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Augmenter les rendements agricoles aggrave la pression sur l’environnement.

Augmenter les rendements agricoles aggrave la pression sur l’environnement.

Augmenter les rendements agricoles aggrave la pression sur l’environnement.

C’est à travers un rapport « Comment la surconsommation en europe alimente les conflits fonciers dans le monde » édité par Les Amis de la Terre qui étudie les liens entre nos pratiques de consommation et les besoins en terres qui en découlent, vise à éclairer les relations entre différents types de ressources naturelles.

En effet, après Overconsumption? Our use of the world‘s natural resources, axé sur les tendances d’utilisation de matières premières, et Surconsommation, une menace sur l’eau, qui soulignait le lien entre usage de matières premières et besoins en eau, ce rapport se concentre sur l’Europe et sur son rôle en tant qu’utilisatrice de ressources foncières planétaires.

Notre usage des ressources mondiales en terres est étroitement lié à l’efficacité avec laquelle nous utilisons les biens et services que nous en tirons. Les surfaces de terres de la planète étant limitées et les rendements ne pouvant être augmentés que jusqu’à un certain point sans détériorer l’environnement, nous devons absolument faire preuve de plus d’intelligence dans notre façon de produire et de consommer les denrées récoltées.

Usage des terres, efficacité et gaspillages

L’efficacité consiste à utiliser moins de ressources pour un résultat identique ou meilleur. Dans le cas des terres agricoles, l’efficacité a été accrue ces dernières décennies en améliorant le rendement des champs, souvent par le recours à des quantités massives d’engrais et de pesticides. Cette hausse des rendements ne peut toutefois se poursuivre éternellement, car elle aggrave le plus souvent la pression sur l’environnement, avec notamment pour résultat une perte de biodiversité et une pollution des nappes phréatiques.

Le Graphique 5.1 indique les rendements de quelques cultures dans le monde. Plus on se rapproche du centre du graphique, moins la production par hectare est élevée. Pour le maïs, par exemple, les rendements vont de 3 t/ha en Inde à 10 t/ha en Espagne. on notera que ces différences peuvent provenir de facteurs très divers : qualité des sols, quantité d’engrais utilisée, machines employées… le graphique ne reflète donc pas les différences d’impact sur l’environnement des diverses techniques agricoles.

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Augmenter les rendements agricoles peut aggraver la pression sur l’environnement. L’intensification de l’agriculture peut certes réduire les besoins en terres pour la production alimentaire mais, selon les techniques adoptées, une telle intensification se solde aussi souvent par une aggravation des dégâts écologiques. Cela découle de l’accroissement de la taille des champs, et de la hausse concomitante de l’emploi d’engrais et pesticides pour améliorer les rendements et éviter l’installation de ravageurs (voir Graphique 5.2). De surcroît, ces pratiques mettent en danger la santé des personnes qui travaillent dans les champs.

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PRATIQUES AGRICOLES

La demande mondiale en nourriture augmentant, les agriculteurs ont cherché des moyens d’accroître la production. les stratégies varient selon les régions du monde, la qualité des sols, les traditions locales, etc. néanmoins, deux grandes tendances peuvent être identifiées : l’intensification et l’industrialisation. leur finalité globale est la hausse des rendements : produire davantage par hectare. dans ce but, divers types de mesures sont mis en œuvre.

a) la mécanisation (agrandir les champs et planter la même chose au même endroit de nombreuses années consécutives, ce qui aboutit à des monocultures)

b) la spécialisation de certaines régions dans des plantes particulières (moins de rotation des cultures)

c) la culture de nouvelles variétés (le plus souvent génétiquement modifiées)

d) l’utilisation de davantage d’engrais et pesticides artificiels

e) l’augmentation de l’irrigation

Si l’on compare les différentes formes de pratiques agricoles, c’est l’agriculture intensive industrialisée qui se révèle la plus nocive pour les écosystèmes. la même plante (bien souvent des cultures de rapport comme le maïs, le blé, le colza) est cultivée le plus longtemps possible sur les mêmes terres afin de maximiser les profits. C’est l’utilisation d’engrais de synthèse qui l’a permis car, autrement, le sol ne pourrait pas fournir très longtemps. Cette méthode épuise les terres, et elle se solde par l’utilisation annuelle d’environ 165 millions de tonnes d’engrais dans le monde.

