Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

 

Habitat

Présentation

  • : Le blog de habitat-durable
  • : A travers le cadran de notre société, l'abondance de l'actualité inonde notre quotidien, l'enjeu, le défi qui nous sont proposés nous amènent à porter une réelle réflexion sur la conséquence de nos actions, mais pour quel enjeu, et quel défi ?..
  • Contact

Recherche

zview.fr

ZVIEW

 

zview.fr

 

Articles Récents

30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 08:35

Site-de-la-Vallee-de-la-Vezere-.jpgLe site préhistorique de la vallée de la Vézère et ses grottes ornées….

Répartis sur une quarantaine de kilomètres, le site préhistorique compte pas moins de 147 gisements paléolithiques et 25 grottes ornées.

S’étendant du long de la Vallée de la Vézère entre Les Eysies-de-Tayac et Montignac, situé dans le département de la Dordogne et donc de la région Aquitaine.

Ces sites, classés au patrimoine de l’Unesco en octobre 1979, ne sont pas tous ouverts au public notamment pour leur caractère fragile et en raison des multiples erreurs de conservation contaminant la grotte. Cependant plus de la moitié restent accessibles.

L’inscription au patrimoine concerne essentiellement des grottes ornées parmi les plus importantes pour l’étude de l’art pariétal du paléolithique supérieur, œuvres d’art notamment des peintures sur les parois de grottes , mais aussi un certain nombre de sites archéologiques. Le site préhistorique de la vallée de la Vézère regroupe des centaines de milliers de vestiges lithiques osseux et artistiques : 500.000 objets de silex, 844 accessoires divers et œuvres d’art.

 Principaux sites classés cités par l’Unesco

Ainsi pour parcourir cet éventail de site préhistorique, la grotte de Lascaux représente l’une des plus importantes du paléolithique. Elle renferme des œuvres et des objets de qualité inestimable. Les gravures mruales n’ont pas pu être datées avec précisions mais toutefois elles seraient estimées entre 18.000 et 17.000 ans selon les objets découverts.  De l’ère Magdalénien, dernière phase du paléolithique supérieur européen (17.000 à 10.000 ans) ou Solutréen (22.000 à 17.000 ans).

La grotte de Lascaux se situe sur la commune de Montignac a été découvert depuis peu, il y a 70 ans exactement, le 12 septembre 1940.  Quatre jours auparavant, Maurice Ravidat et ses camarades en s’amusant à chasser ont poursuivi un lapin s’étant refugié dans une cavité qui laisse penser à Maurice Ravidat que celle-ci relie le château de Lascaux. Le 12 septembre, il revient donc sur les lieux avec du matériel adéquat et il y découvrait les ornements et les peintures de la fameuse chapelle Sixtine de l’art pariétal.

Les représentations pariétales de la grotte.

La salle des Taureaux, présente la composition la plus spectaculaire de Lascaux. Ses parois en calcite se prêtant mal à la gravure, elle est uniquement ornée de peintures, souvent de dimensions impressionnantes : certaines mesurent jusqu'à cinq mètres de long.

Deux files d'ure se font face, deux d'un côté et trois de l'autre. Les deux aurochs du côté nord sont accompagnés d'une dizaine de chevaux et d'un grand animal énigmatique, portant deux traits rectilignes sur le front qui lui ont valu le surnom de « licorne ». Côté sud, trois grands aurochs en côtoient trois plus petits, peints en rouge, ainsi que six petits cerfs et le seul ours de la grotte, superposé au ventre d’un aurochs et difficilement lisible.

Le Diverticule axial est également orné de bovinés et de chevaux accompagnés de cerfs et de bouquetins. Un dessin représentant un cheval fuyant a été brossé au crayon de manganèse à 2,50 mètres du sol. Certains animaux sont peints sur le plafond et semblent s’enrouler d’une paroi à l’autre. À ces représentations, qui ont nécessité l'usage d'échafaudages, s'entremêlent de nombreux signes (bâtonnets, points et signes rectangulaires).

Le Passage présente un décor fortement dégradé anciennement, notamment par des circulations d'air.

La Nef comporte quatre groupes de figures : le panneau de l'Empreinte, celui de la Vache noire, celui des Cerfs nageant, ainsi que celui des Bisons croisés. Ces œuvres sont accompagnées de nombreux signes géométriques énigmatiques, notamment des damiers colorés que H. Breuil qualifia de « blasons ».

Le Diverticule des Félins doit son nom à un groupe de félins, dont l'un semble uriner pour marquer son territoire. Très difficile d'accès, on peut y voir des gravures de fauves d'une facture assez naïve. On y trouve également d'autres animaux associés à des signes, dont une représentation de cheval vu de face, exceptionnelle dans l’art paléolithique où les animaux sont généralement représentés de profils ou selon une « perspective tordue ».

