux (Etat et collectivités territoriales) :

< 5.000.000 HT

• Pour l’entité adjudicatrice* :

- Pour les fournitures et services :

< 400.000 HT

- Pour les travaux :

<5.000.000 HT

Est-ce qu’un acheteur public peut imposer de répondre sous forme dématérialisée ?

Oui, depuis le 1er janvier 2010, quel que soit le montant du marché (cf. article 56-II CMP).

Le pouvoir adjudicateur* est libre de dématérialiser entièrement une procédure adaptée ou la passation d’un marché subséquent à un accord-cadre.

« Pour tout marché, l’acheteur peut toujours imposer la transmission des candidatures et des offres par voie électronique quel que soit le montant du marché. Il doit en informer les candidats, par exemple via le règlement de la consultation – RC » (cf. point 1.2/page 7 du guide pratique version 2 décembre 2012 sur la dématérialisation* des marchés publics de la direction des Affaires Juridiques du ministère de l’Économie et des finances - ci-après guide pratique DAJ).

« Les marchés passés selon la procédure adaptée (MAPA) ne sont pas soumis au régime des articles 11 et 48 du CMP. L’acheteur public choisit d’exiger ou non la signature électronique des documents. Il le mentionne dans le règlement de la consultation (...) ».

L’acheteur public a deux possibilités :

- imposer la signature électronique ;

- accepter les candidatures et les offres non signées électroniquement et demander ultérieurement au candidat retenu de signer (signature manuscrite ou électronique) les documents. Les documents papiers signés à la main avant d’être numérisés à l’aide d’un scanner n’ont pas valeur d’original. Ils n’engagent donc pas la société sur l’offre qu’elle remet » (cf. point 6.3.2/page 43 du guide pratique DAJ*).

Les acheteurs doivent tenir compte « des caractéristiques du marché, notamment de la nature et du montant des travaux, fournitures ou services en cause » (cf. article 56-IV CMP).

*. voir glossaire

 

Fiche 5 : Que savoir sur les profils d’acheteur* ?

« Le profil d’acheteur est « le site dématérialisé auquel le pouvoir adjudicateur* a recours pour ses achats » (art. 39). Il s’agit d’un site, généralement une « plate-forme », accessible en ligne, par l’intermédiaire du réseau internet, offrant toutes les fonctionnalités nécessaires à la dématérialisation* des procédures. Il doit permettre, au minimum, de mettre en ligne les avis de publicité et les DCE*, de recevoir des candidatures et des offres électroniques de manière sécurisée et confidentielle et de gérer les échanges d’information entre le pouvoir adjudicateur* et les opérateurs économiques pendant la procédure de passation de marché » (cf. point 10.2.1.2/Circulaire du 14 février 2012 relative au Guide de bonnes pratiques en matière de marchés publics).

Quelles sont les pistes d’amélioration suggérées en matière de profils d’acheteur ?

• Standardiser les documents de la consultation ;

• Nommer chacun des fichiers* de manière standardisée ;

• Décomposer les pièces de la consultation :

- documents relatifs à la candidature (DC1, DC2) et

- documents relatifs à l’offre (AE*, CCAP, CCTP...), etc.

• Utiliser des formats de fichier* lisibles et réutilisables par toutes les entreprises.

 

Fiche 5 bis : Quelles sont les typologies de formats de fichiers ?

A titre d’exemple, l’acheteur public peut utiliser les formats de fichiers suivants :

Typologie des fichiers

Extensions correspondantes

le format PDF* est figé (mode non révisable)

.pdf

le format texte universel (mode révisable)

.rtf

le format bureautique ouvert ODF (mode révisable, format ouvert, normalisé ISO)

.odt pour les textes

.ods pour les feuilles de calcul

.odp pour les présentations de diaporama

.odg pour les dessins et graphiques

le format bureautique propriétaire de Microsoft (mode révisable)

.doc ou .docx pour les textes

.xls ou .xlsx pour les feuilles de calcul

.ppt ou .pptx pour les présentations de diaporama

le format de CAO* «OpenDWG» (mode révisable) pour les plans ou dessins techniques ou le format PDF* 1.7 (mode non révisable, normalisé ISO, conservation des calques)

.dxf

le format propriétaire DWG (mode révisable) pour les plans ou dessins techniques ou le format propriétaire DWF (mode non révisable)

.dwg

les formats images JPEG, PNG ou TIFF/EP pour les photographies, pour les images

.jpg

.png

.tif

les formats audio MP3 (format compres- sé - qualité ordinaire) ou WAV (format non compressé - haute qualité) pour les fichiers* sonores

.mp3

.wav

le format vidéo MPEG-4

.mp4

 A noter également le format XML, lisible à partir d’un navigateur* internet et de la majorité des traitements de texte (extension : .xml)

 

Fiche 6 : Comment adapter l’organisation de l’entreprise ?

Quels sont les pré-requis techniques pour répondre aux marchés dématérialisés ?

• capacité de la connexion internet (haut-débit) ;

• validité de l’adresse e-mail ;

• disposer des logiciels* permettant la lecture des fichiers* reçus ;

• s’assurer de la dernière mise à jour des antivirus.

Quels sont les principaux documents à dématérialiser ou à scanner 1 ?

• les formulaires (DC1, DC2, etc.) ;

• les certificats de capacité ;

• les pouvoirs des personnes habilitées à engager l’entreprise ;

• les attestations fiscales et sociales URSSAF, TVA ;

• les attestations d’assurance, etc.

