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Vendredi 25 février 2011 5 25 /02 /Fév /2011 10:47

macLyon-indianhighwayINDIAN HIGHWAY IV - Du  24 février au 31 juillet 2011- Musée d’art contemporain de Lyon

En février 2011, le macLyon présente Indian Highway IV, une exposition "road movie" qui dresse, en 31 artistes, un panorama de l’art contemporain en Inde. Elle occupera 2000 m2 sur deux étages dans le musée spécialement reconfiguré pour l’occasion.

Après Londres (Serpentine Gallery, 10.12.08 > 22.02.09), Oslo (Astrup Fearnley Museet, 02.04.09 > 06.09.09), Herning (Museum of contemporary art, 13.03.10 > 12.09.10), Indian Highway s’installe 5 mois et demi à Lyon et prend une ampleur nouvelle : 2000 m2, 31 artistes (certains très présents sur le circuit international, d’autres, jeunes et moins connus), des œuvres monumentales inédites, des installations in situ, un focus consacré au Studio Mumbai Architects (mention spéciale du jury à la Biennale d’architecture de Venise 2010) et la reconfiguration du projet curatorial de Bose Krishnamachari (commissaire général de la future Biennale de Kochi, Kerala en Inde en janvier 2011).

Le titre Indian Highway reflète l’importance que            revêtent aujourd’hui les flux migratoires, l’impact des            mouvements de pensée et l’importance des liens communautés rurales et urbaines.

Certaines œuvres font référence aux « autoroutes de l’information », d’autres expriment l’engagement actuel et les prises de position souvent politiques à l’égard de la société indienne moderne et en pleine mutation, au sein desquelles émergent le genre, le subalterne, le sectarisme religieux, le clanisme et bien sûr la mondialisation.

Pour Indian Highway IV, l’étape lyonnaise, Thierry Raspail propose à Studio Mumbai Architects de réaliser une entre exposition dans l'exposition. L'architecte Bijoy Jain s’associe à l’artiste Michael Anastassiades pour une installation inédite.

Une place importante est également accordée à Subodh Gupta. Il y présente notamment Take Off Your Shoes and Wash Your Hands, une œuvre exceptionnelle par sa taille (25 mètres de long).

Neuf artistes spécialement choisis pour Lyon s’ajoutent au « noyau » de l’exposition, commun aux différentes étapes, pour proposer un regard sur la création émergente en Inde : Sarnath Banerjee, Hemali Bhuta, Desire Machine Collective, Shanay Jhaveri, Jagannath Panda, Valay Shende, Sumakshi Singh, Studio Mumbai Architects & Michael Anastassiades, Thukral & Tagra.

 

AYISHA ABRAHAM

Mac Lyon 3

Née en 1963 à Londres, diplômée de la MS University de Baroda en 1987 et de la Rutgers University de New Brunswick (USA). Elle vit et travaille à Bangalore.

Ayisha Abraham est consultante en arts visuels à l’École Srishti des arts, du design et de la technologie de Bangalore, et membre du collectif « Bar1 ». Son court-métrage One Way a été projeté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en mai 2007. Ayisha Abraham est l’un des auteurs du film L'État du monde (2008), aux côtés de Chantal Akerman ou Apichatpong Weerasethakul : 6 réalisateurs don- nent chacun leur point de vue sur l'état du monde actuel.

 

SARNATH BANERJEE

Mac Lyon 5

Né en 1972 à Calcutta. À l’origine biochimiste, Sarnath Banerjee rejoint le domaine cinématographique, puis étudie l'art et la communication au Golds-mith College de Londres. Il vit et travaille à Delhi.

En 2004, il publie Corridor (édité en France par Vertige graphic), considéré comme le premier graphic-novel indien.

L'étonnante maîtrise de ce voyage au cœur d'une Inde moderne a assuré au livre un retentissement mondial. Banerjee

écrit en anglais, dans un registre semi-autobiographique. Sa manière graphique s'inspire de la BD européenne, des comics

US et des mangas, tout en gardant une identité très personnelle, fortement indienne. En 2006, il est invité au Festival d’Angoulême et en 2007 au Salon du livre de Paris. Artiste complet, Sarnath Banerjee pratique aussi l’installation, le film d’animation...

 

 

RAVI AGARWAL

Mac Lyon 4

Né en 1958 à New Delhi où il vit et travaille actuellement.