Outre ce recours très répandu à des engrais nuisibles, l’agriculture à grande échelle utilise des pesticides chimiques, qui accroissent la pression sur les écosystèmes. Il en résulte fréquemment la disparition de tout ou partie de la couche arable, une baisse de fertilité des sols, une pollution irréversible des eaux de surface et des nappes phréatiques, et aussi une perte de diversité génétique.

Ces modes de production à grande échelle posent également quantité de problèmes économiques et sociaux. Cultiver des espèces hautement hybridées, non indigènes et génétiquement modifiées impose de multiplier les applications de pesticides et entraîne l’arrivée de nouvelles maladies et ravageurs des plantes. les insectes nuisibles s’adaptent aux nouvelles toxines des plantes transgéniques bt, et comme la résistance des mauvaises herbes aux pesticides se développe, leur contrôle exige des quantités croissantes de ces mêmes pesticides. L’emploi de variétés de semences particulières est de plus en plus entravé par les firmes agro-industrielles, qui contrôlent le marché des semences par le biais de brevets. Les nouvelles variétés végétales sont en général dépourvues de l’adaptabilité à des modifications environnementales imprévues que les variétés locales ont acquises avec le temps. Cela pousse à employer davantage de pesticides au lieu d’en restreindre l’application. Ces coûts s’ajoutent aux investissements en irrigation, en machines et en semences, or les rendements tendent à stagner, voire à décliner au bout d’un certain temps. de surcroît, plus l’agriculture est industrialisée, moindre est le besoin de main-d’œuvre. les habitants de la région se retrouvent ainsi très souvent privés de leur gagne-pain traditionnel.

Tout cela aboutit à une dépendance grandissante des paysans vis-à-vis des firmes agro-industrielles. la plupart du temps, en effet, le paysan qui achète leurs semences est contractuellement obligé d’utiliser leurs pesticides et engrais. C’est un problème croissant dans bien des pays, en particulier les plus pauvres. Un grand nombre de paysans ne peuvent faire face à ces exigences ; beaucoup se retrouvent avec des dettes colossales, qui les amènent à devoir céder leurs terres.

A l’opposé, l’agriculture biologique durable à petite échelle part d’une autre conception de la production agricole. ne se satisfaisant pas de la simple rentabilité économique, l’agriculture biologique se concentre sur la préservation de la qualité de l’environnement, qu’elle cherche à comprendre comme un écosystème complexe où le moindre organisme joue un rôle important. Elle s’efforce donc de tirer parti de ces interactions écologiques pour produire des aliments et d’autres denrées. Par exemple, elle recourt à certains insectes bénéfiques pour contrôler biologiquement les nuisibles. Diversité et rotation des cultures sont deux des principes fondamentaux de cette agriculture, qui exploite des savoirs issus des pratiques paysannes ancestrales, mais s’en éloigne toutefois à certains égards, car la recherche agronomique a joué un rôle important dans l’amélioration de ses méthodes. Il est donc crucial de poursuivre les recherches pour perfectionner les pratiques biologiques, notamment en matière de variétés de semences, de lutte biologique contre les ravageurs avec des espèces antagonistes, etc.

Il est couramment admis que de hauts rendements sont indispensables à la sécurité alimentaire. du coup, les partisans des méthodes d’agriculture industrielle décrites ci-dessus soutiennent que l’agriculture conventionnelle et les cultures génétiquement modifiées sont incontournables pour nourrir le monde. ils prétendent que les autres méthodes ne sauraient fournir les mêmes rendements. En réalité, comme l’attestent un certain nombre d’études, les méthodes biologiques peuvent fournir des rendements équivalents et parfois même supérieurs à ceux de l’agriculture conventionnelle, tout en étant en mesure de stopper la dégradation des terres arables et de préserver la fertilité des sols. un facteur clé de la conception de dispositifs agronomiques qui garantissent la santé de l’écosystème tout en favorisant des modes de vie « soutenables » est la connaissance du fonctionnement de l’ensemble de chaque écosystème. dans ces méthodes d’agriculture intensives en savoirs, obtenir de hauts rendements va de pair avec le respect des processus naturels présents dans un écosystème donné.