L'Abside comporte plus de mille gravures dont certaines superposées à des peintures, correspondant à des animaux et des signes. On y trouve le seul renne représenté à Lascaux.

Le Puits présente la scène la plus énigmatique de Lascaux : un homme à tête d'oiseau et au sexe érigé semble tomber, renversé peut-être par un bison éventré par une sagaie ; à ses côtés est représenté un objet allongé surmonté d’un oiseau; sur la gauche un rhinocéros s'éloigne. Un cheval est également présent sur la paroi opposée.

Deux groupes de signes sont à noter dans cette composition :

- Entre l’homme et les rhinocéros, trois paires de ponctuations digitées que l’on retrouve au fond du Diverticule des félins, soit dans la partie la plus reculée de la grotte ;

- Sous l’homme et le bison, un signe barbelé complexe que l’on retrouve pratiquement à l’identique sur d’autres parois de la grotte mais aussi sur des pointes de sagaies et sur la lampe en grès trouvées à proximité.

Bien que fermées, une réplique d’une partie de la grotte de Lascaux a été exécutée « Lascaux II » reproduisant fidèlement la grotte originale. Le site Lascaux ferme ses portes pendant quatre mois de l’année pour des ravaux de restructuration et de restauration suit aux nombreux visiteurs.

Visite de la Grotte

Visiter Lascaux II

La grotte de Lascaux ayant été fermée au public, un fac-similé, situé à Montignac, à 200 m de la grotte originale, permet la visite de deux galeries : la Salle des Taureaux et le Diverticule Axial.
Renseignements : Semitour Périgord - tél : +33 (0)5 53 05 65 65 - fax : +33 (0)5 53 06 30 94

Le site préhistorique passe aussi aux Eyzies-de-Tayac, ou la Terre de Cro-Magnon, habités depuis le Paléolithique. Alors que la seconde période glaciaire recouvrait une partie de l’Europe, et à l'époque où le pays auvergnat s’embrasait par ses volcans, les hommes préhistoriques durent abandonner les plaines du nord trop froides, où s'étaient déjà développées les civilisations abbevillienne et acheuléenne du Paléolithique inférieur, et voyager vers des contrées plus prospères. La basse Vézère, qui coulait alors à une trentaine de mètres au-dessus de son niveau actuel, fut l’endroit relatif aux conditions climatiques et retint par les ressources de ses massifs forestiers, par ses cavernes naturelles facilement accessibles. Pendant plusieurs dizaines de milliers d'années, les hommes se sont succédés dans ces abris, y laissant des traces de leur passage et de leurs activités : ossements, cendres de foyers, outils, armes, ustensiles, poteries, motifs décoratifs. Leur civilisation a évolué en même temps que le milieu naturel dans lequel ils vivaient. Le réchauffement du climat, à la fin du Magdalénien, a poussé les hommes à abandonner les abris pour vivre en plein air sur des pentes exposées au soleil.

 

saumon-abri-poisson2

Le site des Eyzies-de-Tayac possède de nombreux lieux préhistoriques, notamment celui de l’Abri du Poisson, découvert en 1892 et identifié comme niveau aurignacien, Ce n'est qu'en 1912 que Jean Marsan identifie le superbe poisson qui a rendu le site célèbre. Représenté grandeur nature (1,05 m), il est gravé et sculpté en bas relief au plafond de la voûte, rehaussé de couleur rouge. Il s'agit d'un saumon becquart, à la mâchoire retroussée ; l'attitude est caractéristique du mâle épuisé par le frai. Le thème est rare puisqu'une dizaine de poissons seulement ont été recensés dans l'art pariétal paléolithique. L'attribution de ces œuvres au Gravettien (- 25 000 ans) est vraisemblable ; elle fait du saumon gravé l'une des plus anciennes représentations de poisson connues au monde, témoignage possible des activités de pêche préhistorique.

L’ABRI DU POISSON

 

Abri de Cro-Magnon-plaque

L’abri de Cro-Magnon situé sur la commune des Eyzies-de-Tayac, présentant sépultures, l’abri a révélé des outils en silex et des éléments de parures attribués à l’Aurignacien ou au Gravettien. C’est en 1868 que l’abri a été découvert lors de la construction d’une voie ferrée aux Eyzies.

L’abri de Cro-Magnon

 

Musée PATAUD  

Autre site remarquable celui de l’abri Pataud, l’un des plus grands gisements préhistoriques de France. Scènes composées de coupes stratigraphiques qui permettent de suivre l’évolution des occupations préhistoriques allant de -33.000 à -18.000 ans. Un bouquetin gravé sur la paroi de l'abri Movius, qui fait partie du même ensemble archéologique, le crâne d'une jeune femme proto-magdalénienne trouvé dans l'abri, un Biface retrouvé sur le site. Taillé par les Néandertaliens il y a plus de 100 000 ans, il a été réutilisé à l'époque magdalénienne.