Ingénieur de formation, Ravi Agarwal a lancé en 1995 une campagne contre un projet immobilier menaçant une forêt séculaire, qui l’a amené à prendre conscience des enjeux environnementaux dans son pays (gestion des déchets, amiante, pesticides...) et à créer l’ONG Toxics Link. Ses photographies et ses films allient dès lors documentaire social et activisme. Ses reportages se font au long cours, en immersion totale et ses images sont un commentaire socio-politique incisif de ce qu’on appelle le secteur informel de l’économie indienne, pointant la réduction des ressources naturelles dans l’environnement urbain et les réalités du monde du travail.

 

HEMALI BHUTA

Mac Lyon 7

Née en 1978 à Bombay, Hemali Bhuta est diplômée de la MS University de Baroda et de la LS Raheja School of Art de Bombay (2003) ; elle détient aussi un diplôme en design et décoration d’intérieur du Sophia College (1997). Elle vit et travaille à Bombay.

Hemali Bhuta travaille le plus souvent avec des matériaux périssables (encens, cire, savon, cactus...) dans des installations éphémères, qu’elle documente par la photo ou la vidéo : c’est ainsi que la production en amont et la « preuve par l’archive

» font partie intégrante de son travail. Elle interagit avec les espaces, créant des expériences totales pour le visiteur.

 

NIKHIL CHOPRA

Mac Lyon 6

Né en 1974 à Calcutta, Nikhil Chopra est diplômé des beaux-arts de Baroda et du Maryland Institute College of Art de Baltimore. Il vit et travaille à Bombay.

Nikhil Chopra travaille aux frontières du théâtre, de la performance, de la peinture, de la photographie et de la sculpture. Il conçoit des personnages fictifs qui s'appuient sur l'histoire de l'Inde coloniale, mais aussi sur son histoire personnelle. Il incarne ses personnages, en grande partie improvisés, dans des performances qui peuvent durer plusieurs jours. L’artiste leur donne vie grâce à des costumes élaborés, qu'il interchange tout au long pour indiquer la permutation de ses personnages.

 

DESIRE MACHINE COLLECTIVE

Mac Lyon 8

Sonal Jain est née en 1975 à Shillong, elle est diplômée de l’Université de Baroda et a enseigné à l’Institut national de Design d’Ahmedabad. Mriganka Madhukaillya est né en 1978 à Jorhat, il est diplômé en physique du Fergusson College de Pune et de l’Institut national de Design d’Ahmedabad. Ils vivent et travaillent en Inde.

Sonal Jain et Mriganka Madhukaillya collaborent depuis 2004 au sein de Desire Machine Collective, qui tire son nom de la théorie de l’anti-oedipe, un texte fondateur du philosophe Gilles Deleuze et du psychanalyste Félix Guattari. Leurs travaux pointent les formes variées de « fascisme » qui conduisent à la violence et à l’injustice. Desire Machine Collective a ouvert Periferry, un ferry servant de laboratoire ou de plateforme pour des pratiques hybrides faisant dialoguer art, science, technologie et écologie.

 

SHEELA GOWDA

Mac Lyon 10

Née en 1957 à Bhadravati, Sheela Gowda est diplômée en art et peinture de l’université de Bangalore, de l’université Vishwabharati à Santiniketan et du Royal College of Art de Londres. Elle vit et travaille à Bangalore.

Les œuvres de Sheela Gowda, peintures, dessins, sculptures et installations, toutes basées sur des process, brouillent la frontière entre art et artisanat. Elle choisit ses matériaux pour leur symbolisme : bouse de vache (qui sert aussi bien de combustible que de matière première pour les constructions de l’Inde rurale), encens, fils, fibres et teintures... Cette histoire tissée à partir d’objets manufacturés, tels encore que des bidons de bitume ou des feuilles de plastique recyclées par les travailleurs migrants indiens, suggère des lectures pleines de nuances.

 

SHILPA GUPTA

Mac Lyon 11

Née en 1976 à Bombay, Shilpa Gupta a étudié la sculpture à la Sir J.J. School of Art de Bombay. Elle vit et travaille à Bombay.

Shilpa Gupta pose un regard troublant sur la globalisation et ses avancées technologiques dans des installations interactives ou performances publiques qui donnent à l’artiste l’occasion de sonder la religion, l’imaginaire ou la subversion du désir humain.

