Habitat durable

La pollution atmosphérique urbaine : une préoccupation de santé publique

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En France, la pollution atmosphérique, qu’elle soit d’origine naturelle ou produite par les activités humaines demeure une importante préoccupation de santé publique.

La «Loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie» du 30 décembre 1996 a admis explicitement l’existence d’effets sanitaires de la pollution atmosphérique. Elle stipule dans son article 3 que « l’Etat assure […] la surveillance de la qualité de l’air et […] de ses effets sur la santé ». Cette disposition réglementaire a marqué un changement dans la surveillance de la qualité de l’air en replaçant la santé des populations au cœur des préoccupations et des actions des différentes parties prenantes.

La pollution atmosphérique urbaine : un constat

En effet, si la qualité de l’air s’est améliorée depuis les années 50, on sait désormais que les niveaux de polluants observés dans nos villes sont associés à des risques sanitaires non négligeables. Si ces risques, confirmés par les études épidémiologiques, sont faibles sur le plan individuel, l’ensemble de la population est exposée. Un risque individuel faible portant sur plusieurs millions d’individus devient ainsi un problème majeur de santé publique.

Par ailleurs, dans un contexte de changement climatique, on peut s’attendre à une aggravation des effets de la pollution atmosphérique. Un bénéfice sanitaire tout à fait substantiel pourrait donc résulter de la mise en place de politiques publiques intégrées, visant à la fois à améliorer la qualité de l’air locale et à atténuer le changement climatique. La mise en place de nouvelle réglementation comment la RT Batiment s’inscrit notamment pour en se sens.

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Un programme de surveillance dédié

Depuis 1997, le rôle du programme air et santé de l’INVS est de coordonner la surveillance épidémiologique des effets de la pollution atmosphérique urbaine en France et de fournir des informations et des expertises aux pouvoirs publics et aux populations concernées, au niveau local, national et européen.

Le programme intervient plus ponctuellement sur des questions relatives à des pollutions d’origine industrielle, chronique ou accidentelle, en lien avec les programmes de sites et sols pollués et de préparation épidémiologique à l’accident.

La surveillance des effets à court terme

La surveillance des effets à court terme de la pollution, c’est-à-dire survenant dans les quelques jours suivant l’exposition, repose sur l’analyse, à l’échelle d’une agglomération, des relations entre les variations journalières d’indicateurs de l’état de santé d’une population et celles d’indicateurs de l’exposition de cette population à la pollution atmosphérique. Dix-huit agglomérations sont désormais incluses dans ce réseau de surveillance.

La surveillance des effets à long terme

La surveillance des effets à long-terme, c’est-à-dire de la contribution de la pollution de l’air au développement de pathologies chroniques et à la perte d’espérance de vie, nécessite une approche différente, qui repose sur l’analyse du suivi à long terme de cohortes de population.

L’INVS a initié un partenariat avec l’Inserm et la fédération Atmo France pour étudier les effets de la pollution atmosphérique à partir de la Cohorte Gazel, recrutée parmi les personnels de GDF et EDF. L’INVS participe aussi au projet européen ESCAPE dont l’objectif est d’estimer le risque à long terme d’une exposition chronique à la pollution de l’air sur la santé de la population européenne, en prenant en compte les contrastes intra-urbains d’exposition, en relation notamment avec le trafic routier.

Les évaluations d’impact sanitaire de la pollution atmosphérique

pollution-atmosphérique-urbaine-surveillanceEn France le Psas a aussi pour mission de coordonner la mise en œuvre de la démarche d’évaluation d’impact sanitaire de la pollution atmosphérique préconisée par l’OMS au travers d’un guide et d’une aide méthodologique. Les EIS-PA sont utiles pour quantifier les bénéfices sanitaires et éventuellement économiques qui pourraient être obtenus si les niveaux de pollution étaient réduits. Des EIS-PA ont été réalisées dans une quarantaine d’agglomérations françaises, et apportent un éclairage chiffré aux parties prenantes chargées à mettre en œuvre des mesures permettant de protéger plus efficacement la santé des populations lors de l’élaboration des Plans régionaux pour la qualité de l’air prévus par la Laure et, plus récemment, pour les Schémas régionaux climat air énergie prévus par la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010.

En Europe Au niveau européen, les projets Apheis, puis Aphekom, coordonnés également par l’InVS, ont évalué l’impact sanitaire de la pollution dans 25 villes européennes. Les derniers résultats présentés montrent les gains substantiels qui pourraient être réalisés en améliorant la qualité de l’air la pollution atmosphérique urbaine : 19000 décès évités par an, correspondant à 31.5 milliards d’euros d’économie de dépenses de santé et de perte de la qualité de vie, si les niveaux de particules fines étaient ramenés aux valeurs guides de l’OMS.

Cette collaboration internationale permet d’enrichir et d’harmoniser les méthodes de travail et de contribuer activement à l’élaboration de politiques européennes en matière de qualité de l’air. Ces réseaux internationaux permettent également de fournir des informations précieuses en cas d’alerte à la pollution ou à un autre problème environnemental à une échelle internationale.

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La pollution atmosphérique urbaine : une préoccupation de santé publique
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La pollution atmosphérique urbaine : une préoccupation de santé publique
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Cet article donne des informations sur la pollution atmosphérique urbaine, une préoccupation de santé publique sous surveillance.
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Jeremy

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