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Cette vielle terre française est un gisement d’emplois verts, tout y est minerai de croissance

Une vraie transition énergétique insuffle un gisement d’emplois non délocalisables…

Levier d’innovation, la transition énergétique devrait être une formidable opportunité de création d’emplois pérennes et non délocalisables. C’est aussi une vision d’un avenir plus serein, où l’énergie est produite et consommée plus localement, dans le respect de l’environnement, où chacun peut avoir accès à l’énergie, pour se chauffer et s’éclairer par exemple, et à un meilleur confort.

Pour caractériser cette vision, deux études publiées par le collectif montrent désormais que les emplois créés, bien répartis et non-délocalisables, seront bien plus nombreux que les emplois perdus !

La première, réalisée par le CirED-Cnrs, a analysé le contenu du scénario négaWatt en emplois directs et indirects, secteur par secteur, et a chiffré de manière précise pour chacun d’eux les créations et suppressions d’emplois : elle montre que d’ici à 2030 la transition proposée par ce scénario peut créer 632 000 emplois de plus que la prolongation des tendances et des politiques actuelles.

Sans surprise, les créations les plus nombreuses se situent dans le bâtiment grâce notamment à un programme massif de rénovation thermique. Elles font bien plus que compenser le ralentissement de l’activité dans la construction neuve que l’on connaît déjà actuellement.

Dans les transports, une profonde mutation s’opère avec un solde légèrement négatif : le développement des transports en commun et du fret ferroviaire et fluvial ne compense pas complètement la baisse de l’activité du fret routier, de l’aérien, des infrastructures routières et de l’automobile.

Enfin, les énergies renouvelables étant plus intensives en emplois que le nucléaire ou les énergies fossiles, les emplois créés dans le secteur de la production, du transport et de la distribution d’énergie sont bien plus nombreux et bien plus répartis que ceux qui sont perdus.

A cette analyse sectorielle largement positive s’ajoute ce que les économistes appellent « l’effet induit sur l’emploi »: l’une des conséquences les plus importantes de la transition énergétique est la baisse progressive des importations d’énergies fossiles jusqu’à atteindre un niveau résiduel en 2050, alors qu’elles se sont élevées en 2012 à plus de 60 milliards d’euros, un montant proche de celui du déficit de la balance commerciale de la France.

Autant d’argent économisé par les ménages, les entreprises et les collectivités qui, une fois déduit le financement des investissements nécessaires à la transition, va progressivement être réinjecté dans l’économie générale sous forme de « pouvoir d’achat » restitué aux consommateurs. Ces milliards d’euros libérés vont ainsi générer de l’activité et des emplois dans l’ensemble des secteurs de l’économie, et cet « effet induit sur l’emploi » va s’ajouter au solde des emplois directs et indirects créés et détruits dans les différents secteurs directement concernés par la transition énergétique.

Une seconde étude réalisée par l’OFCE (Office Français des Conjonctures Économiques) et l’ADEME a estimé les effets macroéconomiques de deux scénarios de transition énergétique (négaWatt et ADEME) en prenant en compte les facteurs externes permettant d’enclencher la transition énergétiques comme l’instauration d’une contribution climat-énergie qui va renchérir le prix de l’énergie

Bien qu’elle soit basée sur une méthodologie totalement différente, les résultats de cette étude sont convergents avec ceux de la première puisqu’ils aboutissent à la création de 745 000 emplois en 2050 avec le scénario négaWatt, et même à 825 000 avec le scénario « média » de l’ADEME, assez proches du précédent sur un certain nombre de points. ils sont aussi cohérents avec les 225 000 emplois dans l’isolation des logements annoncés par saint-Gobain2 ou près de 150 000 dans les énergies renouvelables d’ici 2020 prévus par le sEr3 :

Dans le modèle utilisé par l’OFCE, la baisse significative de la courbe du chômage est loin d’être le seul impact positif des scénarios ambitieux de transition énergétique sur l’économie : on peut citer également une forte réduction de la dette publique, une balance commerciale qui devient positive avant 2050 ainsi que, pour les ménages, une facture énergétique nettement inférieure et un revenu brut disponible supérieur.

Parce qu’elle mobilise des ressources physiques et humaines qui sont présentes dans nos territoires, et parce qu’elle s’appuie sur des activités très réparties et intensives en emplois non-délocalisables, la transition énergétique est donc bien plus créatrice d’emplois qu’une poursuite des politiques actuelles.

