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En 7 ans, le nombre de chômeurs en situation de handicap a augmenté de près de 130%

En 7 ans, le nombre de chômeurs en situation de handicap a augmenté de près de 130%

En 7 ans, le nombre de chômeurs en situation de handicap a augmenté de près de 130%

Près d’un demi-million de chômeurs en situation de handicap à fin 2015 !

C’est un bilan désastreux qui a émergé à l’occasion de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées. Face à cette aggravation continue, l’Association des paralysés de France (APF) s’est alarmée de l’inertie des acteurs en charge du sujet.

La politique d’emploi des personnes en situation de handicap est un des échecs de la loi du 11 février 2005. Jusqu’à quel point cette situation inacceptable sera-t-elle tolérée ? Le parcours du combattant pour l’accès à la formation et à l’emploi en milieu ordinaire, l’accompagnement insuffisant des personnes en situation de handicap au cours de leur insertion professionnelle et un contexte peu favorable au maintien dans l’emploi poussent l’APF à s’interroger sur l’évolution des politiques de l’emploi des personnes handicapées à court et moyen terme.

Dans ce contexte, l’APF, actrice de la société civile :

appelle à une véritable prise en compte politique à travers le lancement d’un plan d’action d’envergure de lutte contre le chômage des personnes en situation de handicap ;

se mobilise également pour proposer des solutions citoyennes, innovantes et durables, notamment via son réseau professionnel et ses entreprises adaptées.

+130% d’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi en 7 ans
468421 demandeurs d’emploi en situation de handicap fin juin 2015
46% des demandeurs
d’emploi en situation de handicap âgés de 50 ans et + contre 23% pour l’ensemble des publics.
57% de demandeurs d’emploi le sont depuis plus d’1 an contre 45% pour l’ensemble des publics.
779 jours d’ancienneté d’inscription au chômage contre 559 jours pour l’ensemble des publics
75% ont un niveau inférieur au BAC contre 56% pour l’ensemble des publics.
Source : Pôle Emploi

situation de handicap

Chômage, 7 ans de naufrage !

En sept ans, le nombre de chômeurs en situation de handicap a augmenté de près de 130%, de 205 864 en 2007, il atteindra fin 2015 près d’un demi-million !

Fin octobre 2015, plus de 480 000 demandeurs d’emploi en situation de handicap étaient dénombrés. Un chiffre alarmant, qui reflète un insupportable gâchis économique et social.

En 2014, l’APF tire la sonnette d’alarme. En 2015, l’APF exige que des solutions soient proposées face au

naufrage de la politique d’emploi.

Les difficultés structurelles persistent pour les demandeurs d’emploi en situation de handicap :

Chômage longue durée : 57% sont au chômage depuis plus d’un an, cette durée va en s’allongeant. En moyenne, un demandeur d’emploi en situation de handicap est au chômage 200 jours de plus que les autres et connaitra au moins 2 ans de chômage.

Niveau de formation et de qualification fragilisant sur le marché de l’emploi : seul un quart des personnes en situation de handicap en recherche d’emploi ont un niveau supérieur ou égal au baccalauréat.

Insuffisante diversité des métiers : des secteurs déficitaires en termes d’offre, un marché du travail sélectif, des positionnements stéréotypés, une connaissance insuffisante des métiers ne facilitent ni l’accès ni le maintien en emploi.

Aux vues de ces éléments, le fossé entre l’offre et la demande d’emploi ne cesse de s’élargir.

Un taux de chômage deux fois plus élevé que pour le reste de la population (21%).

Le taux d’inactivité (rapport entre le nombre d’actifs (occupés et chômeurs) et la population de la classe d’âge considérée) des personnes en situation de handicap reste très élevé : moins de la moitié des personnes reconnues en situation de handicap travaillent (Données DARES 2013) (44% contre 71% pour la population générale).

En dépit des constats négatifs, il ne faut pas oublier que l’emploi des personnes en situation de handicap reste tout de même un secteur dynamique.

Près de 600000 personnes travaillent aujourd’hui en milieu ordinaire de travail dans un établissementprivéoupublicde20salariésetplus. S’yajoutentlespersonnestravaillantdansdes entreprises de moins de 20 salariés : population estimée à plus de 150 000 personnes.

