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Phase II pour Lyon Confluence …
En décembre 2009, les grandes lignes de la deuxième phase du projet urbain, dessinées par les architectes- urbanistes de l’agence Herzog & de Meuron et le paysagiste Michel Desvigne étaient présentées pour la première fois au public : un quartier dense au nord, le champ de La Confluence au sud, et les liens pour connecter le territoire au reste de la ville. Ces fondamentaux ont été travaillés pour aboutir à un plan masse directeur, proposant des typologies bâties arrêtées pour accueillir des fonctions variées. Les espaces publics ont également été finement étudiés, ainsi que les accès, la circulation et le stationnement. Des études appro- fondies ont été menées sur l’organisation des réseaux – eau, énergie-, nécessaires au bon fonctionnement de la ville et à son inscription dans une agglomération adaptée aux changements climatiques : ensoleillement, végétalisation, protection contre le bruit, énergies renouvelables...
Durant cette période, la réalisation de la première phase d’aménagement côté Saône s’est poursuivie à un rythme constant ; les conventions et partenariats signés avec le WWF, puis avec le NEDO, ont conforté la démarche développement durable du projet soutenue par la désignation récente du tandem Bouygues-Kengo Kuma qui réalisera un ensemble de bâtiments à énergie positive.
En parallèle,
- le bon déroulement des commercialisations des programmes au nord de la ZAC 1ère phase,
- le lancement des études sur la réorganisation du pôle multimodal de la gare de Perrache et du centre d’échanges,
- le réaménagement des rives de Saône de la Confluence au centre ville historique ou encore la désignation des opérateurs pour la reconversion des prisons Saint-Paul et Saint-Joseph construisent une dynamique forte.
Dossier de réalisation de ZAC en 2012
Un projet d’aménagement approfondi, une programmation réfléchie et adaptée au positionnement de La Confluence, qualifié de « cœur créatif » de l’agglomération, un travail méticuleux sur l’exposition et les hauteurs des futurs bâtiments, et des axes de circulation un calendrier opérationnel posé, permettront d’adopter dès 2012, le dossier de réalisation de la zone d’aménagement concerté 2eme phase et d’engager les premières consultations de promoteur-architectes.
Délimité au nord par la rue Casimir Perier, au Sud par la future transversale, à l’ouest par le Cours Charle- magne et à l’Est par le Quai Perrache, le quartier du marché s’inscrit dans le prolongement de la presqu’ile et du quartier de Perrache et Sainte-Blandine. Du Nord au Sud, les rue Smith et Delandine sont prolongées tout comme la rue Montrochet d’Est en Ouest ; le travail de couture urbaine est conçu autour d’une rue Casimir Perier redynamisée. Le quartier conserve environ 30% des halles existantes de l’ancien marché de gros et représente 320 000 des 420 000 m2 de la phase 2. Ce quartier de centre ville, mixte, est destiné à accueillir bureaux, commerces, équipements publics et des logements pour toutes les bourses.
La morphologie urbaine : de l’îlot Confluence au quartier
Le quartier du marché est dense et perméable. La silhouette de la ville offre une grande diversité : la typolo- gie des constructions est variée, depuis les maisons de ville jusqu’aux immeubles de belle hauteur. Le réseau des rues et des cours se fonde sur la structure linéaire de l’ancien marché dont il s’affranchit ensuite pour les parcours piétons qui traversent parfois les cours jardinées, ces espaces ensoleillés à l’intérieur des îlots plantés d’arbres. Les rues s’élargissent régulièrement et offrent alors des espaces publics de taille modeste : propices
à l’installation de terrasses ou de jeux pour enfants, ces retraits d’alignement animent la ville et confortent l’identité du quartier. La présence végétale s’affirme déjà au sein de la ville dense et dessine une continuité avec l’ambiance « verte » du champ. Le soir, un éclairage singulier prend le relai pour unifier les espaces.
Cette organisation des rues à géométrie variable conjuguée aux différentes hauteurs des bâtiments crée une diversité de la ville dans toutes les dimensions : respirations horizontales au détour d’une placette qui élargit la rue, surprises verticales avec un immeuble de belle hauteur ou la reconversion d’une petite halle qui crée une relation très forte à la rue et à l’espace public.
La conception même des îlots repose sur la diversité des hauteurs, des programmes, la qualité des cours, la faculté pour le piéton d’emprunter certains parcours et de créer des ambiances de ville différentes en fonc- tion de cette grande diversité de composition. Petites halles reconverties, immeubles mixtes de bureaux et de logements, commerces, immeubles de belle hauteur, placettes et cœurs d’îlot généreusement plantés com- posent une ville diverse et surprenante : chaque îlot aura un caractère particulier, offrant des parcours dans la ville sécurisés et aménagés.
L’îlot Confluence, marque de fabrique de ce nouveau quartier du marché, est adapté aux contraintes de la ville : bien exposé, le soleil y pénètre et apporte de la lumière naturelle aux logements, lesquels sont protégés du bruit de la ville.