Alors que la majorité de nos citoyens correctement informés et interrogés dans le cadre de la concertation se sont massivement prononcés en faveur de la transition énergétique, ces études économiques montrent que la France a tout à gagner à se lancer dans ce vaste mouvement qui va inéluctablement concerner de plus en plus de pays. Notre pays doit saisir l’opportunité de se positionner parmi les pionniers de cette transition, de développer de nouveaux métiers au cœur des territoires et d’offrir aux salariés des secteurs qui vont perdre des emplois la possibilité de se reconvertir dans les activités d’avenir.

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© negaWatt

Et à la recherche d’emplois bleus…

Connaître le milieu marin afin d’aider le secteur, les pouvoirs publics et les chercheurs à accéder aux données et à mieux les utiliser en vue d’élaborer de nouveaux produits et services et de mieux connaître le comportement du milieu marin, c’est ainsi que ces espaces maritimes qui entourent l’Union Européenne doivent être sources de nouvelles perspectives de croissance et d’emplois pour réaliser les objectifs de la stratégie Europe 2020

Ainsi, la Commission européenne propose de créer une carte numérique des fonds marins des eaux européennes d’ici à 2020 en rassemblant toutes les données existantes dans une base de données cohérente accessible à tous. Dans un livre vert sur la «connaissance du milieu marin» adopté aujourd’hui, la Commission lance une consultation sur la manière dont cet objectif pourrait être atteint. Elle pose un certain nombre de questions, parmi lesquelles: «Comment les efforts déployés actuellement au sein des États membres peuvent-ils être transposés en un effort commun de l’UE?», «Comment développer de nouvelles technologies d’observation moins coûteuses?» et «Quelle peut-être la contribution du secteur privé?».

La nouvelle carte numérique multirésolution continue des fonds marins des eaux européennes devra présenter la plus haute résolution possible et couvrir la topographie, la géologie, les habitats et les écosystèmes. Elle devra offrir un accès à des observations et des informations à jour concernant l’état physique, chimique et biologique de la colonne d’eau et être accompagnée de données connexes concernant l’incidence des activités humaines, ainsi que de prévisions océanographiques. Toutes ces informations devront être facilement accessibles, interopérables et libres d’utilisation. Le système devra être soutenu par un processus continu d’amélioration progressive de son adéquation au but poursuivi, qui permette aux États membres d’optimiser le potentiel de leurs programmes d’observation, d’échantillonnage et d’étude du milieu marin.

Mme Maria Damanaki, membre de la Commission chargé des affaires maritimes et de la pêche, a déclaré: «L’économie européenne peut tirer parti d’une approche plus structurée de la connaissance du milieu marin. Cette approche peut améliorer la compétitivité des personnes travaillant sur nos mers et nos côtes de 300 millions € par an et générer de nouveaux débouchés équivalent à 200 millions € par an. Il est plus difficile d’évaluer les bénéfices tirés d’une réduction des incertitudes, mais nous estimons qu’une réduction de 25 % par an des incertitudes concernant l’élévation future du niveau de la mer permettrait aux autorités chargées de la protection des côtes européennes d’économiser 100 millions € supplémentaires par an. Une première série de projets pilotes a montré que cette approche était réalisable. Nous nous appuierons sur les enseignements tirés de ces projets pilotes

Les mers et les océans qui entourent l’Europe peuvent générer des emplois motivants et gratifiants qui répondent aux attentes des jeunes, fournir l’énergie propre nécessaire afin d’éviter une catastrophe climatique, être la source de protéines pour un régime alimentaire sain et permettre d’obtenir des produits pharmaceutiques ou des enzymes à partir d’organismes qui vivent dans les conditions de température, d’obscurité et de pression les plus extrêmes. De plus, l’extraction en haute mer peut répondre à la demande mondiale croissante de matières premières.

Deux évolutions sont à l’origine de ces nouvelles perspectives de croissance et d’emplois «bleus». Premièrement, la pénurie de terres et d’eau douce encourage l’homme à se tourner à nouveau vers les ressources présentes dans l’eau salée qui occupe 71 % de la surface de notre planète. Deuxièmement, les progrès rapides accomplis dans les technologies d’observation, de télémanipulation et de construction sous‑marines, développées essentiellement par l’industrie pétrolière, peuvent être utilisés dans toute une série d’autres industries naissantes dans des conditions météorologiques et océanographiques très variées.