Quid du certificat de signature électronique ?

• vérifier que les personnes habilitées à engager l’entreprise en disposent bien d’un certificat de signature électronique ;

• vérifier qu’il est valide. Quelles sont les pièces qui doivent être adaptées à l’envoi

électronique ?

• les plaquettes de présentation de l’entreprise en les compressant pour les envoyer ;

• les mémoires techniques, etc.

1. Les attestations fiscales et sociales sont à fournir uniquement par le candidat attributaire (article 46 du CMP et fiche technique de la DAJ du ministère de l’Économie du 31/07/2012 « preuve par le candidat retenu de la régularité de sa situation fiscale et sociale »).

Rappel : les offres, mêmes volumineuses, doivent parvenir complètes dans les délais fixés par l’acheteur public. En cas d’envoi d’un document (candidatures, offres, copie de sauvegarde), c’est l’heure d’arrivée qui est prise en compte et non sa date d’envoi (procédure identique au papier).

L’opérateur économique est responsable de l’envoi de son pli électronique dans les délais fixés. Son attention sera appelée par une mention sur le profil d’acheteur* sur le délai de transmission des fichiers* volumineux (cf. point 3.6/page 33 du guide pratique DAJ*).

Le risque : « Les plis qui, quel que soit leur support, ont été reçus après la date et l’heure limites de dépôt annoncées dans l’avis d’appel public à la concurrence ne sont pas ouverts et sont déclarés irrecevables. Il appartient à l’entreprise de prendre ses dispositions pour anticiper une éventuelle difficulté technique » (cf. point 7.2/page 48 du guide pratique DAJ*).

Par ailleurs, « l’horodatage de la réception des enveloppes virtuelles peut être issu du système informatique de l’acheteur public ou du prestataire de services de dématérialisation* (dans des fonctions de tiers horodateur). Les références horaires utilisées, et en particulier, le fuseau horaire auquel elles se rattachent doivent être affichés sur le profil d’acheteur*. Le recours à un tel système présente une garantie égale à celle qu’offre aujourd’hui le récépissé papier délivré par l’acheteur » (cf. point 7.1/page 47 du guide pratique DAJ*).

 

Fiche 7 : Quelles sont les particularités des marchés informatiques ?

Quel est le régime applicable aux marchés informatiques ?

Depuis le 1er janvier 2010, pour les achats de fournitures de matériels informatiques et de services informatiques d’un montant supérieur à 90.000 HT, les documents requis des candidats sont transmis par voie électronique.

Quelles sont les activités entrant dans le champ des marchés informatiques ?

Le règlement de la Commission européenne du 28 novembre 2007, applicable depuis le 15 septembre 2008, a réformé la nomenclature CPV*, c’est-à-dire le vocabulaire commun pour les marchés publics.

La liste des marchés pouvant relever de la catégorie des marchés de fournitures de matériels informatiques et de services informatiques, au sens de cette nomenclature, peut être consultée à l’adresse suivante :

http://www.economie.gouv.fr/files/directions_services/daj/marches_publics/conseil_acheteurs/fiches-techniques/dematerialisation/ liste_indicative_codes_cpv.pdf

 

Fiche 8 : Quelles sont les particularités des secteurs

Quel est le régime applicable aux marchés du bâtiment et des travaux publics ?

Sont concernés à ce jour l’ensemble des procédures (appel d’offres, MAPA*, etc.).

Les conditions d’utilisation des moyens dématérialisés ou des supports électroniques sont déterminées dans les documents du marché (AAPC* et règlement de consultation).

Les documents dématérialisés échangés lors de la réponse (formulaires DC1, DC2, AE*) doivent être obligatoirement signés pour la procédure formalisée, comme la procédure papier, à l’aide d’un certificat électronique.

Quelles sont les problématiques liées à ces secteurs ?

Le maître d’ouvrage envoie trop souvent des documents (BPU2, DPGF3, DQE4) en format PDF* inexploitables par l’entreprise. Il conviendrait d’utiliser des formats lisibles et réutilisables.

Un trop grand nombre de profils d’acheteur ont des modes opératoires différents.

En matière de plans :

• Un envoi de plans par le maître d’ouvrage en fichier* PDF* est inexploitable par l’entreprise. Elle doit les imprimer pour pou- voir les retravailler.

•Un envoi de plans dans le format d’origine (type Autocad, Autodesk...) est inutilisable par l’entreprise qui ne dispose pas du logiciel* correspondant. Ils pourront au mieux être lus avec le viewer* approprié.

2. Bordereau de prix unitaires. 3. Décomposition du prix global et forfaitaire. 4. Devis quantitatif estimatif.

Solution proposée :

Les entreprises de travaux publics, interrogées en juin 2012 par la Fédération Nationale des Travaux Publics (FNTP) à ce propos, estiment que les plans devraient être transmis par le maître de l’ouvrage :

- au format DWG (généré par le logiciel* Autocad)

- et doublés d’un envoi au format PDF* (généré par le logiciel* Acrobat).

De même, pour les entreprises de bâtiment, les plans doivent être envoyés en format DWG et PDF et, sur simple demande de leur part, en format papier.

Par ailleurs, les entreprises dénoncent la dérive massive des demandes en matière d’envoi de plans vers le maître d’ouvrage qui sont totalement inutiles. Par contre, si un envoi de plan est nécessaire il doit pouvoir être envoyé au format PDF* uniquement pour éviter la lourdeur des fichiers*.

