Browse By

Les sols de très bonne qualité agronomique représentent environ 35 % des surfaces agricoles artificialisées entre 2000 et 2006

Les sols de très bonne qualité agronomique représentent environ 35 % des surfaces agricoles artificialisées entre 2000 et 2006

L’artificialisation des sols de grande valeur agronomique est irréversible. À l’origine de l’imperméabilisation des sols, elle génère de nombreux impacts sur l’environnement : ruissellement et érosion (inondation, coulée d’eau boueuse, transfert de contaminants vers les cours d’eau), déstockage rapide de carbone lorsque le sol reste nu, fragmentation des habitats naturels.

En France métropolitaine, les sols de très bonne qualité agronomique représentent environ 35 % des surfaces agricoles artificialisées entre 2000 et 2006 (source CORINE Land Cover). Dix régions (Aquitaine, Bourgogne, Haute-Normandie, Île-de-France, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord – Pas-de-Calais, Pays de la Loire, Rhône-Alpes) sont particulièrement concernées. L’artificialisation de leurs sols agricoles porte entre un tiers et un peu moins de deux tiers des cas sur les sols ayant les meilleures potentialités agronomiques. En revanche, en Auvergne, Corse et Franche- Comté, les sols de qualité agronomique intermédiaire sont les plus touchés, puisqu’ils représentent entre un quart et un peu plus de la moitié des sols agricoles artificialisés entre 2000 et 2006. Enfin, en Limousin, Picardie et Poitou-Charentes, les sols de moindre qualité agronomique sont les plus concernés.

artificialisation2

L’artificialisation des sols engendre une perte de ressources naturelles et agricoles généralement irréversible. La destruction et la fragmentation des milieux naturels qu’elle génère sont défavorables à de nombreuses espèces.

Les zones artificialisées occupent près de 5,1 millions d’hectares en 2014, soit environ 9,3 % de la métropole. La moitié correspond à des sols revêtus ou stabilisés (routes, parkings), dont l’imperméabilisation a notamment des impacts négatifs sur le cycle de l’eau et son écoulement en cas de fortes précipitations. Les espaces artificialisés se sont étendus d’environ 540 000 hectares entre 2006 et 2014, en grande partie aux dépens de terres agricoles, mais aussi des milieux forestiers et des landes.

artificialisation4

En 2014, les terres agricoles (sols cultivés ou surfaces toujours en herbe) occupent 51 % de la surface de la France métropolitaine, les espaces boisés, milieux semi-naturels ou surfaces en eau un peu moins de 40 % et les sols artificialisés 9,3 %. Ces derniers occupent ainsi 5,1 millions d’hectares en métropole en 2014. Deux tiers de ces sols artificialisés sont imperméabilisés (sols revêtus et stabilisés, sols bâtis), contre un tiers de sols non imperméabilisés (jardins, terrains de sport et sols nus).

Entre 1993 et 2000, l’artificialisation annuelle des sols portait en moyenne sur 61 000 hectares (ha), soit l’équivalent de la surface d’un département tous les dix ans. Entre 2006 et 2014, la dynamique se poursuit, puisqu’en moyenne 60 000 ha disparaissent chaque année. Elle ralentit cependant après 2008, notamment en raison de l’impact de la crise économique sur le secteur de la construction. Les politiques locales d’urbanisme (loi portant engagement national pour l’environnement et loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche, 2010) ont également permis de préserver les espaces agricoles, naturels et forestiers.

Entre 2006 et 2014, l’artificialisation des sols s’est faite pour deux tiers aux dépens des sols agricoles. Ces derniers ont ainsi perdu en moyenne 70 000 ha/an depuis 2006.

artificialisation1

En 2014, la France métropolitaine compte 64 millions d’habitants et 34 millions de logements. Depuis 2006, la population a progressé deux fois moins vite que le nombre de logements, respectivement + 4 % et + 9 %. Le nombre de personnes par logement poursuit sa diminution, du fait du vieillissement de la population et de l’évolution des modes de vie.

La surface au sol occupée par l’habitat représente près de la moitié des surfaces artificialisées ; elle progresse plus vite que la population et le nombre de logements : + 11 % en 8 ans. L’habitat individuel occupe près de 95 % des surfaces mobilisées par l’habitat. Depuis 2006, les surfaces consacrées aux logements collectifs croissent toutefois plus fortement que celles affectées aux logements individuels.

Dans le même temps, les réseaux de transport terrestre (routes, autoroutes, voies ferrées) poursuivent leur extension (+ 11 %) et dans une moindre mesure, les espaces affectés aux activités industrielles. Ceux destinés aux activités tertiaires (hors services publics et loisirs) sont en très forte augmentation (+ 21,5 %).

artificialisation3

One thought on “Les sols de très bonne qualité agronomique représentent environ 35 % des surfaces agricoles artificialisées entre 2000 et 2006”

  1. Pingback: Les sols de très bonne qualité ag...
  2. Trackback: Les sols de très bonne qualité ag...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Translate »