 

SAKSHI GUPTA

Mac Lyon 9

Née en 1979 à New Delhi, Sakshi Gupta est diplômée en sculpture du College of Art de Chandigarh et du College of Art de New Delhi. Elle vit et travaille à New Delhi.

Sakshi Gupta recycle des matériaux, la plupart du temps d’origine industrielle, pour produire des sculptures à la légèreté et la fragilité évocatrices et éphémères. Les œuvres de l’artiste peuvent être comprises comme des commentaires sur le monde contemporain, mettant l’accent sur le passage d’une économie de l’industrie lourde vers une ère de l’information et de la technologie.

 

SUBODH GUPTA

Mac Lyon 2

Né en 1964 à Khagaul, Subodh Gupta a étudié au College of Art de Patna. Il vit et travaille à New Delhi.

Une des figures majeures de l’art contemporain en Inde, Subodh Gupta utilise des objets emblématiques du quotidien en Inde, ustensiles de cuisine en inox, bicyclettes, scooters, taxis..., détournés de leur fonction et de leur statut d’objets communs. Étincelants et immaculés, les multiples articles de cuisine établissent un pont avec le monde occidental qui les importe en masse. Pour Subodh Gupta, ils sont également le symbole de l’ascension des classes moyennes et de l’homogénéisation des modes de vie de son pays. Ses œuvres évoquent également les migrations des zones rurales vers les zones urbaines et des menaces que fait peser la modernisation rapide de l’Inde sur le mode de vie traditionnel. Confrontant la tradition à la mondialisation, l’espace urbain à la ruralité, le plasticien sacralise ainsi le produit de consommation, loin de l’Inde du kitsch et de Bollywood. L’œuvre de Subodh Gupta tente de comprendre comment tous ces objets emblématiques d’une culture construisent à la fois les identités individuelles ou collectives et le corps politique de la nation elle-même.

 

 

N S HARSHA

Mac Lyon 12

Né en 1969 à Mysore, N S Harsha est diplômé en peinture de la Chamara-jendra Academy of Visual Arts de Mysore et de la faculté des beaux-arts de Baroda. Il vit et travaille à Mysore.

N S Harsha est reconnu pour sa capacité à renouveler le genre de la miniature indienne traditionnelle en la transposant notamment dans le style monumental des peintures murales. Ses grandes peintures fourmillent de détails qui dépeignent le microcosme de la vie indienne, narrent la condition contemporaine, pointent les inégalités sociales et politiques, dans un style totalement personnel.

 

ABHISHEK HAZRA

Mac Lyon 13

Né en 1977 à Kolkata, Abhishek Hazra est diplômé de la Srishti School of Art, Design and Technology. Il vit et travaille à Bangalore.

Artiste et designer, Abhishek Hazra explore les relations entre technologie et culture dans des œuvres et performances qui intègrent souvent des fragments de textes empruntés aux médias, à la publicité, aux films... Il décrit sa pratique par le terme de « fable visuelle ». Il interroge également notre rapport au discours scientifique.

 

SHANAY JHAVERI

Mac Lyon 15

Shanay Jhaveri, né en 1985 à Bombay, est diplômé en sémiotique, histoire de l’art et architecture de la Brown University (USA). Il vit et travaille entre Bombay et Londres.

Shanay Jhaveri a édité Outsider : Films on India 1950–1990, un livre qu’il qualifie lui-même de « projet de sauvetage », et dont l’ambition est d’aller au-delà des clichés pour décrypter les films de réalisateurs qui ont décrit l’Inde en formation, alors qu’elle venait de gagner son indépendance. Il y est question de Nocturne indien d’Alain Corneau, India Song de Marguerite Duras, Notes pour un film sur l'Inde de Pier Paolo Pasolini, Le Fleuve de Jean Renoir, Le Tombeau hindou de Fritz Lang, Calcutta, l'Inde fantôme de Louis Malle... Mais Shanay Jhaveri ne se limite pas au cinéma : pour une bourse de recherche au Royal College de Londres, il explore la mode indienne au travers d’autoportraits d’artistes du 19ème siècle à nos jours.

 

AMAR KANWAR

Mac Lyon 16

Né en 1964 à New Delhi où il vit et travaille actuellement.

Les films et installations d’Amar Kanwar, à l’esthétique documentaire et poétique, explorent les aspects politiques, sociaux, économiques et écologiques propres au continent indien, souvent à partir d’histoires vécues. L’artiste explore les questions relatives aux relations familiales, au genre et à la sexualité.

