Aménagement

Comment isoler une toiture plate ?

Comment isoler une toiture plate

L’isolation d’une toiture plate par l’intérieur présente un risque important de condensation entre l’isolant et le toit. La pose du pare-vapeur devant protéger l’isolant est des plus délicates. Peu d’entrepreneurs s’y risquent… du moins, pour les plus sérieux… Toiture plate isolée par l’intérieur: la migration de vapeur d’eau étant souvent très fortement perturbée on retrouvera communément des traces de moisissures et champignons au niveau des ponts thermiques.

Isolation des toitures plates par l’extérieur

En dehors du cas particulier des toitures végétalisées (quoique toutefois assez similaire) il est recommandé d’isoler une toiture plate par l’extérieur, nommée “technique de la toiture chaude”. L’isolant est ici positionné entre le pare-vapeur et une membrane d’étanchéité à l’extérieur qui protégera des intempéries. Il est donc pris en sandwich entre deux parties imperméables, reste au sec et conserve ses propriétés d’isolation thermique (voire également phonique).

Technique dite « deux tiers – un tiers »

Une partie de l’isolant est placés en sous-face de l’élément porteur, avec des règles permettant d’éviter les problèmes de condensation. La solution consiste par exemple à répartir l’isolation, afin que les deux tiers de la résistance thermique totale de la paroi soient placés au-dessus du pare-vapeur (au-dessus de l’élément porteur) et le tiers restant en sous-face de l’élément porteur. Les bons principes de migration de vapeur d’eau sont ainsi respectés, et le pont thermique également partiellement traité.

Comportement hygrothermique

Selon les techniques d’isolation par l’intérieur et mixte intérieure-extérieure observons le phénomène de formation de condensation, ou « point de rosée »

 Le changement d’état est localisé ici sous l’isolant, au contact de la paroi. L’eau va donc se déposer dans ce dernier amoindrissant du fait ses propriétés thermiques. Prise au piège elle ne pourra être évacuée que vers l’intérieur de la zone chauffée , en prenant la forme de taches de condensations et moisissures, et entraînant alors la dégradation de l’ouvrage et de la qualité de l’air ambiant. En dehors de ces points , une remarque également concernant les temps de déphasage thermique, ou notion de confort d’été:

Concernant une toiture chaude, le point de rosée se situe ici en dehors de l’isolant, à proximité de la membrane extérieure, vers laquelle se fera naturellement l’évacuation (mouvement aéraulique standard). Pour plus de sécurité une lame d’air pourra être prévue sous cette dernière. Une amélioration également autour de 30% au niveau du confort d’été (un bon déphasage thermique peut permettre d’éviter l’appel à un système de climatisation)

Malgré les caractéristiques intrinsèques des bâtiments, l’évacuation de l’humidité, ainsi que le renouvellement et la qualité de l’air sont des rôles à réserver au système de ventilation. Les modes constructifs et la perméance des matériaux ne doivent toutefois pas être négligés, sous peine de dommage potentiel au bâti.

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