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Chemins du patrimoine en Finistère

Chemins du patrimoine en Finistère

À l’extrême pointe de l’Europe et d’une péninsule étirée entre mer et océan, Chemins du patrimoine en Finistère réunit cinq sites patrimoniaux majeurs et tisse entre eux les liens d’une nouvelle politique culturelle.

L’Abbaye de Daoulas, l’Abbaye du Relec, le Manoir de Kernault, le Château de Kerjean, le Domaine de Trévarez : autant de lieux où découvrir une histoire et un patrimoine construits au fil des siècles dans une tension permanente entre traditions et modernités, enracinement local et désir d’horizons nouveaux.

À l’initiative du Conseil général du Finistère, la mise en cohérence des différents sites qui composent l’établissement contribue à l’organisation, l’équilibre et la vivacité du territoire comme à la réalisation des objectifs départementaux en matière d’accès à la culture, d’équilibre entre les pratiques culturelles traditionnelles et émergentes, de promotion d’équipes artistiques de qualité et de développement de l’attractivité touristique du département.

L’EPCC Chemins du patrimoine en Finistère décline son projet culturel sur cinq sites qui sont autant de témoignages d’époques, de modes de vie, d’activités et d’environnements différents. Ces cinq domaines ont cependant en commun d’avoir été chacun, en leur temps, des lieux de recherches et d’expérimentations visant à améliorer les savoirs et les connaissances. Bâtiments, parcs et jardins témoignent ainsi d’une osmose réussie entre un terroir et de constantes innovations liées à des apports extérieurs venus le féconder, le mettre en mouvement, le moderniser.

Fort de ce legs, Chemins du patrimoine en Finistère entend mener la protection et la valorisation de ces lieux de mémoire en les plaçant délibérément en prise avec le monde contemporain, notamment par les expositions, la médiation et la création contemporaine in situ.

Fortement ancrés dans leur terroir, les sites bénéficient de longue date d’une relation quasi affective avec la population avoisinante, qui pratique volontiers la visite du monument, participe aux animations et investit régulièrement les parcs, aux côtés de visiteurs de provenances plus lointaines. Avec le concours d’une pluralité d’acteurs – locaux, régionaux, nationaux – Chemins du patrimoine en Finistère développe les modes d’intervention et les pratiques culturelles afin de poursuivre et élargir ce dialogue à des publics aux intérêts très divers.

Chaque année, une exposition en place pendant plusieurs mois, conçue en lien avec la singularité de chaque site, propose aux visiteurs une vision renouvelée et réactualisée du patrimoine. La mise en interprétation des sites et la multiplication des actions de médiation complètent une offre culturelle pensée pour donner aux différents publics des clés de compréhension des sociétés d’hier et d’aujourd’hui, clés transposables au décodage de leurs propres univers.

Rencontrer, expérimenter…

Conférences, débats et colloques accompagnent les expositions et permettent d’approfondir les thématiques abordées en compagnie d’intervenants spécialisés. Imaginés pour placer le visiteur en situation active d’appropriation du patrimoine, les parcours découverte, visites insolites, ateliers de création et autres actions éducatives s’adressent aux grands comme aux petits.

 

L’Abbaye de Daoulas

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Ancien monastère régi de 1130 à la Révolution par les chanoines réguliers de l’ordre de saint Augustin, l’Abbaye de Daoulas conserve aujourd’hui de beaux témoignages de sa splendeur initiale, notamment l’abbatiale du 12e siècle, aujourd’hui église paroissiale, une grande vasque d’ablutions du Haut Moyen Âge et un cloître roman classés monuments historiques.

Entourée de mer et naturellement tournée vers les autres continents, la Bretagne a toujours été une terre de voyageurs. Cette réalité géographique, historique et sociologique a amené l’Abbaye de Daoulas à orienter depuis 1986 ses grandes expositions sur le thème des civilisations du monde, en privilégiant une approche anthropologique centrée sur l’être humain et la rencontre avec « l’autre ».

Un exceptionnel jardin de plantes médicinales transpose dans le monde végétal cet intérêt pour « l’ailleurs ». Inspiré des jardins monastiques du 14e siècle, il regroupe sur deux niveaux près de deux cent cinquante espèces représentatives des pharmacopées traditionnelles des cinq continents.

Clos de murs, le parc vallonné et boisé de cinq hectares abrite encore un oratoire et sa fontaine du 16esiècle.

 

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L’Abbaye du Relec

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« Fille » de Cîteaux, l’Abbaye du Relec a été fondée en 1132 auprès de la source du Queffleuth, dans les Monts d’Arrée. Dans ce paysage d’eau, de bois et de landes, les moines s’adonnent selon les règles cisterciennes à la prière, à l’étude et au travail de la terre. Les bâtiments monastiques tombent en ruine après la Révolution. Plusieurs fois modifiée, l’église romane est aujourd’hui classée monument historique.

Ces moines défricheurs ont appliqué un mode original de gestion de leur patrimoine foncier, la quévaise, qui, favorable aux paysans, a assuré la prospérité du domaine. Ils ont également conçu un système hydraulique innovant pour l’irrigation des jardins et la distribution en eau des bâtiments. Les expositions annuelles (l’hydraulique cistercienne, impact de la quévaise sur le paysage, appropriation du site au 20esiècle par la population environnante…) explorent ces liens tissés par l’abbaye avec son environnement.