Pour arriver à satisfaire de façon soutenable les besoins nutritionnels essentiels de tous les terriens, une stratégie globale s’impose. dans les pays industrialisés, il faut désintensifier l’agriculture, employer moins d’intrants, produire (et consommer) moins de viande. dans certains pays en voie de développement, l’agriculture peut être améliorée par des méthodes agronomiques respectueuses de l’environnement : en recourant à des procédés agro- écologiques, en combinant savoirs paysans traditionnels et recherche permanente, etc. Enfin, dans les pays où le régime d’accès au foncier est défavorable (par exemple, quand la propriété des terres est ambiguë, ou pâtit d’un manque de reconnaissance juridique), des réformes agraires exhaustives et transparentes sont indispensables pour garantir l’essor d’une agriculture soutenable.

Traitement des pesticides

Mangeons-nous ce que nous récoltons ?

A l’heure actuelle, les récoltes mondiales de céréales correspondent à une moyenne annuelle d’environ 300 kg par personne. On peut en déduire qu’il existe assez de nourriture dans le monde pour que chacun mange à sa faim. Pourtant, une forte proportion de la population mondiale n’a toujours pas assez à manger. l’enjeu n’est donc pas seulement la capacité de la planète à produire les quantités nécessaires pour nourrir ses habitants, mais aussi la répartition des ressources et les disparités ou inéquités dans leur consommation.

Un nombre croissant de zones agricoles à travers le monde est affecté à la production de denrées d’exportation telles qu’aliments pour le bétail ou même agrocarburants destinés aux pays du Nord et aux économies émergentes. Il s’ensuit une diminution de la disponibilité de nourriture locale, surtout au sud. Ainsi, tandis que les pays industrialisés récoltent ou importent plus qu’ils ne peuvent manger, les pays pauvres ne peuvent souvent même plus récolter le minimum pour survivre et n’ont pas les moyens d’importer des aliments. Une meilleure répartition, plus juste, des ressources alimentaires est donc essentielle. C’est d’autant plus vrai à présent que les rendements agricoles mondiaux ont atteint un palier. Compter sur des rendements sans cesse plus élevés pour nourrir une population mondiale croissante n’est donc en aucun cas la solution.

Accroître l’utilité plutôt que les rendements. Un moyen important d’alléger la pression sur l’environnement et d’éviter de gaspiller des terres est d’améliorer l’efficacité dans l’emploi et la consommation des produits récoltés. Pour cela, il faut réorienter les cultures consacrées à l’alimentation animale ou à la production d’agrocarburants vers une consommation directe par les êtres humains, et concentrer les ressources sur la généralisation d’une agriculture non destructrice pour les milieux et ne concurrençant pas les cultures vivrières, ce qui passe en particulier par des méthodes agroécologiques pour préserver la biodiversité et la fertilité des sols. Cela nécessite un soutien des pouvoirs publics, pour veiller à une répartition équitable des ressources alimentaires et pour mettre en œuvre des politiques d’évitement du gaspillage de nourriture, avec pour objectif ultime la satisfaction des besoins nutritionnels quotidiens de tous les humains.

LE GASPILLAGE DE NOURRITURE

Comme l’eau, la nourriture est indispensable à la survie des êtres humains. il faut en moyenne 2 100 kilocalories par jour pour se maintenir en bonne santé73. éradiquer la faim dans le monde est un des objectifs du millénaire pour le développement mais, en 2010, 925 millions de terriens n’avaient toujours pas assez à manger, dont 98 % dans les pays en voie de développement. En d’autres termes : 1 personne sur 7 sur cette planète va se coucher en ayant faim chaque soir ; le poids d’1 enfant sur 4 dans les pays en voie de développement est inférieur à la normale et, dans ces pays, 10,9 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année, 60 % de ces décès étant dus à la malnutrition et aux maladies de carence. par contraste, en 2008, plus de 1,4 milliard d’adultes étaient en surpoids, comme l’étaient en 2010 plus de 40 millions d’enfants de moins de 5 ans, dans les pays industrialisés en particulier.

