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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 07:44

Chiffres-de-l-e-nergie.jpgLa France, second producteur et second consommateur d’énergies renouvelables en Europe

Le Commissariat général au développement durable vient de faire paraître les chiffres clés de l’énergie pour l’édition 2012.

Un panorama sur l’industrie de l’énergie qui au cours du XXème siècle a vu l’activité se mobiliser intensément. Au cours de la période 1960-1973, la croissance de la demande d’énergie est étroitement liée à la croissance économique. Le pétrole, en plein essor, permet de faire face à la fois au développement industriel et au déclin du charbon auquel il se substitue. 

Entre 1973 et la fin des années 1980, les hausses de prix des chocs pétroliers remettent en cause les choix énergétiques, en incitant à maîtriser les consommations et à les orienter vers d’autres sources. Ainsi, la mise en place du programme nucléaire permet un accroissement substantiel de la production nationale d’énergie primaire, passée de 44 Mtep en 1973 à 139 Mtep en 2011. La production nucléaire est passée dans l’intervalle de 4 Mtep à 115 Mtep, alors que l’extraction d’hydrocarbures (gaz naturel, pétrole) poursuit son déclin et que celle du charbon s’arrête définitivement en avril 2004. Les énergies renouvelables ont longtemps stagné avant de connaître ces dernières années un essor significatif.

La question suivante est posée tous les ans en janvier et en juin auprès d’un échantillon représentatif de 2 000 personnes de 18 ans et plus : « Le choix du nucléaire pour produire les trois quarts de l’électricité en France présente-t-il plutôt des avantages ou plutôt des inconvénients ? ». Le chiffre annuel résulte de la moyenne de ces deux enquêtes, sauf en 2011 (enquête de juin) et en 2012 (enquête de janvier).

 

Sur l’ensemble des énergies, la consommation d’énergie primaire a vu au cours de la période 1973-2011, une structure de la consommation qui a fortement évolué.

La part du charbon est passée de 15 % à moins de 4 %, celle du pétrole de 68 % à

31 %, alors que la part du gaz était multipliée par deux (7 % à 15 %), et celle de l’électricité par dix (4 % à 44 %).

Au cours de la période 1973-2011, la part de l’industrie (y compris sidérurgie) diminue

fortement (36 % à 21 %), celle du secteur résidentiel-tertiaire gagne deux points, en passant de 42 % à 44 %, alors que le secteur des transports progresse significativement de 19 % à 32 %.

 

Sur la production de charbon :

La production nationale de charbon (houille, lignite et produits récupérés) qui culminait à environ 60 Mt en 1958 a régulièrement diminué jusqu’au premier choc pétrolier de 1973, avec 29,1 Mt. Après une stabilisation à 26 Mt jusqu’en 1977, le déclin reprend en s’accélérant à partir de 1984, la production tombant sous la barre des 10 Mt en 1994.

Les mines françaises n’étant plus compétitives, les pouvoirs publics mettent en place un programme d’arrêt progressif de l’extraction charbonnière (signature du pacte charbonnier en 1994). Avec la fermeture du dernier puits lorrain de La Houve en avril 2004, la production se limite désormais aux seuls produits de récupération (0,1 Mt en 2011) issus des terrils du Nord-Pas-de-Calais et des schlamms du Bassin lorrain et valorisés dans certaines centrales thermiques.

La consommation de charbon a connu un déclin constant depuis 1960 (70 Mt). Elle est désormais inférieure à 16 Mt. La sidérurgie, qui a connu de profondes restructurations, a réduit de plus de la moitié sa consommation depuis le début des années 1970. L’activité des centrales électriques au charbon diminue d’année en année du fait des contraintes environnementales. Pour le résidentiel-tertiaire, la chute est encore plus nette, avec une consommation désormais marginale (moins de 500 000 tonnes, contre plus de 8 millions en 1973), principalement tournée vers les réseaux de chaleur.

 

Sur le pétrole :

Au 1er janvier 2012, les réserves de pétrole brut (11,62 Mt) et d’hydrocarbures extraits du gaz naturel (Lacq, 0,16 Mt) représentent treize ans d’exploitation au rythme actuel et moins de deux mois de la consommation nationale.    

La production française représente 1,1 % de la consommation nationale de pétrole.  