Les qualités acoustiques de l’église en font un lieu particulièrement adapté à la musique vocale qui accueille chaque année le festival Arrée Voce, dédié à la musique vocale traditionnelle revisitée par des chanteurs originaires de régions diverses : Bretons, Corses, Occitans, Génois…

L’église romane, les vestiges de l’espace claustral et la fontaine monumentale sont au cœur d’un vaste espace sauvage d’un grand intérêt faunistique et floristique, paysagé par les hauts arbres et l’onde des étangs.

 

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Le Manoir de Kernault

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Construit au 15e siècle, le manoir de Kernault a conservé des traces d’architecture gothique, une maison 16e, un grenier à pans de bois 17e, une salle seigneuriale du 18e, et constitue ainsi un remarquable exemple de l’évolution d’un manoir rural au fil du temps. Au 19e, Kernault devient au un lieu d’applications expérimentales dans le domaine des techniques agricoles, ces dernières sont d’ailleurs partagées par les propriétaires du manoir avec leurs fermiers.

Lieu de transmission des savoirs et du bilinguisme breton-français, le Manoir de Kernault est au cœur du territoire exploré par Théodore Hersart de la Villemarqué, l’auteur du Barzaz-Breiz. Inscrite dans cette filiation, la programmation culturelle de Kernault est dédiée à la parole. Elle explore divers aspects au fil de ses expositions et animations autour de la parole et du conte, notamment son rayonnement hors Bretagne et son métissage avec d’autres cultures régionales européennes. Les scénographies innovantes des expositions font appel aux illustrateurs et à la médiation enregistrée d’artistes du spectacle vivant, proposant un parcours visuel et sonore au fil des pièces du manoir et hors les murs, dans le parc ouvert toute l’année.

Fidèle à sa vocation rurale, Kernault est un domaine de trente hectares avec vivier, verger conservatoire, bois et prairies, autant de lieux d’exploration de la biodiversité. Chevaux de trait bretons, vaches écossaises et moutons d’Ouessant contribuent à l’entretien écologique du site.

 

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Le Château de Kerjean

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La culture du lin et le commerce de toiles sont aux 16e et 17e siècles sources de richesse pour la région. Dans ce contexte de prospérité économique – auquel est notamment due l’éclosion des enclos paroissiaux – la famille Barbier fait construire sa demeure à la fin du 16e siècle. À la place de l’ancien manoir médiéval s’édifie un château surpassant tout ce que la région connaît en matière de demeures nobles. D’épais remparts cernés de douves et quatre tours d’angle attestent de son rôle militaire. Le colombier et les poteaux de justice, toujours visibles dans le Trevarezparc de vingt hectares, affirment la puissance de son seigneur.

Manoir breton, massif, à cour fermée, Kerjean a conservé l’aspect défensif des châteaux ayant eu à subir les guerres de la Ligue. Mais Kerjean est aussi un lieu d’agrément qui suit la mode de son siècle. Véhiculées par les traités architecturaux de l’époque, les nouvelles idées de la Renaissance s’inscrivent dans le décor des façades, façonnent le puits de la cour et la fontaine du parc, témoignant ainsi d’une mutation à l’œuvre.

Aujourd’hui restauré, le château s’explore des sous-sols aux étages, régulièrement investis par des expositions, salons, conférences et spectacles. Le nouveau cycle d’expositions a pour objet d’explorer les singularités culturelles de la Bretagne, via la multiplicité des regards qui lui sont portés, des emprunts qui lui sont faits, et constitue autant d’apports à la question de l’identité bretonne, notion dynamique en perpétuelle mouvance et redéfinition.

 

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Le Domaine de Trévarez

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Sous son enveloppe architecturale néogothique – style en vogue dans la seconde moitié du 19e – le « château rose » de Trévarez, construit par le politicien James de Kerjégu entre 1893 et 1907, cache les éléments techniques les plus novateurs de l’époque : structure métallique, électricité, chauffage central par canalisations d’eau chaude, téléphone intérieur, ascenseur, monte-charge… Reconnu « Patrimoine du 20e siècle » en 2004, le domaine de Trévarez a également été labellisé « Jardin remarquable » en 2006 pour son parc créé en 1900, dans le « style mélangé » alors caractéristique des jardins français.

Dans un environnement rural où l’on s’éclaire à la lampe à pétrole et où l’on va chercher l’eau au puits, le château de Trévarez et son parc surgissent ex nihilo en Centre Bretagne tels de parfaits emblèmes du luxe, du confort, du progrès. Gravement endommagé lors de la seconde guerre mondiale, le château ne se visite que partiellement. C’est l’architecture végétale du parc de quatre-vingt-cinq hectares qui s’explore, structurée en jardins et scènes paysagères distribués tout au long des allées. Trévarez abrite des collections d’intérêt national de rhododendrons, azalées, camélias et hortensias.

Les écuries du château accueillent sous une immense verrière diverses expositions dont celles d’artistes en résidence. Médiateur entre le public, le site à ciel ouvert, les gens qui y travaillent, l’artiste propose une approche contemporaine de ce lieu patrimonial selon une perception renouvelée par son regard, son travail, son oeuvre.

 

 

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EPCC Chemins du patrimoine en Finistère

21, rue de l’église

B.P. 34 – 29460 DAOULAS

www.cdp29.fr

T 02 98 25 98 00

F 02 98 25 97 64

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