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26 octobre 2012 5 26 /10 /octobre /2012 06:44

filieres-et-recyclage.jpgDonner une « seconde vie » aux produits, vers une économie circulaire…

L’Ademe a publié un dossier sur la réutilisation des produits, une seconde vie qui réside à poursuivre la durée de vie d’un matériel, équipement, produit à travers un don, ou d’achats d’occasion.

L’enquête publiée montre qu’en 2012, près de 98 % de français révèlent avoir pratiqué le réemploi, 96 % pensent que le réemploi permet de réduire la quantité des déchets, 90% pensent que la seconde vie des produits permet de réinsérer des personnes en difficulté, 96% soit 6% de plus qu’en 2010, estiment que le réemploi est un mode de consommation qui a de l’avenir.

L’achat de produit d’occasion peut être un moyen de se faire plaisir pour 89% des Français. 75% pensent que les produits d’occasion sont de plus en plus « tendance », 93% estiment qu’acheter des produits d’occasion, c’est une façon de consommer malin en temps de crise et 92% sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle l’achat de produit d’occasion permet d’acheter des produits à bas prix.

De l’économie linéaire vers l’économie circulaire, une transition inéluctable.

Les entreprises extraient les matières premières pour la fabrication de nouveaux produits puis les vendent à un tiers qui les jette une fois que leur fonction première est dépassée. Aujourd’hui ce sont 65 milliards de tonnes de matières premières qui ont ainsi été injectées dans l’économie en 2010 et ce chiffre devrait passer à 82 milliards de tonnes en 2020.

Aujourd’hui, sous le double effet de la croissance démographique, de l’augmentation de la difficulté d’accès aux matières premières et de l’impérieuse nécessité de réduire nos impacts sur l’environnement, notre modèle de consommation pose plusieurs questions :

-            Comment satisfaire les besoins d’une population qui atteindra les 9 milliards de personnes d’ici 2050 ?

-            Comment garantir un accès équitable aux ressources pour l’ensemble de cette population ?

-            Comment limiter notre impact sur l’environnement ?

Cesser d’extraire et de consommer des ressources pour jeter plus ou moins rapidement les produits fabriqués en perdant une partie des matières est aujourd’hui un impératif environnemental. Il est ainsi primordial de renforcer l’utilisation efficace des ressources et de limiter l’impact de nos sociétés sur l’environnement.

Les entreprises, comme les collectivités, ont un grand rôle à jouer dans l’utilisation des ressources renouvelables et dans la valorisation des déchets qui favorise le recyclage, le réemploi et la réparation. L’éco-conception, l’écologie industrielle et les modèles d’affaires intégrant la préservation de l’environnement sont par ailleurs des démarches profitables, notamment pour les entreprises. Tendre vers une économie circulaire est en effet une opportunité économique. La mise en œuvre de l’économie circulaire peut ainsi avoir un impact positif sur la compétitivité des entreprises, en leur permettant de réduire leurs coûts, mais aussi sur le pouvoir d’achat du consommateur, qui peut bénéficier de produits moins coûteux.

Pour mettre en place ce cercle vertueux, les entreprises doivent innover tant dans les technologies que dans leur organisation. L’ADEME les y aide en faisant la promotion de l’économie dite « circulaire » notamment à travers le programme « Economie Circulaire » des Investissements d’avenir. Doté d’une enveloppe de 210 millions d’euros, il soutient le développement de nouvelles solutions dans les domaines du recyclage des déchets, de la réhabilitation des sites et sols pollués et de l’éco-conception.

Sept axes d’intervention sur l’économie pour mettre en œuvre un cycle vertueux :

- L’écoconception prenant en compte l’approche des impacts environnementaux dans la conception et le développement du produit et intègre les aspects environnementaux tout au long de son cycle de vie (de la matière première, à la fin de vie en passant par la fabrication, la logistique, la distribution et l'usage).

- L’écologie industrielle qui consiste à élaborer une conduite environnementale visant à limiter les impacts de l’industrie en analysant les flux de matière et d’énergie. Une approche globale du procédé industriel dans sa représentation écosystémique.

- L’économie de fonctionnalité permettant de vendre des services plutôt que des biens ou produits. La location de voiture plutôt que la voiture…

- Le réemploi donnant une seconde vie aux produits par le biais d’un don ou d’une revente.

- La réparation consistant à redonner une seconde vie aux produits abîmés ou en panne.

- La réutilisation qui consiste à utiliser de nouveau un produit en bon état ou usé pour un autre usage que celui d’origine.

Le recyclage permettant de récupérer les matières premières des produits afin de les ré-intégrer dans le processus de fabrication d’autres produits.

Ce modèle économique tend vers l’utilisation efficace de toutes les ressources (matières, énergies, eau, air, sol!) à toutes les étapes du cycle de fabrication, notamment grâce à l’écoconception, à une consommation raisonnée et à l’exploitation des produits usagés comme ressource.

Dans l’économie circulaire, les produits sont donc conçus pour :

-            minimiser tous les impacts sur l’environnement,

-            avoir des durées d’usage longues,

-            consommer le moins de ressources pendant l’utilisation, notamment en termes d’énergie,

-            être facilement réemployés/ réutilisés, réparés, rénovés,

-            être démantelés puis recyclés dans des produits à haute valeur ajoutée.