Par des images, des objets rituels, par la littérature, la poésie ou le chant, Amar Kanwar crée des films denses, tout à la fois lyriques et méditatifs, qui n’ont pas pour but de décrire des situations politiques mais d’essayer de trouver à les dépasser.

 

JITISH KALLAT

Mac Lyon 14

Jitish Kallat est né à Bombay en 1974, il a étudié la peinture à la Sir J.J. School of Art de Bombay. Il vit et travaille à Bombay.

Il met en scène des archétypes traditionnels de la culture indienne (éléphants, architectures de temples...), en abordant des problématiques sociales et politiques contemporaines : violence, terrorisme, sida... Ses titres, écrits comme des textes, confèrent un sens humoristique à ses « objets » et peintures.

 

BHARTI KHER

Mac Lyon 17

Née en 1969 à Londres, Bharti Kher a étudié à la Middlesex Polytechnic, Cat Hill à Londres et à la Newcastle Polytechnic Art and Design au Royaume-Uni. Elle vit et travaille depuis les années 90 à New Delhi.

Bharti Kher puise dans la double identité qui est la sienne, indienne et britannique. Elle place son œuvre au cœur des interstices d’une société organisée en division de classes, de castes et de genres, et qui aspire, sans jamais y parvenir, à une « réelle modernité ». Une société ballottée entre un marché mondialisé et un univers de rites et de désirs réprimés. Bharti Kher utilise dans son œuvre le « bindi »* comme un motif central qui lui permet d’associer des idées très éloignées, divergentes, un dispositif symbolique possédant une force stylistique, créant ainsi une variété visuelle et autorisant une multiplicité de significations.

Bharti Kher appartient à cette génération d'artistes indiens qui mènent aujourd’hui une carrière internationale.

* Le « bindi », du sanscrit « bindu » qui signifie la « goutte », est un maquillage ou bijou posé entre les yeux pour représenter le troisième œil mystique d'une personne. Censé porter bonheur, il signale l'appartenance religieuse ou la situation maritale ; il est également devenu un accessoire de mode.

 

BOSE KRISHNAMACHARI

Mac Lyon 18

Né au Kerala en 1963, Bose Krishnamachari a étudié à la Sir J.J. School of Art de Bombay. Il vit et travaille à Bombay.

Bose Krishnamachari est d'abord artiste, mais également galeriste et commissaire d’exposition. Sa pratique artistique inclut peintures abstraites, dessins, sculptures, photographies et installations multimédia. Ces différents modes d’expression convergent tous vers la critique des structures de pouvoir au sein du monde de l’art et plus largement de la société contemporaine (système des castes, inégalités économiques criantes, etc.). En tant que commissaire, Bose Krishnamachari s'intéresse avant tout aux artistes émergents. Il est le commissaire général de la première Biennale du Kerala qui ouvre à Kochi (Inde) en janvier 2011.

 

NALINI MALANI

Mac Lyon 19

Née en 1946 à Karachi au Pakistan, Nalini Malani est diplômée des beaux-arts de la Sir J.J. School of Art de Bombay. Elle vit et travaille à Bombay.

L'œuvre de Nalini Malani est influencé par son expérience de réfugiée. Elle interroge l’héritage iconographique et les stéréotypes culturels. Son point de vue est résolument urbain et à vocation internationale, impitoyable dans sa condamnation d'un nationalisme cynique qui exploite les croyances. Son art se tient dans l'excès, allant bien au-delà des limites du récit traditionnel. Elle est d'abord peintre mais élargit volontiers sa pratique au dessin mural, à l’installation, aux projections et au théâtre.

 

PRAJAKTA POTNIS

Mac Lyon 20

Née en 1980 à Thane, diplômée de la Sir J.J. School of Art de Bombay. Elle vit et travaille à New Delhi.

Inspirée par les objets quotidiens ou les paysages, Prajakta Potnis intègre une dimension onirique dans ses œuvres, dont certaines mettent en évidence la fragilité du désir de possession, qui procure un faux sentiment de sécurité.

 

JAGANNATH PANDA

Mac Lyon 21

Né en 1970 à Bhubaneshwar, il est diplômé en sculpture de la Faculté des beaux-arts de Baroda et du Royal College of Arts de Londres. Il vit et travaille à New Delhi.