La présence des personnes handicapées en emploi a progressé significativement au cours de la période 2007 – 2013 :

+ 100 000 personnes en emploi dans le privé,

+ 30 000 dans le public

Toutefois cette tendance (cf. graphique ci-dessous) semble s’essouffler. Les données DARES 2013 montrent ainsi une baisse du nombre de personnes en emploi dans le secteur privé (361 700 contre 370 900). S’agit-il de l’amorce d’une inversion de la tendance ?

situation de handicap1

Y-aura-t-il demain davantage de chômeurs handicapés que d’actifs en situation de handicap en emploi ?

L’APF dénonce les conséquences humaines, sociales et économiques de cette situation, ceci dans un contexte de baisse des ressources susceptibles d’être dévolues à l’accompagnement vers et dans l’emploi des personnes en situation de handicap.

Les besoins croissent, les moyens baissent… L’équation devient complexe !

Et pendant ce temps, les ponctions continuent sur les deux Fonds : le Projet de loi de finances pour 2016 a continué la ponction de 28M€ par fonds, soit 56M€ au total, amorcée en 2015.

A termes, 168M€ ont été prélevés par l’Etat sur l’Agefiph et le FIPHFP au détriment de l’action pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

Pour quelle(s) action(s) supplémentaire(s) ?

A ce jour, aucune transparence quant à leur utilisation n’a été faite. Les données statistiques disponibles et les bilans présentés au titre du PLF n’expliquent pas comment la ponction exercée en 2015 a eu un impact pour le développement de l’emploi des personnes en situation de handicap.

La baisse de la collecte du FIPHFP et de l’Agefiph est inquiétante tant la politique publique a été déléguée à la gestion de ces deux fonds. Il est temps de rechercher un nouvel équilibre dans l’équation sous peine de voir le système actuel imploser.

Face à ces constats : l’action est la seule solution !

situation de handicap2

L’emploi en milieu ordinaire: des politiques publiques inefficaces.

Constats

L’accès et le maintien dans l’emploi des personnes en situation de handicap est difficile et précaire faute d’accès à la formation et du manque d’actualisation de la représentation du handicap. Le contexte économique et social plombe l’horizon et le maquis des dispositifs est loin d’être simplifié. Le nombre de personnes handicapées au chômage a explosé ces dernières années (+130%) alors qu’aucune action d’envergure pour lutter contre cette situation n’a été prise. L’emploi des personnes en situation de handicap suscite de l’intérêt mais se heurte encore à de trop nombreux freins (réticences, préjugés, choix professionnels limités, découragement…)

Revendication

Après 30 ans de politique d’emploi pour les personnes handicapées les résultats restent encore peu probants. L’APF souligne la nécessité de se pencher efficacement sur les leviers majeurs de l’emploi.

Des moyens conséquents ont été investis pour des résultats en demi-teinte. Le système est-il dépassé ? Chaque année la situation de l’emploi des personnes en situation de handicap se dégrade! Le demi-million de chômeurs en situation de handicap devrait être atteint fin 2015 ! Ce rythme effarant impose de « faire autrement ».

Il faut réformer un système inadapté aux besoins des personnes en situation de handicap. L’APF appelle à un plan pluriannuel exceptionnel de lutte contre le chômage des personnes en situation de handicap.

L’emploi des personnes en situation de handicap se précarise, les difficultés d’accès et de maintien ne sont plus à souligner et restent encore entouré d’idées caricaturales. Alors que le chômage des personnes en situation de handicap s’apprête à franchir une barre inacceptable, la place des personnes handicapées dans l’emploi en milieu ordinaire semble plus que jamais remise en cause. Chômage galopant, mais aussi difficultés récurrentes d’accès à la formation et à la qualification, et fragilisation dans l’emploi limitent les chances de participation à la société inclusive que l’APF appelle de ses vœux.

Aucune action d’envergure pour lutter contre le chômage n’a réellement été menée au cours des dernières années : le chômage des personnes en situation de handicap explose (+130%), tandis que les moyens d’accompagnement des intermédiaires de l’emploi évoluent à la marge. Il est temps de prendre la mesure de la catastrophe. L’envol de la courbe, c’est bien maintenant ! Les actions conduites sur le champ de la prévention de la désinsertion professionnelle restent au mieux timides, les dernières études montrent qu’une déclaration d’inaptitude est synonyme dans 94% de licenciement et cet arbre cache la forêt des fins de contrats, des démissions ou des ruptures conventionnelles qui masquent des tensions liées à l’état de santé des salariés sur le champ de l’emploi.