Pour certains documents, notamment les plans, l’acheteur public pourra accepter un autre mode de transmission :

« La candidature et l’offre doivent faire l’objet d’un mode de transmission identique.

Dans certains cas, remise d’échantillon, de maquettes et de plans, le candidat peut se heurter à l’impossibilité matérielle de transmettre intégralement son dossier par voie dématérialisée. L’acheteur public devra alors accepter une transmission par une autre voie (papier, CD-Rom, clé USB ...) » (cf. point 6.1.2/page 42 du guide pratique DAJ*).

 

Fiche 9 : Quelles sont les particularités du secteur pharmaceutique ?

Quel est le régime applicable aux marchés hospitaliers ?

Sont concernés les procédures formalisées (ex : appel d’offres) et au 1er janvier 2012, les MAPA* (très nombreux dans les marchés hospitaliers).

Les conditions d’utilisation des moyens dématérialisés ou des supports électroniques sont déterminées dans les documents du marché (AAPC* et règlement de consultation).

Les documents dématérialisés échangés lors de la réponse (formulaires DC1, DC2, BPU) doivent être obligatoirement signés, comme la procédure papier, à l’aide d’un certificat électronique.

Quelles sont les problématiques liées à ce secteur ?

Le manque de moyens et de formation spécifique dans les hôpitaux ;

L’existence d’un trop grand nombre de plates-formes avec des modes opératoires différents.

Quelles sont les pistes d’amélioration ?

Encourager les initiatives de regroupement des acheteurs dans le cadre de l’application de l’article 8 du Code des marchés publics sur les groupements de commande :

Exemples :

• la plate-forme inter-régionale d’appel d’offres mise en place en Ile-de-France sous l’égide du Resah-Idf : https ://www.achat-hopital.com/accueil/

• la plate-forme Uni.H.A (Union des hôpitaux pour les achats) regroupant les appels d’offres des Centres Hospitaliers et Universitaires : https ://www.achats-hopitaux.com/

Réduire les temps de téléchargement par les hôpitaux des offres dématérialisées transmises par les entreprises.

 

Fiche 10 : Qu’est-ce qu’une signature électronique ?

Une signature électronique est la carte d’identité électronique d’un représentant légal de l’entreprise. Elle a la même valeur juridique qu’une signature manuscrite. Une signature manuscrite scannée n’a pas la valeur juridique d’un original.

Que comprend-elle ?

• Au niveau du candidat :

Une signature électronique comprend un certificat électronique et un logiciel* de signature qui permet d’apposer la signature.

- Le certificat électronique de signature garantit :

- l’identité de son titulaire, personne physique, représentant légal de l’entreprise ;

- la protection de l’intégrité des documents transmis ;

- l’impossibilité de renier sa signature (principe de non répudiation).

ET

- le logiciel* de signature, ou « outil de signature » permettant d’apposer électroniquement sa signature.

• Au niveau de la plate-forme :

- L’existence d’un logiciel* de signature électronique reconnaissant les certificats de signature électronique (cf. fiche 11).

- Pour apposer sa signature, le signataire utilise l’outil de signature de son choix. La personne publique ne peut pas imposer l’emploi de l’outil de la plate-forme.

- Lorsque l’opérateur économique utilise un autre outil de signature que celui de la plate-forme, il en permet la vérification en transmettant en parallèle les éléments nécessaire pour procéder à la vérification de la validité de la signature et de l’intégrité du document et ce gratuitement.

Qui peut l’obtenir ?

Les personnes physiques agissant au nom et pour le compte de l’entreprise

u’elles représentent (plusieurs personnes si nécessaire). La signature électronique a la même valeur juridique qu’une signature manuscrite (cf. articles 1316 et suivants du Code civil).

A chaque certificat correspond une personne physique (cf. fiches 14 et 15).

Quel format de signature ?

La signature est au format XAdES, CAdES ou PAdES.

• Ces trois formats sont imposés par une décision de la Commission européenne de février 2011.

• Ils doivent être acceptés par le « profil d’acheteur* ».

• Le règlement de la consultation ou la lettre de consultation peut cependant prévoir un ou plusieurs formats supplémentaires.

Quelle vérification pour la signature ?

La procédure de vérification de la validité d’une signature est gratuite. Elle permet de vérifier au moins :

1° l’identité du signataire

2° l’appartenance du certificat du signataire à l’une des catégories de certificats

3° le respect du format de signature

4° le caractère non échu et non révoqué du certificat à la date de la signature

5° l’intégrité du fichier* signé.

Ces vérifications peuvent être effectuées de manière automatisée, lorsque les fonctionnalités du profil d’acheteur* le permettent sauf en ce qui concerne l’identité du signataire du document. En effet, la vérification de l’identité du signataire et de sa capacité à engager l’entreprise reste effectuée par l’acheteur, comme pour les procédures « papier ».

Une entreprise utilisant l’outil de signature proposé par le profil d’acheteur* est dispensée de fournir la procédure de vérification de la signature.

 

Fiche 11 : Que savoir sur le certificat de signature électronique ?

Un arrêté du 15 juin 2012 relatif à la signature électronique dans les marchés publics autorise les signataires à utiliser le certificat et la signature de leur choix, sous réserve de leur conformité aux normes du RGS* et du RGI*

En conséquence, les pouvoirs adjudicateurs et opérateurs économiques peuvent utiliser l’une des trois catégories suivantes :

1.certificats émanant de la liste de confiance française ou d’une liste de confiance d’un autre Etat-membre. Le référencement d’un certificat électronique est réalisé conformément à l’arrêté du 18 janvier 2012.

http://www.references.modernisation.gouv.fr

http://references.modernisation.gouv.fr/liste-des-offres-referencees

2.certificats délivrés par une autorité de certification figurant sur la liste de confiance d’un Etat-membre établie, transmise et mise à disposition par la Commission européenne, conformément à l’article 2 de la décision 2009/767/CE du 16 octobre 2009.