Afin d’exploiter ce potentiel, nous devons faciliter l’accès à tous les investissements possibles. Nous devons faire baisser les coûts, réduire les risques et encourager l’innovation. Nous devons également veiller à la durabilité de cette expansion de l’économie bleue. Les ressources sont importantes mais pas inépuisables. Nous avons donc besoin de connaître l’état actuel des mers et l’évolution à laquelle on peut s’attendre. Nous devons comprendre quel sera l’impact du changement climatique sur les océans, et vice versa.

Les données sont actuellement détenues par des centaines d’institutions en Europe. Il est difficile de trouver des données sur un paramètre précis dans un domaine particulier ou d’obtenir l’autorisation de les utiliser, et la création d’un ensemble cohérent de données mutuellement incompatibles à partir de sources différentes demande beaucoup de temps. Cette situation augmente les coûts des opérateurs maritimes et implique que de nombreuses activités potentielles ne voient jamais le jour.

L’objectif de la Commission est de collaborer avec les États membres pour regrouper les ressources et les mécanismes disponibles afin de mettre ces connaissances à disposition de l’industrie, des autorités publiques, des chercheurs et de la société.

Dans sa communication de septembre 2010 intitulée «Connaissance du milieu marin 2020», la Commission a montré qu’une meilleure gestion des données et observations relatives au milieu marin permettrait de diminuer les coûts des opérations en mer, de stimuler l’innovation et de réduire les incertitudes liées au comportement futur du milieu marin.

Une première série d’actions préparatoires dans le cadre de la politique maritime intégrée de l’UE a permis la mise en place de prototypes de plateformes de données qui offrent l’accès aux données relatives au milieu marin détenues par des organismes publics européens. Six groupes de collecte thématique (hydrographie, géologie, physique, chimie, biologie et habitats physiques) ont regroupé en un réseau 53 organisations. Dans le même temps, un service de surveillance du milieu marin utilisant les satellites et les données in situ a été mis en place dans le cadre du programme européen de surveillance de la terre (GMES) afin de fournir des prévisions océanographiques, et le cadre pour la collecte de données de l’UE a établi un processus de collecte structurée des données sur la pêche. De leur côté, les États membres de l’UE se montrent également actifs dans ce domaine.

Emploi-Bleu

Un gisement considérable d’Emplois de la Croissance Verte et du Développement Durable

Après avoir évoqué le potentiel d’emplois bleus, le blog retrace la 3ème édition du Baromètre des Emplois de la Croissance Verte et du Développement Durable, menée conjointement par la CGPME, le journal l’Express et le cabinet de recrutement Orientation Durable, qui donne une cartographie des emplois verts en France.

Structurée en 4 filières liées au développement durable, la 3ème édition révèle une vision d’ensemble de l’état du marché de l’emploi pour chacune de ces filières.

– Les énergies renouvelables

– L’efficacité énergétique

– La responsabilité sociale des entreprises (RSE)

– L’audit environnemental et le management des risques environnementaux

Le baromètre semestriel d’Orientation Durable intègre les offres d’emplois recensées sur plus de 120 sites Internet, généralistes et spécialisés, à une date donnée (octobre 2012 pour cette édition).

Il propose un décryptage des tendances globales et sectorielles. La notion d’économie verte étant très large, notre analyse se concentre sur les 4 filières les plus dynamiques et impactantes en termes d’emploi.

 VOLUME GLOBAL :

2219 offres d’emplois

de la croissance verte et du développement durable fin 2012

TENDANCES :

Une progression de 75% par rapport à la seconde édition

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Les énergies renouvelables :

– Le 1er segment des emplois verts pris en compte dans ce baromètre.

– Une baisse des offres techniques (-6%), dûe aux incertitudes règlementaires et financières.

– Une très forte croissance des offres de commerciaux (+120%), due à la priorité donnée au développement.

– Un marché d’emplois qui résiste à la crise à court terme, boosté à moyen terme et incertain à long terme.

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L’efficacité énergétique :

Chronique d’un potentiel annoncé

– Plus d’un quart des offres recensées dans le cadre de ce baromètre.

– Une hausse globale de + 128 % par rapport à la 2ème vague.

– Une hausse spectaculaire pour les offres «techniques» (+ 177%) et sensible pour les offres «commerciales» (+ 72%).

– Les leviers économiques vont continuer à booster ce segment à moyen et long termes.

L’efficacité énergétique dans les PME : analyse de la CGPME

La France compte 3,5 millions d’entreprises, les TPE-PME (<250 salariés) représentent plus de 99% du total. En termes d’emploi, le cumul des PME et des ETI représente 68% des emplois en France.