Le monde a de quoi se nourrir. mais nourrir tout le monde suppose de rendre une alimentation de qualité accessible à tous dans tous les pays. En même temps, il faut partout réduire les gaspillages de nourriture et la surproduction. selon un récent rapport de la FAO, l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, à l’échelle mondiale, près du tiers des aliments destinés à la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes par an, sont perdus ou gaspillés en cours de production, de transformation ou de consommation. dans ce contexte, un moyen simple d’améliorer l’efficacité de l’usage des ressources serait de réduire drastiquement les quantités de nourriture perdues. gouvernements, entreprises et particuliers doivent donc intensifier leurs efforts pour réduire le gaspillage alimentaire à un minimum.

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LE TOGO ET LA CULTURE DU COTON

Situé en Afrique de l’ouest sur la côte du Golfe de Guinée, le Togo couvre une superficie de 56 790 km2 pour une population de 6,3 millions d’habitants. deux principaux types de couverture des sols y prédominent : d’un côté, les terres cultivées (54 %), de l’autre, la savane et les forêts (44 %). les surfaces restantes sont des marécages, des zones construites (bâtiments, infrastructures…) et des prairies (graphique 5.3).

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Les zones forestières déclinent fortement au Togo depuis plusieurs années. on estime actuellement à 200 km2 par an la déforestation due à la pression démographique, à l’expansion des cultures de rapport, aux feux de brousse et à la demande de bois-énergie et de bois de construction. Cette dégradation est accentuée par les perturbations climatiques enregistrées ces dernières années (précipitations irrégulières, arrivée tardive et fin précoce de la saison des pluies, etc). les initiatives de reboisement, elles, ne récupèrent que 10 km2 de forêt par an.

L’introduction de la culture du coton au Togo remonte au milieu du XXe siècle, avec la création en 1948 d’un établissement spécifique, l’institut de recherches du Coton et des textiles Exotiques (IRCT) à Kolokopé, à proximité d’Anié. le coton moderne est surtout cultivé dans des fermes familiales, souvent très petites (moins d’un hectare).

La période de 1980 à 2010 a vu se succéder un essor et une chute notables de l’industrie du coton dans le pays. alors que, de 1980 à 2004, la surface affectée à la production de coton était passée de 290 km2 à 2 000 km2, elle a depuis décru jusqu’à 610 km2 en 2010.

En parallèle, ces dernières décennies, la production annuelle a d’abord beaucoup augmenté, passant d’environ 24 000 tonnes de coton en 1980 à un pic de 187 700 tonnes en 1998. mais les chiffres ont ensuite dégringolé, depuis 2005 surtout, et plafonnaient à 42 000 tonnes en 2010 (graphique 5.4). tant la hausse que la baisse ont surtout résulté d’un changement de superficie des zones cultivées, lui-même déterminé par le nombre de producteurs.

Avant la création d’une compagnie cotonnière appartenant à l’état, le coton était semé en association avec d’autres cultures, dont les ignames, sans engrais ni insecticides, avec un rendement de 200 à 300 kg/ha. les rendements ont nettement augmenté ensuite, passant d’environ 650 kg/ha en 1974 à 1 400 kg/ha en 1994. après quoi ils sont retombés en dessous de 1 000 kg/ha en moyenne, certains terrains persistant néanmoins à produire plus de 2 000 kg/ha.

La forte baisse des dernières années peut s’expliquer par les crises du secteur en 2005, 2006 et 2007, qui ont été provoquées par une conjonction de la hausse du coût des engrais et d’autres intrants, d’une suppression de subventions, de la chute des cours mondiaux, de retards dans les paiements aux paysans, de retards dans le règlement du coton graine, de l’absence de ristournes et d’une raréfaction des pluies.

