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Un bâtiment de proue face à la rade de Lorient : LA MAISON DE L’AGGLOMÉRATION

Un bâtiment de proue face à la rade de Lorient : LA MAISON DE L’AGGLOMÉRATION

LA MAISON DE L’AGGLOMÉRATION, un phare stratégique pour l’avenir du territoire lorientais … Inaugurée en octobre 2014, la Maison de l’Agglomération devient le phare stratégique pour l’avenir du territoire lorientais. Ouverte à tous, elle est à disposition des habitants, des associations, une balise citoyenne..

Lieu d’implantation des magasins de la Compagnie des Indes, lieu administratif et d’hébergement de la Marine Royale puis de la Marine nationale, le Péristyle est un lieu qui porte en lui l’histoire de Lorient. Une histoire profondément marquée par le rôle joué par l’Etat dans l’économie du territoire. Berceau historique de Lorient avec l’implantation de la première Compagnie des Indes, le Péristyle bénéficie d’une ouverture exceptionnelle sur la rade de Lorient. En 1666, Louis XIV choisit cet endroit pour héberger le port de la Compagnie des Indes orientales. C’est d’ici que partaient et revenaient ces navires, les cales pleines de précieux produits rapportés d’Asie, d’Afrique et des Amériques (soieries, thé, café, porcelaines…). Les ventes avaient lieu dans des magasins situés sous des arcades, face au Scorff (d’où le nom de Péristyle).

A la fin du XVIIIe siècle, la belle aventure prend fin, la marine reste la seule usagère du port. Commence alors l’essor industriel de la construction navale. Les heures sombres de la Seconde Guerre mondiale verront le quartier réquisitionné par le IIIe Reich pour mener à bien ses opérations navales. Il est presque entièrement détruit lors des bombardements alliés. A la libération, la Marine Nationale réintègre le péristyle. Durant cette période et jusqu’en 2000, le quartier est entièrement dévoué à la Navale. Ses pontons accueillent les navires en escale et ceux destinés à l’exploitation du plan d’eau militaire de la rade. Cédé à la ville en 2007, l’Enclos du port et le Péristyle reviennent dans le domaine public. Les Lorientais se réattribuent progressivement le quartier, prétexte à de belles ballades sur les traces de la Compagnie des Indes : l’hôtel Gabriel et ses jardins, la Tour de la découverte, les deux moulins à blé du

XVIIe siècle sur la montagne du Faouëdic, etc. Cette cession de 7.5 hectares en centre-ville et en bord de mer marque le coup d’envoi d’un projet d’aménagement ambitieux par la ville de Lorient.

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Accessible à tous, ce quartier associera bientôt habitats, commerces, services publics, équipements, tout en réservant des espaces publics généreux : une esplanade, des quais et des jardins pour se balader. Ouvert sur le littoral, il doit permettre à tous d’en profiter pleinement. Premier emblème visible de ce renouveau, la Maison de l’Agglomération, intégrée dans la vie de la cité, contribue aussi au renouvellement citadin de Lorient.

A proximité immédiate de la Maison de l’Agglomération, un deuxième bâtiment, l’Anoriante a été inauguré en 2015. Construit par la filiale immobilière du Crédit Agricole, il comprend des appartements dans les étages supérieurs, des commerces et les services de l’Espace info habitat au rez-de-chaussée. Cet immeuble de cinq niveaux, résolument contemporain, est en harmonie avec les façades de l’immeuble voisin, la Maison de l’Agglomération. Cerclé de balcons, de terrasses et de loggias en verre, le bâtiment jouera sur la transparence et la légèreté. Le rez-de-chaussée de 1 000 m2 sera destiné aux activités commerciales et le premier étage aux bureaux. Les quatre étages supérieurs seront répartis en logements, pour 50% en accession à coût abordable et en logements locatifs sociaux. Le reste est en accession libre. Les toitures terrasses seront végétalisées participant ainsi à une démarche environnementale (BBC). Des stationnements spécifiques pour les véhicules électriques (recharges) seront prévus.

Au point de confluence où se rejoignent les 25 communes du territoire, des plus terriennes aux plus maritimes, la Maison de l’Agglomération rassemble aujourd’hui l’ensemble de ses services jusqu’ici dispersés. Emblématique de la reconquête du Péristyle à Lorient, elle est ouverte à tous, pour une visibilité et une qualité de service améliorées. Premier bâtiment d’un quartier en devenir, la Maison de l’Agglomération s’inscrit dans le projet de ville durable qui prend en compte des critères qualitatifs et environnementaux comme la maîtrise de la demande énergétique, la haute qualité environnementale, les énergies renouvelables, les circulations douces, la qualité de l’air, la participation des habitants.

Avec les débuts de l’intercommunalité, il y a 40 ans, Lorient Agglomération a hérité de huit structures et bâtiments dispersés sur le territoire : mairie de Lorient, place Jules Ferry, cours de Chazelles, l’Orientis (double implantation), rue Monistrol, la Découverte à Lorient, Technellys à Lanester. Une dispersion qui ne favorise ni le travail en commun, ni les économies d’échelles, ni la visibilité pour le citoyen. Le bâtiment est autofinancé à plus de 80 % grâce aux économies de fonctionnement liées à la performance énergétique haute qualité environnementale du bâtiment et au déménagement des huit sites vers ce lieu central. La réalisation de la Maison de l’Agglomération facilite le quotidien des agents et l’organisation des services. La rationalisation des coûts (téléphoniques, informatiques, déplacements, etc.) et la mutualisation des moyens sont des effets induits positifs. Le bâtiment accueille 278 agents sur les 615 que compte Lorient Agglomération.