Jagannath Panda est sensible aux métaphores indiennes : qu'il s'agisse de l'émergence économique, du merveilleux ou de la discontinuité sociale (strates, castes, classes). Il ne « romance » pas ces thèmes, mais essaye de les constater le plus objectivement possible. Peintre et sculpteur, il s'attache particulièrement à la qualité des matériaux. Colages et tissus précieux font de ses œuvres des enjeux esthétiques, aussi kitschs que sociaux, aussi "beaux" que polémiques.

 

RAQS MEDIA COLLECTIVE

Mac Lyon 22

Le collectif Raqs Media est formé en 1992 par Jeebesh Bagchi (né en 1965), Monica Narula (née en 1969) et Shuddhabrata Sengupt (né en 1968) ; tous trois diplômés en Art et Communication de la Jamia Millia Islamia University de New Delhi. Ils vivent et travaillent à Delhi.

Raqs est un mot perse, arabe et urdu qui signifie l’état de transe dans lequel entrent les derviches tourneurs. C’est aussi un terme utilisé pour la danse. Raqs Media est un collectif dont on pourrait décrire les membres tour à tour en tant qu'artistes, commissaires (ils étaient co-curateurs de la biennale Manifesta 7 en 2008), chercheurs, rédacteurs et catalyseurs de processus culturels. Leur travail les place aux intersections de l’art contemporain, de l’enquête historique, de questionnements philosophiques, de recherches et de théories prenant souvent la forme d'installation, de performances et de rencontres. Ils ont fondé le Sarai Programme (www.sarai.net) au Centre d’étude du développement des sociétés (CSDS) à Delhi. Il est conçu comme un espace de liberté pour développer des contextes transdisciplinaires et collectifs favorisant la créativité.

 

TEJAL SHAH

Mac Lyon

Tejal Shah est née à Bhilai en 1979, elle est diplômée de l’Art Institut de Chicago et du Bard College de New York. Elle vit et travaille à Bombay.

Tejal Shah utilise la vidéo, la photographie et l’installation. Son œuvre est principalement centrée sur les questions de genre, de sexualité. Ainsi dans la vidéo I Love My India (2003), elle met l'accent sur l'ignorance et le manque de compréhension du génocide perpétré contre la minorité musulmane au Gujarat en 2002. En 2003, elle co-fonde et organise en Inde « Larzish », le 1er Festival International de Film de la sexualité et de la pluralité des genres.

 

SUDARSHAN SHETTY

Mac Lyon 23

Né en 1961 à Bombay, Sudarshan Shetty est diplômé de la Sir J.J. School of Art de Bombay en 1985. Il vit et travaille à Bombay.

Initialement formé à la peinture, Sudarshan Shetty s’est progressivement tourné vers la sculpture et les installations. Ses étranges constructions, mêlant objets quotidiens, squelettes, fragments de corps et éléments mécaniques, proposent une méditation sur les relations entre le vivant et l'inanimé, la spiritualité et la consommation. Comme il l’explique, « mon idée est de créer un monument avec les objets quotidiens de la classe moyenne ». Sudarshan Shetty s’intéresse également aux notions de frontières – personnelles, psychologiques, sociales ou charnelles - et à leur abolition.

 

VALAY SHENDE

Mac Lyon 1

Né en 1980 à Nagpur, il est diplômé d’enseignement en art à Nagpur et s’est formé en sculpture à la Sir J.J. School of Art de Bombay. Il vit et travaille à Bombay.

Les installations de Valay Shende recréent les expériences à la fois anonymes, sensibles et violentes de la ville de Bombay, les contrastes et l’esprit des individus qui peuplent cette mégapole. Sculptures et vidéos de l’artiste composent un point de vue tantôt poétique, tantôt historique, mais toujours engagé, sur la société indienne contemporaine.

 

DAYANITA SINGH

Mac Lyon 29Dayanita Singh est née à New Delhi en 1961. Elle vit et travaille à New Delhi et Goa.

Au début des années 80, Dayanita Singh collabore à différents magazines et journaux internationaux tels que le New York Times. Puis elle se tourne vers un travail personnel comme photographe.

Son regard aiguisé enregistre non seulement l'espace mais, comme Khilnani Sunil l’observe dans sa série sur Bénarès, capture « ce qui se passe au-delà des flaques de lumière ». Dayanita Singh est connue pour ses portraits et vues d’intérieurs de la vie quotidienne indienne, particulièrement de la classe moyenne et de la bourgeoisie.

