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Combien coûte un ravalement de façade en copropriété ?

Ravalement de façade en copropriété combien ça coûte

Ravalement de façade : le mot seul suffit à faire trembler, que l’on soit en recherche d’un appartement ou déjà propriétaire, tant le coût de ce type de travaux peut peser lourd sur un budget. Toutefois, le montant de l’addition dépend de nombreux critères, liés au type de rénovation choisi et au bâtiment lui-même. Explications.

Qu’est-ce qu’un ravalement de façade ?

Les façades d’ immeubles sont généralement soumises à de rudes épreuves. Avec le temps, les risques de pathologies nécessitant une intervention sont nombreux : fissures, décollements de peintures, changements de couleur, salissures, infiltrations, etc. Le but d’un ravalement de façade est précisément de nettoyer et de restaurer les zones endommagées afin de leur rendre un aspect neuf. En outre, selon la vétusté du bâtiment et les souhaits de la copropriété, la rénovation des façades peut être l’occasion d’effectuer des travaux d’isolation, notamment la réalisation d’une isolation extérieure ou le remplacement des fenêtres. Ceux-ci induisent bien sûr un coût supplémentaire non négligeable.

A quelle fréquence doit-on ravaler les façades ?

En théorie, la loi peut imposer le ravalement des façades des bâtiments publics ou privés une fois tous les dix ans. En réalité, heureusement, c’est très rarement le cas. Généralement, ce type de gros travaux est pratiquétous les 15 à 20 ans, en fonction des copropriétés. A noter tout de même que la mairie peut mettre en oeuvre une procédure d’injonction auprès de la copropriété afin que les travaux soient entrepris. Ce genre de situation est notamment susceptible de se produire lorsque la résidence incriminée se trouve dans un quartier ayant fait l’objet de travaux de revalorisation récents.

Peut-on parler d’un coût moyen pour un ravalement de façade ?

C’est malheureusement presque impossible, tant il y a  de variables à prendre en compte :

  • Taille de l’immeuble, nombre d’étages, accessibilité pour la pose d’échafaudages
  • Types de supports à rénover : brique, pierre, béton, etc
  • Nature des travaux : nettoyage simple, reprises de maçonnerie, pose d’enduits, isolation extérieure, etc
  • Intégration éventuelle dans les devis de travaux annexes : étanchéité des toitures, rénovation des balcons, pose de menuiseries double vitrage, de volets roulants, etc.

Ce qui est certain, c’est que le budget s’élèvera à plusieurs milliers d’euros. Sans pouvoir parler de coût moyen, on peut tout de même situer le coût d’une rénovation de façade dans une fourchette inscrite entre 20 € et 110 € par m² de façade, selon les variables décrites précédemment. Ce coût par m² de façade est ensuite imputé à chaque appartement sur la base des millièmes de copropriété. Selon la taille du logement, le copropriétaire devra alors débourser un budget généralement compris entre 4.000 € et 12.000 €. J’ai même vu le cas récemment d’un propriétaire qui a du régler la somme de 18.000 € pour son 5P+C de 85 m² dans le cadre d’un chantier de rénovation incluant la réalisation d’une isolation extérieure et la pose de volets roulants.

Qui doit payer le ravalement et sur quelle base ?

C’est bien sûr aux copropriétaires de régler la facture, sur la base de devis remis préalablement au syndic par les entreprises. Ces devis sont alors soumis au vote en assemblée générale de copropriété. Une fois les devis acceptés, le syndic lance plusieurs appels de fonds auprès des copropriétaires. Ces appels sont généralement échelonnés dans le temps compte tenu de l’importance des sommes à financer.

Important : même si un copropriétaire met son appartement à la vente alors qu’une rénovation des façades de son immeuble a été décidée, c’est à lui d’en régler le montant, et non à l’acheteur, car c’est bien le vendeur qui était copropriétaire au moment du vote.

Les précautions à prendre et les aides possibles

Vu l’importance des budgets à engager, il est important pour les copropriétaires de se montrer vigilants à l’égard des décisions à prendre et des démarches éventuelles à accomplir par le syndic avant de voter la réalisation des travaux. Voici les principales précautions à prendre :

  1. S’assurer que le syndic, au travers du maître d’oeuvre désigné par la copropriété,  a consulté plusieurs entreprises afin de comparer différents devis et choisir l’offre la plus compétitive. Ca a l’air évident, mais ce n’est pas toujours le cas.
  2. S’assurer que le syndic a fait le nécessaire pour faire bénéficier la copropriété, quand cela est possible, d’une prise en charge partielle des travaux par les collectivités territoriales (mairies, groupements de communes), ou des organismes dédiés tels que l’ANAH (agence Nationale de l’Habitat).

Ah, j’allais oublier une dernière précaution, simpliste mais fondamentale, que tout copropriétaire ne devrait jamais oublier de prendre : se rendre à chaque assemblée générale de la copropriété. Cela peut éviter bien des mauvaises surprises.

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