Les 6 principes de l’économie circulaire :

1. L’utilisation modérée et la plus efficace possible des ressources non renouvelables

2. Une exploitation des ressources renouvelables respectueuses de leurs conditions de renouvellement!

3. L’éco-conception et la production propre

4. Une consommation respectueuse de l’environnement

5. La valorisation des déchets en tant que ressources

6. Le traitement des déchets sans nuisance

Le réemploi, l’un des piliers de l’économie circulaire :

Le réemploi, aussi appelé « seconde vie des produits », consiste à prolonger la durée de vie d’un produit ou d’un objet, à lui donner une seconde vie en permettant qu’il soit réutilisé par d’autres personnes. Il peut s’agir du don d’objets ou de l’achat / vente d’occasion.

Si le réemploi a longtemps souffert d’une image négative liée à une certaine stigmatisation des bénéficiaires souvent en situation précaire, il fait aujourd’hui figure de nouvelle filière économique pour les différentes catégories sociales. La crise économique a en effet accéléré le développement de cette pratique qui permet de gagner de l’argent (en vendant des objets qui sont encore en bon état) ou d’en économiser (en bénéficiant de dons ou en achetant d’occasion des produits moins chers que dans le circuit classique de distribution). Ainsi, en 2012, ce sont 98% des Français qui disent déjà avoir pratiqué le réemploi. Ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à en avoir entendu parler (55% en 2012 vs 39% en 20102).

Si l’essentiel du réemploi prend encore la forme de dons pour 49% des Français et reste assimilé aux pratiques de « délaissement » (don et vente) ou d’achat d’occasion, donner une seconde vie aux objets apparaît aussi de plus en plus comme une réponse positive aux enjeux de responsabilité sociale ; devenue tendance, cette pratique relève ainsi de plus en plus souvent du geste « malin ».

A quelle occasion pratique-t-on le réemploi ?

! un besoin et donc un achat à petit prix (électroménager, matériel informatique)

! se faire plaisir mais à moindre coût (jeux, jouets)

! le coup de cœur (meubles, objets de décoration, livres, CD, DVD)

 

LES CHIFFRES CLES PAR FILIERE REP (RESPONSABILITE ELARGIE DU PRODUCTEUR)!!

Pour limiter l’impact environnemental, une meilleure gestion des déchets s’est imposée. Le principe du pollueur / payeur est alors apparu pour transférer au producteur du déchet (fabricant ou importateur) la responsabilité financière de la gestion des déchets. La France est le pays qui a le plus recours à ce principe de gestion avec une vingtaine de filières REP de différents types et à différents stades de mise en œuvre.

4 objectifs de la REP:

•            Décharger les collectivités territoriales de tout ou partie des coûts de gestion des déchets et transférer le financement du contribuable vers le consommateur ;

•            Inclure dans le prix de vente du produit neuf les coûts de gestion de ce produit une fois usagé ;

•            Inciter les producteurs à s’engager dans une démarche d’éco-conception ;

•            Améliorer la performance de recyclage des déchets.

 

LES DECHETS A DOMICILE

Médicaments

-            L’année 2011 fut marquée par de très bons résultats en termes de collecte avec une augmentation du taux de près de 10% par rapport à l’année 2010 dépassant largement l’objectif de 2% fixés dans la demande d’agrément de l’association Cyclamed.

Équipements électriques et électroniques ménagers

-            448 000 tonnes collectées, soit 6,9kgs par habitant par an en 2011

-            193 millions d’euros d’éco-contributions perçus sur ces produits en 2011

Piles et accumulateurs

-            222 000 tonnes mises sur le marché en 2011

-            215 000 tonnes collectées en 2011

-            211 000 tonnes traitées en 2011

Ameublement

-            Gisement estimé à 2,7 millions de tonnes de déchets, comprenant en majorité des éléments ménagers et assimilés

Cartouches d’impression bureautique

-            En 2011, près de 15 000 tonnes de cartouches d’impression bureautiques usagées ont été mises sur le marché et 6 400 tonnes ont été collectées et la filière a valorisé 6 300 tonnes de cartouches d’impression bureautiques usagées

Papiers graphiques ménagers (et assimilés)

-            1,9 millions de tonnes de déchets mises sur le marché en 2011

-            98% des Français sont concernés par cette filière en 2010

Textiles, linge de maison et chaussures

-            125 000 tonnes de textile, linge de maison et chaussures usagés des ménages collectés

-            13,7 millions d’euros d’éco-contribution perçus en 2011

Emballages ménagers

-            67,1 % recyclés en 2011

 

LES DECHETS DU SECTEUR AUTOMOBILE

Lubrifiants

-            En 2011, le taux de collecte des huiles usagées moteurs est de 96,8 %.

-            Environ 52 % des huiles usagées noires collectées ont fait l’objet d’une régénération, le reste a été valorisé sous forme d’énergie.

Automobiles

-            79% des véhicules hors d’usage ont été recyclés en!2010

-            81,9% des véhicules hors d’usage ont été valorisés en 2010

Pneumatiques

-            491 000 tonnes de pneumatiques déclarés mis sur le marché français en 2011

-            392 000 tonnes, soit 84% des quantités mises sur le marché sont traitées en 2011

 

LES PRODUITS A RISQUES

Produits de l’agrofourniture

-            80 000 tonnes de plastiques usagés produites en 2011

-            55% des produits collectés

-            49% des produits collectés sont recyclés

Fluides frigorigènes fluorés

-            611 tonnes de fluides frigorigènes régénérés en 2011, soit 70% du tonnage collecté

Déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI)

-            360 tonnes de DASRI produites par an

-            La filière DASRI est la plus petite des filières REP en termes de tonnage en France

Produits chimiques

-            43 000 tonnes de déchets diffus spécifiques ménagers produites par an, dont 14 000 tonnes d’emballages souillés ou non.

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Published by Lucvieri - dans Consommations
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