Du coup, les paysans ont abandonné certains terrains ou sont passés à des cultures comme le maïs, l’igname, le millet et le sorgho, qui étaient très répandues avant l’introduction du coton. Toujours est-il que, depuis 2005, du fait des crises traversées par l’industrie cotonnière, les producteurs manifestent peu d’intérêt pour la culture du coton, avec une forte tendance dans tout le pays à la diversification vers des cultures de rapport du type soja, huile de palme, arachide, ananas. quoique dictée par des facteurs économiques, cette évolution peut être considérée comme positive car, les méthodes de production étant moins intensives, cela cause moins de dégradations des sols, des nappes phréatiques, etc.

Au Togo, les cultures vivrières sont le fait de paysans qui pratiquaient les jachères longues. Cela signifie qu’après avoir planté une espèce végétale donnée, on s’abstient de cultiver les champs pendant un certain temps pour permettre au sol de se reconstituer. au début de l’introduction de la culture du coton dans le pays, les terres cultivables disponibles étaient plus abondantes. les jachères longues ne posaient donc pas de problème. mais aujourd’hui, avec la hausse démographique et la quête de plus gros profits, les zones de production se sont étendues et la jachère longue ne fait plus partie des pratiques agricoles. la possibilité d’étendre les zones cultivées d’une année sur l’autre s’est beaucoup restreinte, la surface attribuée à chaque ferme étant déjà fixée.

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Problèmes créés par la culture du coton au Togo

La production conventionnelle de coton au Togo a des conséquences dommageables sur l’environnement, mais aussi pour les personnes qui travaillent dans les champs. nous en soulignerons ci-dessous les effets les plus importants.

Concernant l’impact de la culture du coton sur le sol, il est indéniable pour les paysans que le coton « tue » la terre. L’extension de sa culture amène une perte rapide de fertilité, qui requiert une alternance avec d’autres cultures. Elle érode les sols et détruit la végétation. d’où un déclin de la productivité agricole dû à l’extension de la désertification, à une moindre rétention de l’humidité et à la multiplication des trop-pleins, avec transfert de sédiments dans les fleuves et les plans d’eau.

En outre, l’utilisation à tout va de pesticides et d’engrais minéraux contribue à la pollution des sols, des nappes phréatiques et de l’atmosphère. d’où une hausse des maladies par contamination alimentaire. l’usage d’engrais a crû rapidement des années 1970 aux années 1980, et l’on estime que tous les paysans s’en servent aujourd’hui. Entre 1990 et 2010, ce sont plus de 8 millions de litres d’insecticides, et plus de 300 000 tonnes d’engrais, qui ont été répandus sur les champs togolais. avant l’introduction du coton dans le pays, le recours aux engrais minéraux et aux pesticides était quasi inexistant. depuis, les producteurs se sont mis à utiliser des engrais minéraux sur les cultures vivrières aussi.

Un autre grave problème réside dans les répercussions sur la santé des travailleurs de l’application de pesticides. parmi les symptômes immédiats ressentis par les ouvriers à chaque séance de traitement figurent migraines, maux de ventre, irritations cutanées, vomissements, vertiges, diarrhée, nausées et autres douleurs. il faut noter qu’aucun équipement de protection personnelle standard n’existe pour eux : chacun s’efforce de s’habiller de son mieux pour se préserver. le faible niveau d’instruction des paysans contribue à leur manque de sensibilisation aux dangers de l’utilisation des insecticides.

Des changements de propriétaire peuvent intervenir, par vente ou par don à une autre personne. la législation est très ambiguë quand le paysan cultive un champ loué. En l’absence de production, le propriétaire peut reprendre ses terres à tout moment, car la location s’effectue sans contrat écrit. dans la pratique, les propriétaires s’empressent souvent de reprendre les terres ou d’évincer le fermier sans préavis, et ils ont le droit de louer les mêmes terres à un autre producteur sans l’accord du précédent. Ces conflits d’usage des terres sont très fréquents, dans les préfectures de Tone et Haho en particulier.

Enfin, la pression exercée sur les forêts par la culture extensive du coton mène à une surexploitation et une déforestation, qui affectent à leur tour le climat par diminution des puits naturels de dioxyde de carbone. parmi les conséquences associées figure l’assèchement du climat dans cette région.

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