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Ville de Clovis se dote d’un réseau de chaleur au bois…
Une ville à travers l’histoire, première capitale du royaume des Francs, qui est composé d’une architecture riche et millénaire, Soissons traverse les siècles en gardant précieusement ses secrets d’antan, les voies, qui irriguent la cité de Clovis, gardent le dessin, la trace des anciens remparts. Soissons va se doter d’un réseau de chaleur au bois dans le quartier de Presles, valorisant ainsi une filière bois locale.
Soissons seule cité dans le nord de la France où survivait le pouvoir romain en la personne de Syagrius, après la chute de l’Empire Romain d’Occident (476). Clovis qui le défait en 486 profite alors d’une ville dotée de toutes les infrastructures d’une métropole locale largement romanisée : chaussées romaines, théâtre, castrum, villae…. C’est de là qu’il mène des opérations de pillage contre les rebelles à son autorité.
L’épisode du vase de Soissons prend place dans ce contexte : l’armée est rassemblée autour du butin amassé. Celui-ci doit être partagé. Clovis demande alors à ses guerriers de lui céder le fameux vase de Soissons en plus de sa part, ce à quoi un homme répond en brisant l’objet de sa hache. Le roi ne dit mot mais garde cet affront en tête. Aussi, quelques mois plus tard, il convoque à nouveau son armée au Champ de Mars et passe en revue ses soldats. Il reconnait alors le guerrier insolant, et, constatant que son accoutrement laissait à désirer, il en profite pour lui briser le crâne en prononçant la fameuse phrase: « Ainsi as-tu fait au vase à Soissons ! ».
L’essentiel des immeubles collectifs du Quartier de Presles à Soissons est chauffé par une chaufferie urbaine située avenue du Docteur Roy. Cette chaufferie fournira le chauffage et l’eau chaude sanitaire à 2500 équivalents-logements, à travers un réseau de canalisations urbaines long de 6 km. La chaufferie livrera environ 28 GWh/an.
Un chauffage urbain mis en œuvre sous forme de contrat de délégation de service public et constitue pour la collectivité un outil dédié à sa politique d’urbanisation du territoire. Le contrat de délégation a été signé en juin 2010 pour une durée de 11 ans.
Soucieux de s’inscrire dans le projet de rénovation urbaine du quartier de Presles, Cofely a proposé en 2010 à la ville de Soissons de produire la chaleur distribuée au quartier à partir d’une énergie renouvelable, en l’occurrence le bois-énergie.
Cofely financera, construira et exploitera la nouvelle chaufferie. L’investissement, qui s’élève à 6 100 000 euros, est porté par Cofely et subventionné en partie par l’ADEME et le FEDER. Cette investissement inclut la construction de la chaufferie bois, la réhabilitation de la chaufferie existante, le reconditionnement des moteurs de cogénération, le remplacement d'une chaudière gaz, la rénovation de 33 sous-stations, la Gestion Technique du Bâtiment, les modifications hydrauliques,...
Ajouté à l’impact environnemental bénéfique d’un tel réseau, la ville de Soissons souhaite en effet assurer à ses habitants une baisse significative des tarifs de chauffage. L’objectif est de pouvoir faire bénéficier les abonnés d’un prix de chaleur en baisse avec une TVA ramenée à 5,5 % au lieu de 19,6 % sur la partie énergie. Et de bénéficier d’une formule de révision permettant de maîtriser les évolutions de prix et d’être moins volatile.
Le bois-énergie ne rejette pas de souffre et sa combustion est neutre vis-à-vis des émissions de CO2 puisqu’elle ne fait que ré-émettre dans l’atmosphère le CO2 qui a été absorbé lors de la croissance des arbres.
10 000 tonnes de bois seront nécessaires à l’alimentation de la chaufferie du quartier de l’Europe chaque année. Le recours à ce combustible permettra d’éviter le rejet dans l’atmosphère de plus de 10 000 tonnes de CO2 par an soit l’équivalent de 5000 voitures.
Cette biomasse assurera également aux usagers une plus grande stabilité du montant de leur facture dans la durée, le bois-énergie étant une ressource locale. Les frais de transport sont donc réduits et sa structure de coût est déconnectée de celle des énergies fossiles.
Le bois représente la première énergie renouvelable française et contrairement aux idées reçues l’accroissement de sa consommation participe à l’entretien des forêts, à une gestion durable et au développement des surfaces boisées. La valorisation énergétique desdéchets forestiers permet d’améliorer l’état sanitaire des forêts et de régénérer les peuplements âgés.
Par ailleurs, la production, la transformation et l’utilisation du bois-énergie contribuent à l’organisation de filières locales permettant de valoriser le bois-déchets et de réduire les mises en décharge. Cette activité participe également au maintien et au développement d’emplois locaux.
La nouvelle chaufferie urbaine du quartier de l’Europe, alimentée en bois-énergie grâce à des partenariats locaux, permettra de créer une douzaine d’emplois sur l’ensemble du projet et de renforcer la filière bois picarde. 10 000 tonnes de biomasse seront nécessaires au fonctionnement annuel de la chaufferie, composées de :
- 4800 tonnes de plaquettes forestières
- 3250 tonnes de broyat de palette
- 1950 tonnes de sous-produits de l’industrie du bois
Au total, le recours à ces énergies locales, renouvelables et de récupération permettra d’éviter chaque année l’émission de 10000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère, soit 100 000 tonnes sur toute la durée du contrat.
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