Les dernières mesures prises par le gouvernement visent davantage la simplification et la diversification des moyens permettant d’atteindre le quota, surtout au moyen de l’emploi indirect (Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances dite Macron du 5/8/2015).

Cette stratégie démultiplie les mesures de déduction de l’obligation d’emploi lesquelles :

– favorisent l’atteinte du quota (lié au taux de 6% – obligation d’emploi),

– diminuent les ressources disponibles,

– diluent la responsabilité, sans pour autant contribuer efficacement à l’accès à l’emploi direct.

L’APF souligne la nécessité d’agir pour l’emploi direct. Il est indispensable de se pencher efficacement sur :

– les freins réels à l’emploi,

– la question du travail et du handicap en entreprise (dans le secteur privé et public),

– l’offre d’accompagnement vers et dans l’emploi pour toutes les entreprises quelle que soit

leur taille, – les ponctions sur les fonds de l’Agefiph et du FIPHFP.

L’emploi des personnes en situation de handicap : un intérêt, encore trop marqué par des freins et des réticences.

La perception des entreprises, du management (top management ou management de proximité), des collègues, reste encore trop négative, notamment dans un contexte de tension au sein des entreprises et d’intensification du travail. Ces représentations nuisent encore aujourd’hui à la démarche d’insertion ou d’évolution professionnelle. Questions de performance ? De formation ? D’évaluation des conséquences du handicap ? D’organisation? Sensibiliser, former à la question, n’élude pas toujours l’inquiétude des employeurs mais permet de l’atténuer. Accompagner le demandeur d’emploi, le salarié, l’employeur permet de sécuriser le parcours vers et dans l’emploi.

Les acteurs de l’insertion professionnelle ne sont quant à eux ni exempt de maladresses, ni toujours organisés de façon optimale.

Les domaines d’activités : des préjugés durables et pénalisants

Les choix professionnels des personnes en situation de handicap sont trop limités. L’aide à la diversification des choix professionnels, l’aide à la formation et à la qualification sont des leviers indispensables à activer. Certains secteurs porteurs restent déficitaires du fait de l’image du métier (préjugés, stéréotypes, appréhension), des qualifications et compétences attendues, de la représentation négative du handicap ou des modes spécifiques de recrutement. La diversification des choix professionnels est un véritable challenge.

Le malaise des demandeurs d’emplois en situation de handicap

La recherche d’emploi en milieu ordinaire est un sport d’endurance : la distance est longue et les obstacles nombreux. Cette situation s’avère usante et démoralisante pour les personnes concernées: motivation parfois en berne, volatilité des dispositifs et des mesures d’accompagnement mis en œuvre par les pouvoirs publics, durées d’attente (pour entrer dans les dispositifs), difficultés techniques (financement de la formation, rémunération des stagiaires de la formation professionnelle, etc). Toutes ces difficultés freinent parfois même les plus volontaires. L’accent doit impérativement être mis sur l’accompagnement et la formation.

La ténacité doit devenir une seconde nature, pour effacer la colère, le dépit, le découragement, quand, aux refus ou à l’absence de réponse des employeurs, viennent se greffer de multiples problématiques périphériques et environnementales : chaine d’accessibilité (du trajet au potentiel lieu de travail), niveau des rémunérations, conditions de travail, évolution professionnelle. Autant de facteurs de dissuasion qui renforcent le sentiment d’exclusion de ces personnes.

Des progrès intéressants, mais toutefois insuffisants…

Des progrès sont enregistrés en termes d’accès à l’emploi, de sensibilisation à la problématique du maintien dans l’emploi et de formation des acteurs, mais ils ne permettent pas de pallier la crise actuelle de l’emploi et l’inertie ambiante.

« Comment faire autrement ? »

Face à ces constats, l’APF estime qu’il est plus que jamais indispensable de réinterroger les méthodes liées aux pratiques d’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap en posant la question suivante.

L’emploi adapté ou protégé : une réponse complémentaire efficace, qui requiert des moyens appropriés

Constats :

Il aura fallu 5 ans pour mettre en place le pacte pour l’emploi des entreprises adaptées prévu initialement pour 3 ans, visant le développement de 3000 emplois salariés en entreprises adaptées.