Lors de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre dernier, la CGPME a rappelé dans la table ronde « efficacité énergétique » que les TPE-PME sont au cœur des changements. Elles sont présentes dans la construction, dans la fourniture de matériaux innovants ou dans la production de matériels intelligents. L’enjeu en termes de formation et de gisement d’emplois est gigantesque, à condition que les chefs d’entreprise des PME-PMI soient accompagnés par des financements adaptés et pérennes.

Deux enjeux majeurs ont été identifiés, d’une part la conservation de l’emploi au sein des TPE-PME et d’autre part le financement de la rénovation des logements. Le chantier de la rénovation énergétique est colossal et les TPE-PME sont prêtes à y répondre. Une inquiétude cependant, la CGPME sera extrêmement vigilante à ce que l’épisode malheureux du photovoltaïque ne se reproduise pas pour la rénovation énergétique.

La CGPME va s’engager pleinement dans le débat national sur la transition énergétique en y participant. Nous souhaitons que le débat en région soit aussi un lieu d’échange pour les entreprises et nous allons mobiliser les fédérations professionnelles et les unions territoriales de la CGPME pour qu’elles s’engagent dans ce débat pour l’avenir.

L’audit et le management environnemental :

Nouveau segment deviendra grand ?

– Un segment nouvellement intégré dans le baromètre.

– Le signe d’un engagement pérenne d’entreprises pionnières.

La responsabilité sociale des entreprises (RSE) :

Un segment de niche

– Une légère hausse ( + 6%) du nombre d’offres RSE (éco conception, conseil et direction DD, mobilité durable, communication et marketing durable).

– Les récentes évolutions normatives semblent davantage impacter le contour des emplois existants que le nombre de nouveaux emplois.

 

 

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Guide sur les métiers de la « croissance verte : zoom sur 50 métiers »

La secrétaire d’Etat Valérie Létard, auprès du ministre d’Etat de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, a lancé un guide intitulé : «Croissance verte : Zoom sur 50 métiers».

Sont publiés près de 50 métiers répartis en 11 filières.

Ce guide : « Croissance verte : Zoom sur 50 métiers » vient d’être publié dans le but d’établir une perception pour le grand public, toutes les professions issues du plan de mobilisation des filières et des territoires né du Grenelle Environnement.

Cet outil, qui passe en revue 50 métiers répartis en 11 filières, se veut concret et accessible à tous.

«Les métiers accessibles à tous niveaux de qualification, aux femmes comme aux hommes sont présentés chacun sur une double page présentant profils requis, niveau de formation, salaires et opportunités d’évolution»

« Pour nous aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de la publication d’un guide lambda issu d’une production interne, mais bien d’une nouvelle avancée de notre plan des métiers de la croissance verte faite en coopération avec les meilleurs professionnels des 11 secteurs de notre économie impactés par les Grenelle et la croissance verte. C’est en effet la première fois que ce ministère s’engage dans la publication d’un ouvrage portant sur ces métiers en pleine mutation »

« Nous avons choisi le terme de « Zoom » pour faire un arrêt sur image précis sur une 50 aine de métiers, sélectionnés en lien avec nos présidents de comités de filières comme étant des métiers d’avenir et pour certains, déjà en tension. Autre choix éditorial, celui de présenter les « métiers » et non plus les « filières » de la croissance verte afin de gagner de la lisibilité auprès du grand public. Bien d’autres métiers auraient pu figurer dans cet ouvrage. Notre zoom n’est donc pas un palmarès, ni une liste exhaustive de tous les métiers existants de l’économie verte. Il a en fait pour objectif d’illustrer la diversité des carrières possibles et la variété des niveaux de formation permettant de s’engager dans les parcours proposés. Il nous montre aussi et surtout que les métiers de la croissance verte, c’est une réalité. »

« Outre les métiers et leurs compétences que faut-il retenir de l’offre de formation que nous avons recensée ? 
 Que l’offre de formation existe ; 
 Qu’elle est accessible à tous les niveaux de qualification : du CAP aux masters et diplômes d’ingénieurs ; 
 Que les acteurs de la formation professionnelle (organismes de formation, OPCA,) ne sont plus dans l’expectative ou dans le questionnement : Ils adaptent leur offre de formation par métiers aux évolutions liées au développement durable », note un communiqué ministère de l’Ecologie.

 

Références : Croissance verte : Zoom sur 50 métiers

– Editeur : La Documentation Française

– 132 pages

– 18x18cm

– Prix public : 12 euros

Guide-Croissance-verte-metiers

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