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La Tour F de la Base Aérienne 117 dans son nouvel écrin …
Après avoir présenté en image le futur projet de Balard 2015 qui prévoit un regroupement dans le sud de Paris d’une quinzaine de services de l’armée française et du ministère de la Défense. Un siège unique des services de la Défense et des armées pour 2014. « Le futur Pentagone français en image : … »
Située dans la parcelle Est, deux tours s’apprêtent à être livrées. Les deux immeubles de grande hauteur (IGH), les tours A et F (ensemble 50 000 m2) dont la rénovation a été lancée depuis plusieurs années, seront livrées à l'été 2012.
Immeuble situé à l'intérieur de l'enceinte de la Cité de l’Air, la tour A a été construite à la fin des années 1970 par M. Pierre Large, architecte en chef des bâtiments civils et des palais nationaux, pour accueillir la Direction générale pour l'armement (DGA).
L'opération de restructuration complète du bâtiment porte sur le désamiantage, le changement de façade, la mise aux normes incendie et le réaménagement des espaces de travail. Les travaux dureront de juillet 2010 à avril 2012. La maîtrise d'œuvre du projet est assurée par le cabinet Di Fiore Architectes & Associés.
Les travaux de restructuration de la tour F ont pour objectif de mettre à la disposition du ministère de la Défense un bâtiment offrant les qualités d'hébergement et de fonctionnement conformes aux normes et de redonner une seconde vie à cet ouvrage construit en 1971. Cette opération d'infrastructure sera achevée en mars 2012. La maîtrise d'œuvre de la tour F, qui a également été conçue par M. Pierre Large, est assurée par le Groupement AIA : Architectes-Ingénieurs-Associés et Franck Hammoutène.
Vaste ensemble domanial, la Cité de l’Air s’étire en limite du 15° arrondissement parisien sur quelque 4 hectares. Emergeant de cet ensemble, la «tour F», immeuble de grande hauteur de 62 mètres de haut sur 20 niveaux, représente 35.OOOm2 de planchers, occupés pour parti, par des bureaux (les 5 étages inférieurs) et pour partie par des logements militaires (niveaux 5 à 20).
Construite dans les années 70, elle révèle les qualités constructives de son époque : noyau central de contreventement en béton armé, plateaux libres périphériques sur structure métallique.
La mixité de son usage est cependant inhabituelle : bureaux et activités dans les niveaux inférieurs, chambres dans les étages. Le désamiantage complet du bâtiment, réalisé sous confinement, nécessite la dépose de l'ensemble des façades et la mise à nu de la structure porteuse. Profitant de cette opportunité, la tour s'effeuille en partie haute : les planchers situés au nord ouest du noyau central sont démontés sur 5 niveaux de façon à dégager trois des quatre faces principales de ce dernier, qui participe ainsi à l'élégance de la silhouette recherchée.
Malheureusement, l’usage généralisé de l’amiante rendait urgente une intervention de désamiantage complet. Le chantier de désamiantage de la tour, qui conduira à la mise à nu totale de la structure de la tour, et s‘est déroulé de l’été 2005 à l’été 2006, tandis que la reconfiguration de l’ensemble de la tour se déroulera de l’été 2006 à l’été 2008. Un projet au long cours, eu égard à sa complexité technique, qui verra transformé l’immeuble actuel en un ensemble cohérent superposant 9 000m2 de bureaux rafraîchis et 740 chambres individuelles pour un coût de travaux de d’Euros. 63 Millions.
L’originalité des propositions techniques et en matière d’exploitation/maintenance a permis à l’équipe d’être retenue. La démarche s’est inscrite dans une perspective de prise en compte du développement durable, objectif particulièrement adapté lorsque l’ingénierie intervient sur un bâtiment de trente ans d’âge qui s’apprête à connaître une nouvelle vie.
10 cibles «HQE» utilisées par Cera Ingénierie comme guide de sa démarche conceptuelle. Celles-ci sont ici rappelées dans l’ordre de leur prise en compte dans le projet :
1 – Cible 7 : Exploitation-maintenance : ont en particulier été analysées, évaluées et chiffrées les conditions d’accessibilité, de démontabilité et d’interchangeabilité de tous les matériels et équipements, et leur facilité de nettoyage
2 – Cible 9 : Confort acoustique : compte tenu du site (périphérique, héliport et depuis un an survol aérien de l’ouest parisien depuis Roissy), des dispositions exceptionnelles ont été intégrées au projet architectural (façades simples mais protégées, regroupement de l’implantation de équipements bruyants, dispositifs antivibratils,...)
3 – Cible 13 : Qualité de l’air : pour les même raisons de pollution de l’environnement, un système de ventilation double flux a été généralisé, renforcé par une conception des réseaux de gaines autorisant contrôle et désinfection aisés.
4 – Cible 14 : Qualité de l’eau : le contrôle de la pollution des réseaux est pris en compte dans ses aspects réglementaires et pratiques (disconnecteurs hydrauliques, protections antipollution,... Par ailleurs, une attention particulière a été accordée au développement des légionnelles et Cera ingénierie a importé sur son projet tout son savoir faire d’ingénierie hospitalière.
5 – Cible 3 : Déchetsà faible nuisance : pour un chantier de cette ampleur en centre ville, qui manipule par ailleurs de l’amiante, un dossier spécifique de «chantier vert» est développé sur les thèmes suivants : tri et contrôle des déchets et traçage de leur évacuation, conditions de travail des personnes, nuisances sonores.
Citons rapidement sans détails les cibles suivantes qui ont fait l’objet d’une démarche spécifique : gestion de l’énergie, gestion de l’eau, confort hygrométrique et confort visuel.
On constate ainsi qu’un projet de restructuration de centre ville est parfaitement adapté à une démarche de développement durable : l’ingénierie trouve là une «trame» d’intervention particulièrement efficace. Dans sa liaison étroite avec l’équipe d’architectes (AIA Architectes et Franck Hammoutène), cette démarche conduit à une cohérence conceptuelle glo- bale d’où émergent quelques innovations particulièrement intéressantes comme, dans le cas de la tour F :
- l’utilisation généralisée de plafonds rayonnants froids
- la protection aux crues des installations sensibles
- la répartition optimisée dans les niveaux de locaux techniques
- à l’étude, le plus grand bouclier photovoltaïque européen.
La tour F, un chantier atypique, avant les travaux de restructuration profonde, la tour F à Balard a subi un désamiantage total. L'ampleur et le volume de cet immeuble de 64 mètres de hauteur en font une opération unique. C'est aussi un chantier de référence en Europe avec l'utilisation d'une procédure innovante de confinement par l’extérieur.
La tour a été enveloppée d'une double protection :
- une bâche extérieure pour sécuriser le personnel contre les perturbations climatiques ;
- une enveloppe de confinement général sous forme d’une bâche thermocollée entre la bâche extérieure et l’échafaudage empêchant toute particule d’amiante de polluer l’atmosphère environnante, avec une mise en dépression du volume global de la tour.
Tout ce qui sortait du chantier, personnel et équipements, était décontaminé, notamment par un système de sas munis de douches. La gestion des déchets a répondu à la réglementation quant à leur traitement, stockage et évacuation.
Tour F
Hauteur : 62 mètres (R+16)
Surface : 30.000 m²
Coût : 82,5 M€ HT
Maître d’ouvrage : Armée de l’Air, Direction centrale de l’infrastructure
Architectes : AIA + F. Hammoutène
Ingénierie TCE : CERA
Calendrier : études 2003-2005 ; désamiantage 2006-2007 ; reconstruction 2008-2011 ; livraison 1er trimestre 2012
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