 

STUDIO MUMBAI ARCHITECTS & MICHAEL ANASTASSIADES

Mac Lyon 24

Bijoy Jain, né à Bombay en 1965, fait ses études d’architecture à la Washington University de St. Louis, USA. Il vit et travaille à Bombay. Michael Anastassiades, né à Chypre en 1967, édite en petites quantités des objets au design exceptionnel, manufacturés dans des ateliers artisanaux. Il vit et travaille à Londres.

Bijoy Jain travaille avec Richard Meier à Los Angeles, voyage, puis retourne dans sa ville natale où il crée en 2005 le Studio Mumbai Architects avec un objectif : s’appuyer sur la tradition locale de construction naturelle. Bâtisseur de maisons en pierre et en bois, il essaye de concilier modernité et écologie en tirant profit du contexte de ses constructions. Parmi ses réalisations, citons la Palmyra House, maison dans une plantation de cocotiers, réalisée en bois de palmier associé à du teck recyclé. En 2009, il est l’un des 5 lauréats du prix international « Global award for sustainable Architecture » (prix international pour une architecture durable). Studio Mumbai Architects vient également de recevoir une mention spéciale du jury à la 12ème Biennale d’architecture de Venise pour « l’environnement immersif présenté dans son installation - un aperçu exceptionnel du contexte créatif de l’atelier ».

 

SUMAKSHI SINGH

Mac Lyon 25

Née en 1980 à New Delhi, diplômée de la MS Université de Baroda et du School of the Art Institute de Chicago. Elle vit et travaille à Chicago.

L'œuvre de Sumakshi Singh consiste principalement en des « micro-interventions », sur les murs, au sol ou au plafond. Il s’agit de tirer parti de l’histoire et des espaces pour créer des présences infimes, très subtiles, souvent constituées de matières organiques, comme de minuscules cicatrices où la vie prolifère. Ainsi Sumakshi Singh cultive-t-elle l’ambiguïté : va-t-on voir ces micro-interventions et les considérer comme naturelles, ou bien comme art ?

 

KIRAN SUBBAIAH

Mac Lyon 26

Né en 1971 à Sidapur, diplômé de la Faculté des Arts de Baroda et du Royal College of Art de Londres. Il vit et travaille à Bangalore.

Kiran Subbaiah utilise l'assemblage, l'art vidéo et le web. Une des caractéristiques de son approche artistique est de subvertir la forme et la fonction des objets, questionner la relation entre l'utilisation et la valeur et mettre ainsi en évidence les contradictions inhérentes à la vie quotidienne.

L'artiste considère son travail comme une forme d'émancipation, dans laquelle les objets n'ont plus besoin de se conformer à leur usage initial. « Je vois tout l'avantage de faire de l'art dans le fait qu'il n’y a pas à servir un but », confie l’artiste.

 

THUKRAL & TAGRA

Mac Lyon 27

Jiten Thukral est né à Jalandhar en 1976, il est diplômé des beaux-arts du Chandigarh Art College et du New Delhi College of Art. Sumir Tagra est né à New Delhi en 1979, il est diplômé des beaux-arts du New Delhi College of Art et de l'Institut National du Design de Ahmadabad. Ils vivent et travaillent à New Delhi.

Thukral & Tagra sont des artistes dont le travail est incontestablement enraciné dans la culture et l'esthétique de l’Inde, mais dont le message est entendu et compris par chacun. Ils évoluent avec une légèreté ludique entre peinture, vidéo, design graphique, mode et installations complexes, entre apparent dilletantisme et critique forcenée. Grâce à la fondation qu’ils ont créée, et qu'ils considèrent comme partie intégrante de leur activité artistique, ils se préoccupent également de leur responsabilité sociale. Quel que soit le sujet qu’ils traitent (modes actuels de consommation, éducation sur le SIDA, besoins humains primaires...) ils l'intègrent dans un monde de rêve aux couleurs vives ; un monde caractérisé par une alliance rare de haute culture et d’ironie kitsch, léger et terrible.

 

ASHOK SUKUMARAN & SHAINA ANAND

Mac Lyon 28

Ashok Sukumaran (né en 1974 au Japon) et Shaina Anand (née en 1975 à Bombay) ont fondé à Bombay le collectif CAMP, acronyme changeant constamment de signification. Ils vivent et travaillent à Bombay.