3.certificats délivrés par une autorité de certification, française ou étrangère et qui répondent à des normes équivalentes à celles du RGS*.

Il s’agit des certificats de la liste PRIS V1. Ils peuvent être utilisées uniquement jusqu’au 18 mai 2013.

L’arrêté est applicable dès le 1er octobre 2012. A partir de cette date, tous les certificats doivent pouvoir être traités par les profils d’acheteurs pour examiner leur conformité avec le RGS* et vérifier la validité de la signature. Seuls les certificats dits « PRIS V1 » peuvent être encore utilisés jusqu’au 18 mai 2013, date à laquelle ils disparaîtront.

*. voir glossaire

Quel support choisir pour le certificat ?

Il existe trois types de support admis :

• la clé USB ;

• la carte à puce ;

• le logiciel* (stockage sur le disque dur d’un ordinateur).

A noter :

Support recommandé pour des raisons de sécurité : clé USB.

Le stockage sur support physique (clé USB) permet de diminuer les risques d’utilisation détournée, contrairement au logiciel* installé sur l’ordinateur.

Recommandation : Vérifier sur le site internet de l’Autorité de Certification que ce certificat permet de répondre aux marchés publics.

 

Fiche 12 : Comment obtenir un certificat de signature électronique ?

Quelles sont les étapes à suivre pour obtenir un certificat ?

• Etape 1 : le demandeur (futur titulaire) doit disposer du matériel informatique adéquat et d’une adresse mail valide afin d’envoyer sa demande à l’Autorité de certification.

• Etape 2 : le demandeur effectue sa demande de certificat sur le site internet de l’autorité de certification. Les pièces justificatives à fournir sont énumérées sur le site.

• Etape 3 : le demandeur envoie les pièces justificatives requises à l’Autorité d’enregistrement et prend rendez-vous auprès de celle-ci pour le retrait du certificat.

• Etape 4 : le demandeur retire son certificat auprès de l’Autorité d’enregistrement. L’identification du titulaire est faite en « face à face » (production des pièces justificatives indiquées à l’étape 2).

L’obtention d’un certificat a-t-elle un coût ?

• Oui, l’obtention d’un certificat est payante.

• « Son coût annuel dépend des services associés. » (cf. point 2.3.2/ page 23 du guide pratique DAJ*).

A noter : Le demandeur (ou futur titulaire) doit se déplacer en personne auprès de l’Autorité d’enregistrement.

Le renouvellement du certificat n’est pas automatique. Les étapes décrites ci-dessus doivent être réitérées à chaque nouvelle demande.

En cas de départ de l’entreprise d’un titulaire d’un certificat, l’entreprise doit également se rapprocher de l’Autorité d’enregistrement pour faire révoquer le certificat de signature.

Le mandataire légal de l’entreprise peut désigner un mandataire de certification (personne physique) pour effectuer les démarches auprès des autorités.

Il faut compter en pratique 15 jours à 1 mois pour obtenir un certificat de signature.

Attention à anticiper les périodes de vacances et les délégations de pouvoirs.

Le défaut de signature ou l’invalidité de celle-ci entraîne l’irrecevabilité de l’offre.

 

Fiche 13 : Quels sont les documents à signer électroniquement ?

A noter : «Tous les documents, pièces et certificats qui auraient été signés à la main dans le cadre d’une procédure papier doivent être signés électroniquement dans le cadre d’une procédure dématérialisée » (cf. point 6.3.2/page 43 du guide pratique DAJ*).

Nature du document

Signature électronique

DC1 ou lettre de candidature sur papier libre

Oui

DC2

Non

Copie du jugement prononçant le redressement judiciaire du candidat

Non

Tout document relatif aux pouvoirs de la personne habilitée pour engager l’entreprise

Non

DC3 – Acte d’engagement : Offre/proposition/ (cf. article 11 CMP)

Oui

DC 4 – Déclaration de sous-traitance

Oui

Annexe financière à l’acte d’engagement

Non

Relevé d’identité bancaire ou postal.

Non

 

Quels sont les documents à signer au stade de l’offre ?

« L’offre, présentée sous la forme d’un acte d’engagement, transmise par voie électronique, est signée électroniquement. Les annexes expressément identifiées dans l’acte d’engagement (cf. p.6 du DC3) n’ont pas à être signées. Ces annexes (les annexes financières ou le bordereau des prix par exemple) deviennent des documents contractuels, sans qu’il soit besoin de les signer ou de les parapher » (cf. point 6.3.2/ page 43 du guide pratique DAJ*).

Pour certains documents, notamment les plans, l’acheteur public pourra accepter un autre mode de transmission :

« La candidature et l’offre doivent faire l’objet d’un mode de transmission identique.

Dans certains cas, remise d’échantillon, de maquettes et de plans, le candidat peut se heurter à l’impossibilité matérielle de transmettre intégralement son dossier par voie dématérialisée. L’acheteur public devra alors accepter une transmission par une autre voie (papier, CD-Rom, clé USB ...) » (cf. point 6.1.2/page 42 du guide pratique DAJ*).

 

Fiche 14 : Qui signe électroniquement en cas de soumissionnaire unique ?