Entre 1973 et 1985, d’autres énergies se substituent massivement au pétrole : d’une part, l’apport de l’énergie nucléaire entraîne une baisse de la demande de pétrole pour la production d’électricité (de 15 Mtep en 1973 à 1,3 Mtep en 1985) ; d’autre part, au niveau de la consommation finale, le pétrole est concurrencé par le gaz et l’électricité dans l’industrie. En effet, sa part est presque divisée par deux sur la période dans l’industrie (de 61 % à 32 %) comme dans le résidentiel-tertiaire (de 58 % à 35 %). Depuis 1985, la part du pétrole dans ces deux secteurs se réduit encore pour atteindre respectivement 19 % et 17 % en 2011. En revanche, la demande de pétrole poursuit sa croissance dans le secteur des transports, de sorte que ce dernier représente, en 2011, 70 % de la consommation finale totale de pétrole contre 30 % en 1973.

Depuis 1973, on assiste à une diversification géographique sensible des importations de pétrole brut, avec la très forte diminution de la part du Proche-Orient (71 % en 1973 ; 19 % en 2011), l’apparition de la mer du Nord (0 % en 1973 ; 14 % en 2011, après un maximum à 37 % en 2000) et les contributions accrues de l’Afrique subsaharienne (17 %) et surtout des pays de l’ex-URSS (36 %). En 2011, les importations en provenance de Libye se sont effondrées et le Kazakhstan est devenu le deuxième fournisseur de la France derrière la Russie

 

S’agissant du Gaz :

Après un hiver rigoureux en 2010-2011, qui a conduit à un niveau très faible des stocks au début 2011 (79,8 TWh contre 111 TWh au 1er janvier 2010), le climat s’est adouci, ce qui a permis de retrouver un niveau des stocks supérieur à celui de l’an passé, dès le 30 avril. Au mois de décembre 2011, compte tenu d’un début d’hiver clément, les stocks s’établissaient à 102,2 TWh, ce qui représente un stockage très important sur l’année 2011 (+ 22,2 TWh).

Dans les années 1970, la France produisait un tiers de sa consommation. En 2011, sa dépendance est presque totale (98,6 % du gaz consommé est importé) en raison de la forte croissance de la demande et du déclin continu de la production nationale (- 20 % en 2011).

En 2011, le gaz représente 30 % de la consommation finale d’énergie de l’industrie (y compris sidérurgie) et 32 % de celle du résidentiel-tertiaire. Il occupe dans ce dernier secteur une place moins importante en France que dans la plupart des autres pays européens. En effet, le développement du gaz sur le marché français s’est heurté à la concurrence croissante du chauffage électrique. Le gaz a cependant connu une croissance particulièrement rapide (+ 3,7 % en moyenne annuelle de 1980 à 2000). Depuis 2002, après correction climatique, la tendance est à la stabilisation.

Avec 11,5 milliards d’euros en 2011, le gaz représente 19 % des importations d’énergie en valeur. La politique d’approvisionnement se caractérise par une grande diversification des provenances dès le début des années 1980. Elle s’appuie également sur des contrats de long terme (25 ans en moyenne), qui assurent la sécurité des échanges. En 2011, 34 % du gaz importé par la France arrive de Norvège, 13 % de Russie, 13 % d’Algérie, 17 % des Pays-Bas et 6 % du Qatar. Avec l’ouverture du marché du gaz, des importations par de nouveaux fournisseurs souvent étrangers se développent. Des origines nouvelles pour le gaz importé apparaissent telles que l’Égypte, le Nigéria, Trinité-et-Tobago et le Qatar, grâce au développement du gaz naturel liquéfié. Enfin, les approvisionnements associés à des contrats de court terme ont doublé en 2011.

 

Pour l’électricité :

Entre 1973 – année du premier choc pétrolier – et 2011, la consommation intérieure d’électricité (cf. tableau ci-contre) s’est développée deux fois plus vite que l’ensemble de la consommation d’énergie. Elle a été presque triplée au cours de la période pour atteindre son maximum de 506 TWh en 2010. Cette importante croissance a été continue jusqu’à ces dernières années : elle a régressé en 2009 et en 2011, année où la consommation d’énergie électrique retombe à 472 TWh soit son plus bas niveau depuis 2003.

La mise en place du programme électro-nucléaire, à partir de 1974, a permis une substitution massive de l’énergie nucléaire aux combustibles fossiles pour la production d’électricité. La montée en puissance de la production nucléaire (de 15 TWh en 1973 à 442 TWh en 2011) s’est donc accompagnée d’une réduction de la production thermique classique, celle-ci n’atteignant que 55 TWh en 2011, soit 46 % de son niveau de 1973.