Le transfert du financement des ESAT dès 2017 vers l’assurance maladie (ONDAM) devrait faciliter les parcours des personnes handicapées, il s’agit d’une grande réforme concernant les ESAT. Le plan de création de places promis en 2008 a été gelé : 4000 places restaient à créer. Aucune évolution significative n’a été constatée.

Revendications :

L’APF plaide pour le lancement d’un pacte pour l’emploi en entreprises adaptées de seconde génération afin de doter le secteur des moyens nécessaires aux besoins de certains demandeurs d’emploi en situation de handicap et adaptés à la dynamique du secteur.

L’APF demande également que les moyens dévolus aux ESAT soient sanctuarisés dans le temps et qu’une évaluation des besoins d’accompagnement et d’investissement soit menée.

Le pacte pour l’emploi des entreprises adaptées

Il aura fallu 5 ans à l’Etat pour réaliser un engagement qui visait le développement de 3 000 emplois salariés en entreprises adaptées sur 3 ans (2012/2014).

Le gouvernement a bien inscrit les derniers 500 aides au poste dans le cadre du PLF pour 2016. Engagement tenu, mais ténacité des organisations indispensables dans cette période de tension budgétaire. C’est ainsi toute la vigilance d’un secteur qui a été nécessaire pour le faire respecter. Il s’agit néanmoins dans cette période d’un effort conséquent pour le gouvernement que l’APF salue, alors que les autres budgets étaient revus à la baisse. Il s’agit d’un investissement également puisque ce sont 3000 emplois qui ont été créés s’ajoutant ainsi aux 28 000 existants.

L’efficacité du dispositif n’est plus à démontrer.

Notre ambition pour demain ? Disposer d’un pacte de seconde génération afin de doter le secteur des moyens nécessaires à sa dynamique et de répondre aux besoins de certains demandeurs d’emploi en situation de handicap.

Le secteur protégé attend un pilotage et des moyens

La grande réforme concernant les ESAT du transfert du financement des ESAT dès 2017 vers l’assurance maladie (ONDAM-mesure PLFSS 2016) aura deux vertus principales :

faciliter les parcours des personnes handicapées

favoriser une forme de fongibilité des crédits.

Cette mesure qui devrait être neutre financièrement pour les établissements, comme pour l’État et pour l’assurance maladie, doit néanmoins nous conduire à une véritable vigilance. Les ESAT répondent efficacement aux besoins de plus de 160 000 personnes en situation de handicap en France.

L’APF mobilisée pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

Dans ce contexte morose, l’APF a choisi d’investir et d’agir : l’association se mobilise, crée, innove et multiplie les initiatives en faveur de l’emploi en milieu ordinaire, adapté et protégé.

La convention triennale APF-Agefiph : socle d’une action commune en faveur de l’emploi des personnes en situation de handicap

L’APF et l’Association pour la Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées (Agefiph) ont signé une convention nationale triennale le 16 septembre 2015.

La finalité de ce partenariat : proposer des solutions concrètes et soutenir le réseau APF pour favoriser l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap et des employeurs du secteur privé.

Cette convention mobilisera l’ensemble des acteurs du réseau APF et bénéficiera des compétences de l’Agefiph autour de trois axes majeurs :

Le développement de l’information sur les dispositifs, les acteurs et les mesures de l’Agefiph ;

L’amélioration et l’harmonisation de la qualité des actions de sensibilisation menées par l’APF ;

La contribution à une meilleure visibilité et la valorisation des actions de l’APF pour l’emploi des personnes en situation de handicap.

Cette démarche volontariste permettra la constitution d’un réseau de 200 personnes ressources formées, informées et outillées au sein de l’APF sur l’ensemble du territoire métropolitain, efficace pour soutenir l’accès et le maintien en emploi en milieu ordinaire dans le secteur privé des personnes en situation de handicap. Ce réseau sera l’interlocuteur des personnes en situation de handicap, des employeurs du secteur privé, des acteurs locaux et des pouvoirs publics en matière d’accès à l’emploi en milieu ordinaire.

L’espace emploi APF, facilitateur de lien entre demandeurs d’emploi et entreprises.

Fin 2013, l’APF lançait un espace emploi dédié aux personnes en situation de handicap sur son site internet : www.apf.asso.fr/espace-emplois

Ce jobboard spécialisé a pour but de mettre en relation les employeurs du secteur privé et public désireux de recruter des salariés en situation de handicap et les personnes en situation de handicap à la recherche d’un emploi, d’une formation en alternance ou d’un stage.