Qui signe lorsque le candidat est une entreprise ?

La personne ayant qualité pour engager la société vis-à-vis des tiers et disposant d’un certificat de signature électronique.

Cette personne, titulaire du certificat de signature électronique, signe :

• la candidature ;

• l’offre (acte d’engagement).

Qui signe lorsque le candidat est une filiale ?

Deux cas de figure doivent être distingués :

• Soit une filiale répond pour elle-même : dans ce cas, signe la personne :

- titulaire du certificat de signature électronique et - qui a qualité pour engager la filiale.

• Soit le responsable d’une filiale est habilité à signer les marchés de chacune des filiales du groupe :

- Son nom apparaîtra à côté de celui de la filiale soumissionnaire (en tant que titulaire du certificat de signature électronique ainsi que le n°SIREN de la filiale pour laquelle il travaille).

- Ce numéro peut donc être différent de celui de l’entreprise qui soumissionne (cf. fiche 10).

Le formulaire DC4 (déclaration de sous-traitance) accompagné de l’ensemble de ses documents annexés, doit être transmis par le candidat ou le titulaire au pouvoir adjudicateur qui passe le marché public ou l’accord-cadre. Cette transmission peut se faire sur support électronique accompagnées des signatures originales du sous-traitant et du candidat.

A noter : il convient de vérifier à chaque fois les modalités de signature sur la plate-forme.

 

Fiche 15 : Qui signe électroniquement en cas de groupement d’entreprises (cotraitance) ?

Quels sont les documents à fournir en cas de candidature groupée ?

Dans toutes les hypothèses ci-dessous, chaque membre du groupement doit être muni d’un certificat de signature électronique.

1ère hypothèse : l’ensemble des membres du groupement signe électroniquement la lettre de candidature et l’offre du groupement.

Chaque membre doit alors être muni d’un certificat de signature électronique.

A titre informatif, un «parapheur électronique» peut être mis à disposition sur certaines plate-formes afin de gérer la cosignature.

Recommandation : dans cette hypothèse, les cotraitants devront utiliser de préférence l’outil de signature disponible sur la plate-forme sur laquelle ils vont répondre.

2ème hypothèse : les membres du groupement habilitent le mandataire à les représenter.

• pour la candidature et l’offre OU

• pour l’offre seule.

Un document d’habilitation est signé électroniquement par tous les membres du groupement.

Qu’est-ce qu’un parapheur électronique ?

La signature électronique peut être apposée au moyen d’un parapheur électronique.

Le parapheur électronique est un outil disposant de fonctions autorisant au minimum :

• le regroupement de documents à valider ou signer,

• la signature d’un même document par plusieurs signataires, sans en altérer l’intégrité, que l’utilisation soit locale ou en ligne.

Chaque signature doit pouvoir être vérifiée indépendamment des autres.

 

Fiche 16 : Que savoir sur la facturation électronique ?

A ce jour, les entreprises n’ont aucune obligation d’adresser leur facture sous forme dématérialisée à l’acheteur public. En revanche, lorsque les entreprises décident de procéder de la sorte, les factures devront nécessairement comporter une signature électronique conformément aux dispositions du Code général des impôts (cf. art. 289 notamment5).

Le décret n°2011-1937 du 22 décembre 2011 fixe les conditions d’acceptation par l’Etat des factures émises par ses fournisseurs sous forme dématérialisée.

Depuis le 1er janvier 2012, l’Etat doit accepter les factures dématérialisées de ses fournisseurs

Pour être acceptées, les factures émises doivent comprendre notamment le numéro du bon de commande ou le numéro de l’engagement juridique créé par l’application informatique « Chorus »6 et le numéro d’identification du service en charge de l’exécution du paiement.

La transmission de factures sous forme dématérialisée s’effectue selon l’une des deux procédures autorisées suivantes, au choix du fournisseur :

• un mode « flux » correspondant à une transmission automatisée entre le système d’information du fournisseur ou de son prestataire et l’application informatique « Chorus »*. Ce mode «flux» s’effectue conformément à des protocoles de transfert sécurisés ou via un réseau privé virtuel chiffré ;

• un mode « portail* » nécessitant du fournisseur de l’Etat la saisie manuelle et non automatisée des éléments de facturation sur le portail* internet : https ://chorus-factures.budget.gouv.fr

Les modalités détaillées de mise en œuvre de la transmission des factures selon ces deux modes « flux » et « portail* » sont disponibles à l’adresse internet : https ://chorus-factures.budget.gouv.fr. Les fournisseurs peuvent consulter à cette adresse le suivi des factures transmises à l’Etat.

Le choix technique opéré par l’Etat français en matière de transmission de factures dématérialisées repose sur :

• la « transmission d’un message structuré selon une norme convenue entre les parties » (cf. article 289 bis du Code général des impôts),

• et selon 2 formats XML de factures :

- format UBL 2.0

- format UN-Cefact CII.

Les factures au format PDF*, signées ou non, n’ont aucune valeur juridique dans le système « Chorus ».

Comment connaître le n° EJ et le code SE ?

De-mate-rialisation.jpg


Fiche 17 : Que savoir sur la copie de sauvegarde ?           

Qu’est-ce qu’une copie de sauvegarde ?

C’est une copie des « dossiers électroniques des candidatures et des offres, destinée à se substituer, en cas d’anomalies limitativement énumérées dans l’arrêté relatif à la dématérialisation* des procédures de passation des marchés publics, aux dossiers des candidatures et des offres transmis par voie électronique » (cf. point 6.5.1/page 44 du guide pratique DAJ*).