Ashok Sukumaran est architecte et artiste, diplômé de l’école d’Art et d’Architecture de New Delhi et de l’Université Art Media et Design de Los Angeles. L’œuvre d’Ashok Sukumaran explore les liens entre espaces physiques, perception humaine, nouveaux médias et architecture. En 2005, il remporte le premier prix UNESCO des arts numériques consacré au thème « La ville et les médias créatifs » pour son projet Switch, mêlant poésie et pragmatisme. Shaina Anand est réalisatrice, elle a créé un projet alternatif nommé Tellavision Project, exposé sur le site web www.chitrakarkhana.net et qui a pour but de documenter des process sociaux et politiques à Bombay après le 11 septembre.

 

HEMA UPADHYAY

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Née en 1972 à Baroda, Hema Upadhyay est diplômée des beaux arts de Baroda. Elle vit et travaille à Bombay.

Son œuvre constitue une sorte de chronique de l’expérience individuelle ou collective que représentent la migration et le déplacement forcé. Elle utilise principalement la photographie et la peinture, et se réfère souvent à l’espace domestique, non pas dans le sens d’un repli sécuritaire mais au contraire pour y lire tous les signes de la dislocation, de l’absence même de toutes racines.

 

L’exposition :

Commisariat général & direction artistique : Julia Peyton-Jones, Hans Ulrich Obrist et Gunnar B. Kvaran Commissariat Lyon :

Thierry Raspail Direction de production et mise en espace : Thierry Prat Assistante d’exposition : Marilou Laneuville Régie des œuvres : Xavier Jullien

Les étapes suivantes conduiront Indian Highway au MAXXI de Rome, puis à Moscou, Singapour, Hong Kong, São Paulo et Delhi.

À l’origine conçue par Julia Peyton-Jones, Hans Ulrich Obrist et Gunnar B. Kvaran pour la Serpentine Gallery (Londres) et Astrup (Oslo), l’exposition, répondant à une nouvelle économie artistique mondiale, sera finalement réinterprétée dans sa diversité par plus de 10 commissaires successifs à partir du projet initial. « Work in progress » permanent dont chacune des incarnations locales aura été différente, Indian Highway n’offrira une image complète qu’à l’issue de la totalité de son itinéraire et de ses multiples interprétations.

Nouveau principe curatorial, le propos répond aux flux, aux controverses, aux instances critiques multiples, aux connaissances ou méconnaissances diverses, aux prospectives et traditions, aux subalternes studies et aux attitudes postcoloniales. C’est la seule approche désormais possible, en cette modernité tardive, pour appréhender la complexité culturelle et la création dans sa plasticité.

En effet l’exposition conventionnelle générique, thématique et close (quelque soit le thème) est désormais obsolète dès lors qu’elle est, selon la tradition, conçue sans partage depuis l’autorité d’un centre ou d’une institution unique, prête « clef en main » à la consommation et à la circulation ready made.

Indian Highway à l’inverse s’efforce, dans son propos méthodique, de se défaire autant que possible des pensées d’hier qui supposent toujours un « là-bas », d’éviter les exotismes et au contraire essaie de superposer les histoires et les circonvolutions interprétatives.

 

INFOS PRATIQUES

Service presse

Muriel            Jaby / Élise            Vion-Delphin

T +33 (0)4 72 69 17 05/25

communication@mac-lyon.com

 

Adresse

Musée d’art contemporain

Cité internationale

81 quai Charles de Gaulle

69006 LYON

T +33 (0)4 72 69 17 17

F +33 (0)4 72 69 17 00           

info@mac-lyon.com

 

Horaires d’ouverture

Du mercredi au dimanche, de 12h à 19h

 

Accès

> Par le quai Charles de Gaulle, Cité internationale

> Parking Cité internationale, accès côté Rhône

> Bus 4, arrêt Musée d’art contemporain correspondance Métro Foch ligne A ou Métro Saxe Gambetta lignes B et D

> Bus C1, départ gare Part-Dieu, arrêt Musée d’art contemporain

> Bus 58, départ Bellecour par Terreaux, arrêt Musée d’art contemporain

> Stations vélo’v

 

Tarifs de l’exposition

Plein tarif: 6 euros*

Tarif réduit: 4 euros*

Gratuit pour les moins de 18 ans

* Sous réserve de modifications

Par Lucvieri - Publié dans : Expositions-Décoration - Communauté : Humanité et environnement
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