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« The Shard of
Glass » plus haute tour de Londres…. Par Renzo Piano…
The « One Canada square » n’est plus… la grande tour de Londres, mardi dernier, le 23 novembre un gratte-ciel londonien a ravi la place d’honneur à celui qui fut conçu par l’américain Cesar Pelli. L’édifice baptisé « London Bridge Tower » ou « The Shard of Glass » a donc dépassé depuis mardi la barre des 235 mètres de la tour « One Canada Square ».
« One Canada Square » conçu par Cesar Pelli a été érigé en 1991, atteignant la hauteur de 235 mètres était la construction la plus élevée sur le sol britannique. L’œuvre de Renzo Piano, la « London Bridge Tower » dépassera les 235 mètres pour atteindre un sommet à 310 mètres.
En cours de travaux actuellement, cette tour a récemment dépassé le seuil des 235 mètres faisant de cet édifice britannique le plus haut. L'entreprise Mace qui conduit le chantier de construction notamment de l’axe central en béton, de la charpente en acier et de l'enveloppe en verre.
La future tour, de forme conique rappelle un "mât" ou de "flèche", surplombera au-dessus de la Tamise à 310 m de hauteur lors de sa livraison en mai 2012.
« L'éclat de verre », conçu et dirigé par l’italien Renzo Piano, appartient à Sellar Property Group. La réflexion architecturale porte sur de spacieux plateaux de bureaux à la base, aux intérieurs restreints d'appartements au sommet, en passant par les chambres d'hôtel logées en partie médiane d’ou le galbe fuselé qui couvrira une superficie de plus de 120.000 m2.
Panorama sur cet « éclat de verre » :
Piano est né à Gênes, en Italie, en 1937, dans une famille de bâtisseurs, il s’est décidé à concevoir dès le début de ses études. Il passe encore la moitié de son temps près de sa ville natale, où il possède un bureau en verre spectaculaire au sommet d'une falaise surplombant la Méditerranée.
« The Shard London Bridge redéfinit non seulement les toits de Londres, mais deviendra un symbole pour la capitale anglaise reconnaissable partout dans le monde. »
Une forme généreuse dans sa base et étroite au sommet, disparaissant dans le ciel londonien comme un pinacle gothique du 16ème siècle ou le haut du mât d'un navire. L'architecture de la « Shard of Glass » est fermement ancré dans les formes architecturales historiques de Londres « mâts et flèches ».
« Je ne crois pas qu'il soit possible de construire à Londres un grand bâtiment par extrusion la forme même de haut en bas », explique Renzo Piano. Il évoque sa première rencontre avec « Irvine [Sellar] m'a rappelé récemment que lors de notre premier dîner, je pris un crayon et commença à esquisser les premiers traits dans un restaurant berlinois voilà quelques années auparavant ».
« L'éclat de Verre » constituera une avancée architecturale notamment par sa conception pyramidale mais aussi par une technologie confirmée.
Quelques crayons et quelques croquis succinct et bref sur un morceau de papier, comme il le faisait pendant le déjeuner préliminaire. Et il était clair que le seul moyen de rendre une architecture élégante était de ne pas alourdir le ciel – d’établir un relief fin… En partant d’une base solide et large vers un profil fuyant vers le ciel.
Ainsi est né la flèche de verre, un éclat sur papier, un éclat de verre en réalité.
Piano est l'un des architectes reconnu du monde entier, l’un des plus respecté tirant à profit de ses œuvres connues dont il a tiré une renommée internationale en 1977 lorsque, avec Richard Rogers, il a conçu le centre Pompidou à Paris.
Ce bâtiment, juste un jet de pierre de son bureau dans une rue étroite du quartier du Marais, a changé le cours de l'architecture mondiale. Avec sa façade en verre transparente, d’une structure en acier visible et agrémenté à l'extérieur par des tuyaux et conduits. Vision avant-gardiste à l’époque, son souffle nouveau pour un centre culturel a eu pour effet d’émerger une nouvelle conception vers une structure expressive.