Le charbon, qui a longtemps constitué le combustible majoritaire, a perdu sa place au profit du gaz naturel comme combustible des centrales thermiques classiques.

 

Quelques ordres de grandeur pour la production d’électricité

 

Une production moyenne de 10 TWh* sur une année, soit l’équivalent de la consommation de 1,63 million de ménages français en 2009 (1/17e des ménages), peut être obtenue avec l’un des moyens de production suivants* :

- thermonucléaire : 9/10e d’un réacteur REP 1 450 MW (type Chooz ou Civaux)

- éolien : 2 000 éoliennes d’une puissance de 2 MW**

- photovoltaïque  10 millions d’installations de 10 m2, d’une puissance de 1 kW pour 10 m2***

- thermique à flamme :

biomasse 16 millions de tonnes de bois

charbon 3,5 millions de tonnes

pétrole 2,2 millions de tonnes

gaz 1,6 milliard de m3

 

*Les comparaisons entre filières de production d’électricité sont délicates car leur utilisation relève de logiques différentes suivant leur rôle dans le bouclage de l’équilibre offre-demande (base/semi-base/pointe) ; les grandeurs présentées ici sont donc des estimations, reposant sur des moyennes de rendements et de durées d’utilisation.

** Éoliennes fonctionnant 2 500 heures équivalent pleine puissance par an, avec un vent d’une vitesse moyenne de 7 m/s.

*** Pour un rendement annuel moyen de 1 MWh/10 m2.

 

S’agissant des énergies renouvelables :

La France est riche en ressources énergétiques renouvelables. Avec la première forêt d’Europe occidentale et un fort potentiel hydraulique, éolien et géothermique, elle est en 2011 le second producteur et le second consommateur d’énergies renouvelables en Europe, derrière l’Allemagne.

En 2011, la production primaire d’énergies renouvelables (électriques et thermiques) s’élève à 14,0 % de la production énergétique nationale. Le bois-énergie en représente 46 %, l’hydraulique 20 %, les biocarburants 10 % et les pompes à chaleur 7 %. Les autres filières totalisent les 17 % restants. La production primaire d’énergies renouvelables diminue de 2,8 Mtep entre 2010 et 2011, du fait de circonstances climatiques défavorables ayant eu un fort impact sur la production hydraulique et la consommation de bois.

La part réelle de l’électricité d’origine renouvelable, calculée avec les données de production réelles de l’année, s’élève à 12,9 % en 2011 en France (métropole + DOM).

La notion de productions normalisées pour l’hydraulique et l’éolien a été introduite dans la directive européenne sur les énergies renouvelables du 23 avril 2009 pour effacer les variations dues aux aléas climatiques. Ainsi, la part normalisée calculée selon la directive à partir de 2005 s’établit à 16,3 %.

 

Sur les réseaux de chaleur :

En 2010, les réseaux de chauffage urbain d’une puissance supérieure ou égale à 3,5 MW sont au nombre de 381 pour une puissance installée (hors cogénération) de 16 271 MW de chaleur, et une quantité d’énergie consommée de 3,526 Mtep.

Depuis 2008, on observe une très forte progression du nombre de réseaux utilisant la biomasse. Cela est dû à une disposition du Grenelle de l’environnement qui prévoit que les réseaux utilisant plus de 50 % d’énergie renouvelable peuvent appliquer le taux réduit de TVA (5,5 %).

 

Émissions de CO2 dans l’atmosphère, par secteur, en France métropolitaine,…

Après une remontée de 2,1 % en 2010, les émissions de CO2 en France métropolitaine renouent avec la tendance baissière amorcée en 2006. En 2011, elles diminuent ainsi de 7,2 %, principalement en raison de la douceur exceptionnelle du climat (indice de rigueur en 2011 le plus faible au moins depuis 1970). D’ailleurs, cette baisse concerne particulièrement les secteurs résidentiel/tertiaire (- 18 %) et de la transformation d’énergie (- 14 %).

Avec un total de 346 Mt CO2, ces émissions sont inférieures de 11 % à leur niveau de 1990.

Pour le CO2, la France dépasse donc l’engagement qu’elle a pris au titre du protocole de Kyoto de stabiliser ses émissions sur la période 2008-2012 au niveau de celles de l’année 1990.

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Published by Lucvieri - dans Energie...
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