Si des règles fixent les relations entre les bâtiments, comme la longueur des façades et les hauteurs, le positionnement des bâtiments est souple et permet d’adapter la composition de chaque îlot et la réalisation du quartier dans le temps.
Anciennes halles reconverties, nouvelles maisons de ville
Témoins de l’activité logistique du siècle passé, les bâtiments à caractère industriel qui accueillaient fruits, légumes et fleurs de l’ancien marché d’intérêt national, inauguré en 1961, sont pour partie préservés. Un travail approfondi a conduit à sélectionner les halles en fonction de leur état et d’une logique de répar- tition sur l’ensemble du territoire, pour créer, à chaque endroit, de la surprise, et conférer au quartier une vraie identité. Leur structure modulaire offre de multiples solutions, depuis la petite halle constituée de trois modules intégrée dans un îlot jusqu’à la longue halle destinée à accueillir un équipement plus ambitieux : halle créative, groupe scolaire... La hauteur de ces halles (rez-de-chaussée + 2 étages) s’accompagne de la construction de maisons de ville privilégiant la relation au sol et aux cours jardinées.
Des immeubles de 5 à 6 étages
Accueillant logements et bureaux, ces immeubles participent à la composition des îlots. Bureaux et com- merces jouissent de la visibilité des rez de chaussée sur rue et les logements, traversants, profitent du calme des cœurs d’îlot. On accède aux bureaux et aux commerces depuis la rue. Les habitants quant à eux se rendent à leurs logements, situés dans les étages les plus hauts, depuis le cœur d’îlot.
Des immeubles de 8 et 9 étages aux franges du quartier
Le long du cours Charlemagne, du quai Perrache ou de la transversale, des immeubles plus hauts protègent l’intérieur du quartier du marché des axes de circulation majeurs. Ils offrent des surfaces de bureaux plus importantes, et peuvent accueillir des sièges sociaux. Mixtes, ces immeubles accueillent dans leurs derniers niveaux des logements en duplex profitant des vues sur la ville lointaine et sur le fleuve.
Immeubles de belle hauteur : ponctuation urbaine
Quelques immeubles de 16 étages dédiés au logement parachèvent la composition du quartier du marché. Vivre en hauteur, à cet endroit de Lyon, c’est ménager des vues sur le paysage et la géographie singulière du Sud de la presqu’ile : les collines, la Confluence du Rhône et de la Saône, les Alpes, le centre-ville historique. Ces immeubles de belle hauteur, très effilés, offrent aux futurs habitants un panorama d’exception et au paysage de la ville une grande qualité architecturale. Les halls d’accès sont généreux; les volumes sont à l’échelle des architectures élancées qui les abritent.
Central, dense et mixte, le quartier du marché est bien connecté aux réseaux de transport public. Il anticipe un usage de « centre ville » de la voiture individuelle (0,7 place de parking par logement) et propose trois types de stationnement pour le quartier :
- des parkings en sous-sol d’un niveau s’implantent dans l’emprise des bâtiments dans le but de libérer de maintenir les cours jardinées en pleine terre pour donner une vraie qualité à la végétation. Les accès aux parkings sont intégrés aux bâtiments.
- trois grands parkings mutualisés sont accessibles depuis le quai Perrache ; ces parkings profonds seront dimensionnés par étapes, et proportionnés aux besoins du quartier et des équipements et entreprises qui pourront s’y implanter. Le principe consiste à mutualiser son usage entre habitants, salariés et visiteurs, permettant de couvrir davantage de besoins avec un nombre plus limité d’emplacements. Un salarié quittant son bureau libère une place à un habitant ; un habitant parti en week-end libère une place pour un visiteur...
- des places de stationnement sur voirie. Cette disposition rend la ville accessible et respecte les autres usages d’une ville confortable, sécurisée et accessible aux autres modes de déplacement.
Cette organisation souple permet, étape par étape, d’adapter la ville aux besoins en matière de stationnement, sans figer une situation au regard des évolutions possibles de la place de la voiture individuelle dans l’organisation des déplacements urbains futurs.
La pointe Sud de La Confluence est un espace singulier dans la géographie lyonnaise. L’ouverture sur les grands paysages laisse deviner la rencontre de la Saône et du Rhône. Le projet du « champ » est destiné à révéler cette exception urbaine : un environnement naturel composé de parcelles privées, fortement végéta- lisées, et de chemins piétons accueillera des activités du domaine de la culture, de la créativité et des services innovants. A l’étude aujourd’hui, l’implantation de la nouvelle maison de la danse et une résidence pour chercheurs internationaux.
Ces parcelles privées sont délimitées par un tracé d’espace public inédit. Son dessin s’inspire de la situation du site avant le remblaiement, lorsque les bras du Rhône et de la Saône s’enchevêtraient. Il offre un paysage de méandres dans lequel s’installe l’ensemble des voies et des cheminements. Il implique un réseau hydraulique de noues végétalisées, en partie en eau et en partie sèches, qui recueillent et conduisent les eaux pluviales vers le fleuve et servent à limiter les parcelles privées.