Elle n’est pas obligatoire et ne constitue pas un archivage des données.

Les acheteurs peuvent rappeler aux entreprises dans le RC* cette faculté de l’envoi d’une copie de sauvegarde. Toutefois, même en l’absence de cette mention, les entreprises conservent le droit d’envoyer une copie de sauvegarde (cf. point 6.5.2/page 44 du guide pratique DAJ*).

Sur quel support peut-elle être envoyée ?

• Support papier.

• Support physique électronique : CD ROM, DVD ROM, clé USB...

Dans quels cas l’acheteur public ouvre-t-il la copie de sauvegarde ?

La copie de sauvegarde est ouverte dans des cas limitativement énumérés et seulement si elle est arrivée dans les délais de remise des candidatures et des offres.

La copie de sauvegarde n’est ouverte, par l’acheteur public, que dans les cas prévus à l’arrêté du 14 décembre 2009 :

• Virus ;

• Offre électronique non parvenue dans les délais requis ;

• Offre électronique transmise, mais qui n’a pas pu être ouverte par l’acheteur public (cf. point 6.5.4/page 45 du guide pratique DAJ*).

A noter : si le pli contenant une copie de sauvegarde n’est pas ouvert, il est détruit à l’issue de la procédure.

 

Fiche 18 : Quels sont les problèmes rencontrés dans les échanges entre le candidat/titulaire et l’acheteur public ?

L’offre dématérialisée peut-elle être re-matérialisée ?

Oui, dans le cadre :

• de la signature du marché lui-même ;

• de l’exercice des contrôles préalables à la signature (contrôle de légalité auprès du Préfet pour les marchés des collectivités territoriales par exemple) ;

• de la cession ou du nantissement du marché par le titulaire.

Quels sont les problèmes liés à la transmission des fichiers* ?

La transmission des fichiers* dépend :

• du profil d’acheteur* ;

• de l’organisation et de l’équipement de l’entreprise (cf. fiche 6).

Quelles sont les pistes d’amélioration ?

• standardiser les documents de la consultation ;

• décomposer les pièces de la consultation : les documents relatifs à la candidature (DC1, DC2) et ceux relatifs à l’offre, etc.

• utiliser des formats de fichier* lisibles et réutilisables par toutes les entreprises ;

• mettre en place un journal des événements afin d’assurer la traçabilité des échanges ;

• horodater l’ensemble des actes accomplis, notamment la réception des plis ;

- Date et heure de référence : ce sont la date et l’heure de fin de réception des documents qui font référence (et non l’heure de début d’envoi des documents).

- Pour l’horodatage, le fuseau horaire de référence est : GMT/ UTC + 1.

• indiquer la taille des fichiers*.

 

Fiche 19 : Quelles sont les conséquences de la dématérialisation pour les marchés publics ?

La dématérialisation* des procédures peut avoir deux impacts notamment en ce qui concerne les procédures formalisées (appel d’offres ouvert, restreint, dialogue compétitif...) :

• la réduction des délais de remise des candidatures et des offres, • l’information des candidats en matière de recours.

Quelles sont les conséquences de la dématérialisation* sur les réductions de délais ?

Le Code des marchés publics prévoit qu’une transmission de l’avis d’appel public à la concurrence (AAPC) par voie électronique permet à l’acheteur d’imposer une réduction du délai de réception des candidatures et des offres qui ne peut dépasser 7 jours.

Cette réduction peut, le cas échéant, se cumuler avec une réduction de 5 jours lorsque le dossier de la consultation (DCE*) est mis à disposition des entreprises sur le profil d’acheteur* dès l’envoi à la publication de l’AAPC*. Toutefois, l’acheteur ne peut pas faire jouer ce cumul s’il a fixé le délai de réception à vingt-deux jours en cas de publication d’un avis de pré-information prévu à l’article 39 du code (cf. point 3.5/page 31 du guide pratique DAJ*).

Délai minimal de réception des candidatures et des offres dans le cas d’un appel d’offres ouvert (cf. articles 57 II et 160 CMP)

 

Délais

Délais de base

En cas d’envoi d’un avis de pré information

Situation classique

52 jours

22 jours

AAPC* transmis par voie électronique

45 jours

15 jours

AAPC* transmis par voie électronique + Mise en ligne du DCE*

40 jours

15 jours

 

Délai minimal de réception des candidatures et des offres dans le cas d’un appel d’offres restreint (cf. articles 60 -62 et 162-163 CMP)

Délais de réception des candidatures

Délais de base

En cas d’urgence

Situation classique

37 jours

15 jours

Transmission de l’AAPC* par voie électronique

30 jours

10 jours

 

Délais de réception des offres à partir de l’envoi de la lettre de consultation

Délais de base

En cas d’urgence

En cas d’envoi d’un avis de pré information

Situation classique

40 jours

10 jours

22 jours

Publication AAPC*+DCE* par voie électronique

35 jours à condition que le DCE* soit en ligne dès la publication des annonces de publicite

10 jours

17 jours

 Délai minimal de réception des candidatures dans le cas d’une procédure négociée (cf. articles 65 II et 165 CMP)

Délais de réception des candidatures

Délais de base

En cas d’urgence

Situation classique

37 jours

15 jours

Transmission de l’AAPC* par voie électronique

30 jours

10 jours

 

Délai minimal de réception des candidatures dans le cas d’un dialogue compétitif (cf. article 67 II CMP)

Délais de réception des candidatures

Délais de base

Situation classique

37 jours

Transmission de l’AAPC* par voie électronique

30 jours

(Source : cf. point 3.5. 4/page 33 du guide pratique DAJ*)

Quelles sont les conséquences de la dématérialisation*

En cas de procédure formalisée (cf. article 80 du CMP), les acheteurs doivent informer les candidats dont l’offre n’a pas été retenue et la décision doit comporter les informations suivantes :

• la décision de rejet de leur candidature et les motifs de ce rejet ;

• le nom de l’attributaire du marché et les motifs qui ont conduit au choix de son offre ;

• le délai de suspension entre le moment où l’acheteur public informe les candidats du rejet de leur offre et le moment où il signe le marché.