Bons nombres d’architectes se sont inspirés de cette vision architecturale.
Depuis lors, Piano a produit une séquence de bâtiments hautement acclamé dans le monde entier, notamment le terminal de l’aéroport international de Kansai, construit sur une île artificielle dans la baie d'Osaka, au Japon, d’une longueur de 1,7 km de long, l'un des plus grands bâtiments jamais construit - et le masterplanning de la Potsdamer Platz à Berlin - le cœur symbolique de la nouvelle capitale allemande réunifiée.
Il a également remporté de nombreux prix d'architecture parmi les plus grands, la médaille d'or royale du RIBA et le Prix Pritzker en 1990.
« L'éclat de Verre » promet d'être le point culminant de sa longue carrière 40 ans.
Une tour parmi les plus hautes d’Europe, mais également l'une des tours les plus avancée technologiquement.
La « London Bridge Tower » utilisera un type de verre de technologie avancée avec une faible teneur en fer, signifiant un aspect tout à fait clair, plutôt que d'avoir une teinte verdâtre du verre architectural.
« Si vous utilisez un verre faible en fer, vous vous retrouverez avec un effet de verre cristallin », explique Renzo Piano. « Ce principe amène une vision dynamique selon la postion du soleil le jour, et apportera une nouvelle dimension de clarté dans le paysage londonien, contrairement aux nombreuses tours aux verres massif.
« L'éclat de Verre est un peu comme un iceberg. La partie invisible est ce que j'appelle la vision sociale qui est très forte ici à Londres. Quand j'ai rencontré Irvine à Berlin, j'ai été attiré non par l'idée de faire un grand bâtiment, mais l'idée de faire une tour à usage mixte - une ville verticale ».
« La chose la plus importante qui nous a attiré, est cette idée de l'usage mixte, des bureaux, un hôtel et des logements, au cœur d’un carrefour et d’une place essentielle de la ville de Londres. Une ville verticale au cœur de la ville.
Néanmoins, Piano est sensible aux préoccupations relatives à la transformation de l'horizon de Londres.
L'éclat sera un complément naturel à la ville, comme il l'expose à la fin de sa déclaration écrite sur le bâtiment: « Mon ambition est de réaliser un nouveau genre de bâtiment que les gens adopteront rapidement. Je ne pense pas non plus que ce bâtiment perturbera la vision de la cathédrale St Paul comme ils respirent le même air, partageant la même atmosphère, ils sont nourris à la même source ».
L’empreinte de la tour sur les édifices environnants est minimiser par la forme architecturale, par ailleurs Renzo Piano a porté ses réflexions sur la conception énergétique de la tour en associant une combinaison de complexes et dispositifs avancés permettant une réduction de la consommation d’énergie primaire de 30 % comparable aux édifices de même taille.
Une enveloppe en verre triple peau disposant de stores vénitiens commandés par ordinateur qui servira de bouclier aux occupants face aux rayons du soleil et de réduire le besoin en climatisation. Un dispositif informatique génère la récupération calorifique obtenue dans la journée par l’apport solaire pour retransmettre cette source énergétique vers les lieux résidentiels.
Mais la plus grande contribution de la tour face aux enjeux du développement durable à travers la ville de Londres. Perché sur la station London Bridge, l'un des échangeurs de la capitale au niveau du transport modal, la tour sera l'une des rares à ne pas posséder de vastes parkings souterrain.
« Tu te rends compte que nous avons un espace pour seulement 47 voitures dans ce bâtiment ? » S'exclame-t-il. « 47! pas 4000. Juste une poignée pour les personnes handicapées, ce genre de chose. c'est l'intensification de la vie dans la ville sans y ajouter de nouvelles voitures. Il ya donc une sorte d'utopie dans ce projet…. ».
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