Les voies et cheminements sont essentiellement dévolus aux piétons et aux cyclistes, l’accès des véhicules aux parcelles se faisant par les pourtours : quai Perrache, cours Charlemagne et transversale.
Le cours Charlemagne revêt un caractère particulier lorsqu’il traverse le champ ; des bandes de prairies fleuries plantées se déroulent le long des cheminements piétons et pistes cyclables. Des percées visuelles sont ménagées, laissant entrevoir les espaces paysagers du champ à travers un cordon de saules.
Le déploiement des programmes du champ crée des synergies avec les activités du port Rambaud. Pour ren- forcer ces liaisons entre l’est et l’ouest du faisceau ferroviaire, des passages sont aménagés. Dans la continuité de la transversale, les franchissements sont assurés par des passerelles dans un premier temps, par un passage souterrain pour les véhicules ensuite avec la réduction programmée du nombre de voies ferrées. Ces liaisons seront conjuguées avec la réalisation d’une halte TER.
L’achèvement de l’aménagement de la presqu’île s’accompagne d’une série de ponts et passerelles pour conforter l’accessibilité du site et renforcer les liens de La Confluence avec son environnement urbain.
Le premier ouvrage aujourd’hui engagé porte sur la réalisation d’une passerelle dédiée au tramway et aux modes doux : le pont Raymond Barre. Il permettra au tramway de franchir le Rhône et de rejoindre la ligne B du métro à la station Debourg, au cœur du quartier de Gerland, en 2014. La ligne T1 comptera trois nouvelles stations : le musée des Confluences, la halle Tony Garnier et l’école normale supérieure de Lyon avant de rejoindre le métro B à l’intersection des avenues Debourg et Jean Jaurès dans le 7e arrondissement. A terme, une nouvelle station sera créée au droit de la transversale.
Pont « interquartiers », dans le prolongement de la rue des Girondins, il est destiné à relier Gerland à La Confluence et à renforcer l’accessibilité de La Confluence. Il s’affranchit des contraintes de l’autoroute qu’il enjambe pour finir sa course dans le nouveau quartier du marché. Cette disposition préserve le quai, qui sera aménagé à terme en promenade. Evolutif, le pont pourra être relié au futur boulevard urbain, offrant un accès direct à l’axe nord-sud. Son insertion urbaine a été étudiée pour garantir la perméabilité Nord-Sud et Est-Ouest à travers les îlots et assurer une continuité commerciale sous le pont.
La transversale, ce boulevard prolongé de deux passerelles au-dessus du Rhône et de la Saône forme la transversale. Ce geste fort de paysage, incliné par rapport à la trame orthogonale de la presqu’ile fait face au grand Rhône. Il devient un nouvel axe urbain, à la rencontre du quartier et du champ . Cet axe urbain continu relie d’Est en Ouest les quatre rives. Il fait face au champ et forme un nouveau front de la ville. Sur cet axe s’implantent des édifices importants (la Maison de la Danse, et, à l’ouest, potentiellement deux tours). Lieu de passage, la transversale est aussi conçue comme un espace public à part entière où le piéton aura toute sa place, en particulier par l’aménagement projeté d’une promenade couverte. Ces arcades, situées au pied des immeubles, protègent les piétons de la pluie et du soleil et animent la transversale.
CHIFFRES ET DATES CLÉS
Territoire d’étude : 150 hectares dont mutables : 70 ha
ZAC première phase
41 hectares. Lancée en 2003. En chantier.
Constructibilité : 400 000 m2
300 000 m2 livrés fin 2011
Commercialisation : 80%
Logements : 150 000 m2 soit 1 700 logements / 3 500 habitants
Activités (bureaux, commerces, ...) : 250 000 m2 SHON, soit 7 000 emplois
Part des espaces publics phase 1 (incluant les voiries) : 22, 5 ha (35 dans le projet global)
Part des espaces verts phase 1 : 17 ha (25 à 30 dans le projet global)
ZAC deuxième phase
35 hectares.
La ZAC a été créée en septembre 2010.
420 000 m2 : programmation mixte et équilibrée entre logements (45%), bureaux et activités (45%), commerces (5%) et équipements publics de proximité (5%)
Logements : 160 000 m2 , soit 2 000 logements.
25% à 30% de logements sociaux, 20% de logements intermédiaires
Quartier Sainte-Blandine
600 000 m2 (actuellement)
Logements : 350 000 m2 SHON, soit 7500 habitants
Activités : 200 000 m2 soit 6000 emplois.
Constructibilité nouvelle (mutations) : 130 000 m2
Logements : 45 000 m2, soit 1000 habitants
Activités : 75 000 m2, soit 2500 emplois
Constructibilité globale du territoire : 1 million m2 supplémentaires
Nombre d’emplois à terme : 25 000
Nombre d’habitants à terme : 16 000
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