Lorsque la décision d’attribution a été envoyée par voie électronique, à tous les candidats non retenus, un délai minimum de 11 jours (au lieu des 16 jours sous format papier) doit être respecté entre l’envoi de cette décision et la signature du contrat.

Il est recommandé à l’acheteur public de notifier sa décision en recourant au profil d’acheteur* ou à un courrier électronique dit sécurisé, ce qui lui permet d’avoir la preuve de la date à laquelle la transmission a été effectuée.

 

Fiche 20 : Que savoir sur le système d’acquisition dynamique (SAD) ?

Qu’est-ce-que le système d’acquisition dynamique (cf. article 78 CMP ) ?

Une technique d’achat de fournitures courantes (exclusivement), entièrement électronique.

Le SAD ne concerne ni les marchés de travaux ni les marchés de prestation de services.

Les entreprises soumissionnaires informent l’acheteur public sur la disponibilité de leur produit en proposant des offres indicatives.

L’acheteur peut prendre connaissance du secteur économique concerné avant tout achat.

Quelles sont les étapes de cette procédure ?

Mise en place du SAD :

• Envoi d’un avis d’appel public à la concurrence : indication de l’objet du marché, des critères de sélection des candidatures, modalités de transmission des offres...

• Evaluation des offres indicatives par l’acheteur public dans un délai maximum de 15 jours à compter de leur présentation.

• Admission des opérateurs économiques dans le SAD pour toute sa durée.

Procédure d’achat :

• Apparition des besoins.

• Remise en concurrence des opérateurs économiques7.

• Invitations adressées aux entreprises sélectionnées à remettre des offres définitives dans le délai fixé.

• Evaluation des offres et attribution.

• Information aux candidats non retenus du rejet de leur offre.

• Publication de l’avis d’attribution.

7. Ceux qui ne sont pas dans le SAD mis en place disposent d’un délai minimum de 15 jours pour présenter leur offre.

 

Fiche 21 : Quelles sont les dispositions réglementaires applicables à la dématérialisation ?

Article 11

Les marchés et accords-cadres d’un montant égal ou supérieur à 15 000 euros HT sont passés sous forme écrite.

Pour les marchés passés selon les procédures formalisées, l’acte d’engagement et, le cas échéant, les cahiers des charges en sont les pièces constitutives.

L’acte d’engagement est la pièce signée par un candidat à un accord-cadre ou à un marché public dans laquelle le candidat présente son offre ou sa proposition dans le respect des clauses du cahier des charges qui déterminent les conditions dans lesquelles le marché est exécuté. Cet acte d’engagement est ensuite signé par le pouvoir adjudicateur*.

Article 48

I.- Les offres sont présentées sous la forme de l’acte d’engagement défini à l’article 11.

L’acte d’engagement pour un marché ou un accord-cadre passé selon une procédure formalisée, lorsque l’offre est transmise par voie électronique, est signé électroniquement dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie.

Sans préjudice des dispositions prévues à l’article 56 relatives à la copie de sauvegarde, les offres sont transmises en une seule fois. Si plusieurs offres sont successivement transmises par un même candidat, seule est ouverte la dernière offre reçue, par voie électronique ou sur support matériel, par le pouvoir adjudicateur* dans le délai fixé pour la remise des offres.

II.- Dans l’avis d’appel public à la concurrence ou dans les documents de la consultation, le pouvoir adjudicateur* peut demander aux candidats d’indiquer dans leur offre la part du marché qu’ils ont l’intention de sous-traiter à des tiers, notamment à des petites et moyennes entreprises telles que définies par l’article 8 de l’ordonnance n°2004-559 du 17 juin 2004 sur les contrats de partenariat, ou à des artisans

*. voir glossaire

Article 56

I.- Dans toutes les procédures de passation des marchés publics et accords-cadres, les documents écrits mentionnés par le présent code peuvent être remplacés par un échange électronique ou par la production de supports physiques électroniques, selon les dispositions prévues au présent article.

Le mode de transmission est indiqué dans l’avis d’appel public à la concurrence ou, en l’absence de cet avis, dans les documents de la consultation.

Les candidats appliquent le même mode de transmission à l’ensemble des documents qu’ils adressent au pouvoir adjudicateur*.

II.- Le pouvoir adjudicateur* peut imposer la transmission des candidatures et des offres par voie électronique.

Pour les achats de fournitures de matériels informatiques et de services informatiques d’un montant supérieur à 90 000 euros HT, les candidatures et les offres sont transmises par voie électronique.

III.- Pour les marchés d’un montant supérieur à 90 000 euros HT, le pouvoir adjudicateur* ne peut refuser de recevoir les documents transmis par voie électronique.