En 2015, 30 agents de la Direction de la planification et du droit des sols sont venus rejoindre le site. Ils sont regroupés avec l’ADIL (Agence Départementale pour l’Information sur le Logement) et l’ALOEN (Agence locale de l’énergie de Bretagne sud) au sein de l’Espace Info Habitat au rez-de-chaussée du bâtiment L’Anoriante, en cours de construction, situé à côté de la Maison de l’Agglomération. Les 307 autres agents, dédiés à l’exploitation et qui travaillent en extérieur, sont répartis sur la gestion des espaces naturels, la collecte des déchets, la gestion de l’eau et de l’assainissement notamment.

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Dessinée et conçue par le duo Jean de Giacinto et Duncan Lewis, la Laison de l’Agglomération repose sur 4 éléments fondateurs et structurants : le socle, les pilotis, le massif, les patios.

« La Maison de l’Agglomération est un bâtiment de proue face à la rade. Cet édifice singulier se veut facilement repérable et à vocation rayonnante. Notre réflexion a suivi deux mouvements, qui, s’ils apparaissent inverses et opposés, se rejoignent pourtant, s’entremêlent, pour donner naissance à l’architecture de notre proposition, tenant compte des données urbaines générales et celles spécifiques au bâtiment.

Deux mouvements :

• Un mouvement de l’extérieur vers l’intérieur, soit l’insertion dans le site du Péristyle de Lorient

• Un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur, soit les questions d’usage, de fonction.

Ces deux mouvements cohérents, se rejoignent selon une même ligne, dans un seul et même geste architectural, celui de la qualité spatiale, de l’ouverture, du confort, du respect des agents, des élus mais aussi des citoyens.

Notre projet est l’aboutissement d’une recherche spatiale et environnementale désireuse de respecter tous les paramètres et les contraintes liés au programme. Nous souhaitons également donner à l’agglomération une image forte et juste, en adéquation avec son travail quotidien effectué sur la totalité du territoire. L’aspect architectural du projet s’inscrit complètement dans le site par sa forte relation au sol, aux matières et au ciel.

Nous souhaitons créer un espace de dialogue entre le niveau de la rue et celui de la dalle tout en respectant l’image et la politique de développement du territoire et la culture de Lorient Agglomération. Nous proposons un nouveau type de spatialité dans ce quartier en nous appuyant sur les 4 éléments fondateurs et structurants de notre projet : le socle, les pilotis, le massif, les patios. »

Le socle à la roche locale. Il est envisagé comme la racine du bâtiment depuis laquelle le reste de l’édifice prend appui et s’élance. Il est traité en béton brut, et en finition artévia parsemé ici et là de pavés incrustés de pierres naturelles. Dédié aux citoyens, c’est un espace public à part entière, tant d’un point de vue fonctionnel que visuel.

L’escalier monumental, qui prolonge le parvis, donne accès à l’accueil. Il joue le rôle de théâtre de plein air et de forum. Diverses manifestations et animations y seront organisées

Les pilotis composent une couronne en périphérie du bâtiment. Elle est constituée de poteaux métalliques de section carrée, disposés tous les 3 mètres, secondés par une série aléatoire de poteaux. Ces derniers forment le support du massif mais sont aussi des éléments structurants du socle. Ils permettent de libérer l’espace public au niveau du parvis, privilégiant ainsi l’ouverture des espaces destinés au public. Les pilotis créent une interface entre les espaces publics et les espaces plus privés des bureaux entre le socle et le massif. Ce grand vide révèle l’espace ouvert du parvis, issu du soulèvement du socle.

Le massif reçoit les espaces de travail que constitue l’ensemble des bureaux. C’est un parallélépipède paré de quatre façades aux caractéristiques techniques différentes selon leur orientation mais d’uniformité esthétique. Elles se dédoublent en deux peaux créant un espace tampon qui permettent la gestion de la circulation de l’air en périphérie du massif.

• 4 plateaux : 57 m x 34.3 m soit 1 955m2

• 300 postes de travail.

Les patios symbolisent des clairières végétales au cœur du massif, recréant des jardins suspendus virtuels. Ces espaces inondent les plateaux de lumière mais aussi les espaces publics du socle et des pilotis. Tels des arbres qui chercheraient à mieux capter cette lumière, ils se développent de haut en bas à la fois en s’agrandissant mais aussi en s’orientant pour optimiser l’absorption solaire. Les patios jouent aussi le rôle d’axes de liaison verticale et contribuent à diminuer fortement la consommation électrique.

La terrasse couverte, situé à 20 mètres de hauteur au dernier niveau, offre un point de vue unique sur la rade de Lorient, jouxtant le salon d’honneur. Il est envisagé de l’équiper d’une table d’orientation qui permettrait aux visiteurs d’identifier les éléments caractéristiques du panorama qu’offre la rade de Lorient. Il sera un lieu ouvert aux citoyens, le point de passage obligé des visites hebdomadaires de l’Enclos du port, commentées par le service animation architecture et patrimoine de la Ville de Lorient. Rappelons que Lorient a reçu le label « Ville d’art et d’histoire », qui marque la reconnaissance des actions de sensibilisation et de réhabilitation de l’architecture lorientaise, entreprises à partir des années 1990.

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