L’Espace Emploi APF permet aux entreprises de faire connaitre leur entreprise, leurs métiers et de rendre certaines offres plus lisibles en publiant en ligne gratuitement des offres d’emploi sur l’ensemble du territoire national.

Les personnes en situation de handicap peuvent postuler aux offres en ligne, adresser des candidatures spontanées, déposer leur curriculum vitae et les rendre visibles auprès des entreprises partenaires.

Toute personne en situation de handicap, quel que soit son handicap, peut s’inscrire sur le site pour rechercher un stage, une formation en alternance ou un emploi en CDI ou CDD.

APF Entreprises : la volonté d’une politique sociétale moderne axée sur l’insertion professionnelle durable des personnes en situation de handicap

APF Entreprises propose une démarche engagée en faveur de la politique de responsabilité sociétale des entreprises. Elle s’inscrit dans l’air du temps en répondant aux enjeux citoyens et sociétaux actuels et donne l’opportunité

aux travailleurs en situation de handicap d’évoluer dans le milieu du travail en vue d’une insertion professionnelle durable.

Constitué de 24 entreprises adaptées (EA), de 25 établissements et services d’aide par le travail (ESAT) au sein de l’Association des paralysés de France, APF Entreprises est le premier réseau français dans le secteur du travail protégé et adapté. Actif dans le champ de l’économie sociale et solidaire, la Direction APF Entreprises est sensible aux tendances sociétales et environnementales.

APF Entreprises emploie plus de 3900 personnes dont 3200 en situation de handicap. APF Entreprises parvient, par son approche interactive auprès des grands donneurs d’ordre du marché et en dépit du contexte, à combiner l’action sociale à l’objectif économique.

Son implantation nationale (présence sur 42 sites partout en France) lui permet de répondre aux besoins des grands groupes comme des PME. APF Entreprises démontre ainsi que le secteur du handicap est capable d’offrir un savoir-faire d’une haute technicité et une maîtrise des métiers satisfaisants aux donneurs d’ordre les plus exigeants. Réseau organisé et ouvert, APF Entreprises déploie une offre de services diversifiée aussi bien tertiaire (communication, services administratifs, gestion documentaire) qu’industrielle (électronique, électrotechnique, logistique, mécanique) et apporte une réponse de qualité à toutes les entreprises soucieuses d’intensifier leur levier sociétal.

Focus sur deux entreprises adaptées qui situent l’association dans l’air du temps et au cœur des thématiques modernes.

Les revendications de l’APF : BILAN & PERSPECTIVES

L’APF s’élève contre l’inertie des acteurs et déplore une situation qui se dégrade. L’association s’efforce de proposer des solutions concrètes, notamment à travers son réseau et interpelle les acteurs concernés. L’APF revendique plus globalement un véritable plan d’action pour l’accès, le retour et le maintien dans l’emploi.

REVENDICATIONS

1 L’arrêt de la « course au quota » :

L’APF demande que la priorité revienne à l’emploi direct dans le cadre de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH).

L’APF demande l’arrêt des diverses mesures ou tentatives d’émiettement des réponses à l’OETH qui aujourd’hui prennent le pas sur l’emploi direct.

2 Le lancement d’un plan d’action pluriannuel de lutte contre le chômage des personnes en situation de handicap comprenant :

– Un programme exceptionnel d’accompagnement renforcé des demandeurs d’emploi

– Un plan dynamique et volontariste de formation et d’accès à la qualification des demandeurs d’emploi en situation de handicap

– Un plan pluriannuel de développement de l’emploi en Entreprises Adaptées

– Un pilotage resserré des ESAT et l’attribution des moyens ad hoc sanctuarisés respectueux du plan de développement programmé en 2008.

3- Un plan pour le maintien dans l’emploi et pour la sécurisation des parcours professionnels incluant :

– Un volet relatif à la sécurisation des accompagnements : par l’instauration d’un droit à l’emploi accompagné (suites du rapport parlementaire Le Houerou) et l’adaptation du compte personnel d’activité ;

– Un volet relatif à la prévention de la désinsertion professionnelle s’appuyant notamment sur le plan santé au travail (PST 3).

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