IV. - Dans les cas où la transmission électronique est obligatoire et dans ceux où elle est une faculté donnée aux candidats, le pouvoir adjudicateur* assure la confidentialité et la sécurité des transactions sur un réseau informatique accessible de façon non discriminatoire, selon des modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie. Dans le cas des marchés passés selon une procédure adaptée, ces modalités tiennent compte des caractéristiques du marché, notamment de la nature et du montant des travaux, fournitures ou services en cause.

Les frais d’accès au réseau sont à la charge de chaque candidat.

V.- Les candidats qui présentent leurs documents par voie électronique peuvent adresser au pouvoir adjudicateur*, sur support papier ou support physique électronique, une copie de sauvegarde de ces documents établie selon des modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l’économie. Cette copie ne peut être prise en considération que si elle est parvenue au pouvoir adjudicateur* dans le délai prescrit pour le dépôt, selon le cas, des candidatures ou des offres.

VI.- Dans le cadre des marchés passés selon les procédures de groupement prévues aux articles 7 et 8, le coordonnateur désigné par le groupement assume les obligations mises par les dispositions du présent article à la charge du pouvoir adjudicateur*.

Dans le cas de candidatures groupées conformément à l’article 51, le mandataire assure la sécurité et l’authenticité des informations transmises au nom des membres du groupement.

Autres textes applicables

• Arrêté du 14 décembre 2009 relatif à la dématérialisation* des procédures de passation des marchés publics

• Décret n°2011-1937 du 22 décembre 2011 relatif aux conditions d’acceptation par l’Etat des factures émises par ses fournisseurs sous forme dématérialisée

• Arrêté du 30 décembre 2011 déterminant les procédures de transmission des factures des fournisseurs de l’Etat sous forme dématérialisée

• Arrêté du 8 juin 2012 portant création d’une application informatique pour la transmission dématérialisée des factures des fournisseurs de l’Etat dénommée « Chorus-Factures

• Arrêté du 15 juin 2012 relatif à la signature électronique dans les marchés publics

 

Glossaire

AAPC avis d’appel public à la concurrence AE acte d’engagement BOAMP Bulletin Officiel des Annonces de Marchés publics. CAO conception assistée par ordinateur CMP Code des marchés publics

CPV Common Procurement Vocabulary/Vocabulaire Commun pour les marchés publics : nomenclature conçue pour faciliter l’accès des opérateurs économiques aux marchés européens et simplifier la rédaction des avis de marchés communautaires. En uniformisant la terminologie utilisée au sein de l’Union Européenne (UE), la nomenclature CPV rend plus aisément identifiable l’objet des avis de marchés européens et facilite la traduction des appels d’offres dans l’ensemble des langues de l’UE.

DCE dossier de consultation des entreprises

Dématérialisation technique recourant à des supports immatériels, rendue possible à partir d’un système informatisé et électronique.

Entité adjudicatrice sont des entités adjudicatrices les pouvoirs adjudicateurs agissant en qualité d’opérateur de réseau dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des transports.

Fichier un fichier électronique est un document numérique qui stocke un ensemble d’informations.

Guide pratique DAJ guide pratique décembre 2012 sur la dématérialisation des marchés publics de la direction des Affaires Juridiques du ministère de l’Économie et des finances : http://www.economie.gouv.fr/ files/directions_services/daj/marches_publics/conseil_acheteurs/ guides/guide-pratique-dematerialisation-mp.pdf

JO Journal Officiel de la République française.

JOUE Journal Officiel de l’Union Européenne. Logiciel ensemble de programmes, procédés et règles, et éventuellement de la documentation, relatifs au fonctionnement d’un ensemble de traitement de données.

MAPA marché passé selon une procédure adaptée (cf. article 28 CMP) dont les modalités sont librement fixées par l’acheteur public.

Navigateur logiciel permettant de naviguer sur Internet (exemple : Internet Explorer© de Microsoft© ou Firefox de Mozilla ou Google Chrome) et d’afficher des pages html.

PDF « Portable Document Format » : format de fichiers créé par Adobe permettant de visualiser et d’imprimer un fichier sur n’importe quelle plate-forme.

Portail site servant de point d’entrée sur Internet pour un nombre significatif d’utilisateurs. Il peut être généraliste, thématique ou destiné à une communauté particulière d’utilisateurs. Les moteurs de recherche, les annuaires, la page de base du site d’un fournisseur d’accès ou encore les sites réunissant une sélection de liens triés par catégories sont des portails.

Pouvoir adjudicateur l’Etat et ses établissements publics administratifs, les collectivités territoriales et leurs établissements publics.

Profil d’acheteur site dématérialisé auquel le pouvoir adjudicateur a recours pour ses achats (article 39 du Code des marchés publics).

RC règlement de consultation

RGI Référentiel Général d’Interopérabilité : il a pour objectif de guider les autorités administratives dans l’adoption de normes, standards et bonnes pratiques, afin de favoriser l’interopérabilité de leurs systèmes d’information.

RGS Référentiel Général de Sécurité : recueil de règles et de bonnes pratiques en matière de sécurité des systèmes d’information destiné aux autorités administratives proposant des services en ligne aux usagers. Le RGS s’applique à tous les utilisateurs potentiels des marchés publics : pouvoirs adjudicateurs, entités adjudicatrices* et entreprises.

Viewer logiciel qui permet d’afficher sur un écran, une image enregistrée dans un fichier électronique.

 

Guide d’accompagnement des entreprises à la dématérialisation des marchés publics 2013

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Published by Lucvieri - dans Dématérialisation
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