Le musée de l’Abri Pataud

 

Font-de-Gaume-11714.jpg

Ensuite la Grotte de Font-de-Gaume est la dernière grotte ornée majeure de France qui présente des œuvres polychromes qui soit ouverte au public. Les œuvres sont comparables par leur richesse à celles de la grotte espagnole d’Altamira ou de la grotte de Lascaux même si leur état de conservation est nettement moindre. Plus de 200 gravures et peintures, dont certaines polychromes animales. Il s'agit de signes géométriques, quadrilatères, signes en X, d'animaux d’aurochs bisons, mammouths, chevaux, lions et de quelques figures anthropomorphes, vulves, silhouette. Les couleurs noires et rouges sont obtenues à partir de pigments naturels, appliqués par tamponnage et par soufflage.

FONT-DE-GAUME

 

Combarelles.jpg

Autre trésor à découvrir la Grotte des Combarelles. Avec plus de 600 figurations pariétales, majoritairement gravées, la grotte des Combarelles découverte en 1901 est à juste titre considérée comme un sanctuaire majeur de la culture magdalénienne (aux alentours de 13 000 ans). Au-delà du porche fouillé par E. Rivière dès 1892 s'enfoncent deux galeries divergentes. La plus importante, ouverte à la visite, est un couloir étroit de plus de 240 m de long. Le bestiaire, finement gravé et plus rarement dessiné en noir, évoque une faune diversifiée incluant chevaux, rennes, bouquetins, mammouths, rhinocéros, ours, félins et quelques bovidés ; la lecture de ces gravures animalières, largement enchevêtrées, est facilitée par un traitement souvent réaliste qui les distingue nettement d'un ensemble exceptionnel d'une cinquantaine de figures anthropomorphes, beaucoup plus schématiques, et de quelques signes, notamment des tectiformes.

LA GROTTE DES COMBARELLES

 

Grotte-du-Grand-Roc.jpg

Autre site magnifique, la Grotte du Grand Roc. C’est en 1924 que Jean Maury, spéléologue et préhistorien, découvre la caverne du Grand Roc. Alors qu’il fouillait depuis longtemps le gisement des « Marseilles » à Laugerie-Basse avec son ami Le Bel, il remarqua un porche dans la partie aérienne du Grand Roc. La particularité du Grand Roc réside dans ses formations excentriques extraordinaires qui donnent l’impression d’évoluer dans une « forêt minérale ». Tout au long du circuit de visites ce n’est qu’enchevêtrement de cristallisations d'une grande diversité : stalagmites, concressions excentriques, fistuleuses, gours, triangles, colonnes, des draperies, etc…

LA GROTTE DU GRAND ROC

 

Laugerie-Basse.jpg

Le site Laugerie-Basse. Profond d'environ quinze mètres et long d'environ cinquante mètres, le site n'a pas été entièrement fouillé. Il se compose en fait de deux abris : l'abri classique et l'abri des Marseilles. Les fouilles menées au cours des années 1860 par Edouard Latet l'ont été sans enregistrement précis de la Stratigraphie du site. La stratigraphie n'a été établie qu'aux environs de la première guerre mondiale : on distingue quatre stades du Magdalénien, de III à VI, durant le Würm IV. Parmi les quelques 600 objets trouvés à Laugerie-Basse, on relève plusieurs œuvres magdaléniennes connues, entre autres une statuette de femme à la tête brisée appelée « Vénus impudique » découverte par le marquis de Vibraye vers 1864 ainsi qu'une plaquette appelée « Femme au renne ».

Laugerie-Basse

 

Laugerie-Haute.jpg       

Autre site celui à l’inverse de Laugerie-Basse, celui de Laugerie-Haute. Les travaux, commencés en 1863 puis d’étapes en étapes jusqu’en 1939, ont permis d'établir plusieurs coupes de terrain, montrant l'importance de ce site occupé par l'homme sans interruption pendant la période, longue de 20 000 ans environ, allant du milieu du périgordien au milieu de magdalénien. Le site est l'un des plus vastes de la vallée de la Vézère. Des fouilles récentes ont livré du matériel lithique jusque sur les rives de la Vézère, révélant un habitat qui s'étend sur plus de 1000 m² de l'abri à la rivière. Un gisement dont les niveaux archéologiques révèlent un outillage lithique très abondant, une industrie osseuse élaborée ainsi que des objets d'art mobilier ou sur blocs gravés principalement dans la couche supérieure.

Laugerie-Haute

 

Grotte du Roc de Cazelle 

Autre lieu historique, les Grottes du Roc de Cazelle, au cœur des falaises escarpées, s’y trouvent de nombreuses cavités, grottes souterrains habités depuis la préhistoire. Cet ensemble de grottes a été érigé en château fort au Moyen Age, à travers les années fin 1800 et début 1900, le site troglodyte a été réutilisé en site résidentiel

Grotte du Roc de Cazelle

 

La Micoque

Le gisement de la Micoque a livré de nombreux vestiges lithiques du Paléolithique inférieur. Il décrit un ensemble inférieur (correspondant aux couches I à XII distinguées par Laville et Rigaud), épais de 2,50 m, constitué de galets et de graviers, et dépourvu de vestiges archéologiques ; un ensemble moyen (correspondant aux couches A à M de Peyrony, composé d'une unité argileuse d'un mètre d'épaisseur à la base (c. A) et de galets et graviers calcaires granoclassés sur 7 m d'épaisseur, interstratifiés avec des niveaux rouges sablo-argileux (niveaux E, H et L de Peyrony). Pratiquement tous les niveaux archéologiques du site lui sont associés, en particulier le Tayacien ; un ensemble supérieur, sablo-argileux, d'une épaisseur moyenne de 2 m, aujourd'hui absent de la coupe témoin. Le niveau archéologique ayant conduit à la définition du Micoquien pourrait se trouver à la base de cet ensemble, mais il n'a jamais été retrouvé dans les fouilles récentes.

La Micoque

 

400px-Grotte de Bernifal - Entrée - Meyrals - 20090924

La Grotte de Bernifal, grotte ornée, située sur la commune de Meyrals. Anciennement découverte, cette grotte profonde a néanmoins conservé un aspect général assez proche de celui qu'ont connu les hommes de la Préhistoire. Elle rassemble, réparties sur toute sa longueur, 110 gravures et peintures, noires ou rouges, globalement attribuables au Magdalénien. Les mammouths sont les figurations dominantes auxquelles s'ajoutent des images beaucoup plus rares, humains, mains négatives, ainsi qu'un asinien. Une cinquantaine de signes sont également présents, entre autres les tectiformes classiques de la région de la vallée de la Vézère. Grotte privée

La Grotte de Bernifal

 

 

lamouthe

Grotte de la Mouthe, située sur la commune des Eyzies-de-Tayac. C’est au cours des fouilles menées en 1895 qu’Émile Rivière dégage un tunnel de 100 mètres reliant l’entrée à la partie ornée. La grotte abrite plus de 200 gravures et peintures de bisons, chevaux, rennes, félins, loup mais aussi 2 mains et un tectiforme.

La grotte de la Mouthe


 

Abri-Cap-blanc.jpg

Site situé sur la commune de Marquay, rive droite de la Beune à quelques encablures à l’est des Eyzies-de-Tayac.

L'art pariétal de cet abri-sous-roche se caractérise par des sculptures en haut relief datant de 15 000 ans BP, disposées en frise. Elles représentent des chevaux (dont un mesurant 2,20 m de long), des bisons et des cervidés. Le remarquable bestiaire sculpté occupe 13 des 15 mètres de l'abri. Chevaux, bisons, cervidés parfois superposés, ont probablement, à l’origine, bénéficié d'une collaboration générale ocrée de la paroi ; des traces rouges sont effectivement clairement visibles sur la paroi. Par la vigueur et la profondeur de ses reliefs, certainement exécutés à l'aide des pics en silex retrouvés lors des fouilles, l'abri du Cap Blanc est présenté comme l'un des plus grands chefs-d'œuvre de la sculpture pariétale monumentale du Paléolithique supérieur

Abri de Cap Blanc

 

rouffignac1.jpg

La grotte de Rouffignac est une grotte ornée, située sur la commune de Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac, entre Bergerac et Sarlat. La grotte couvre près de 250 gravures ainsi que des dessins au trait datant du Paléolithique supérieur…

Cette grotte est connue depuis très longtemps puisqu’elle a été décrite en 1575 par François de Belleforest. Longue de plus de 8 kilomètres, cette caverne est l'une des plus grandes grottes ornées d'Europe. La visite, en chemin de fer électrique, fait parcourir 4 km aller-retour dans les galeries principales.

Les recherches ont permis d'identifier d'innombrables traces de griffes et de bauges laissées par les ours des cavernes avant l'intervention humaine.

Il y a environ 13 000 ans, ces galeries furent ornées de 158 mammouths associés à des rhinocéros laineux, des bisons, des chevaux et des bouquetins. Les figures sont profondément gravées ou peintes en noir. Quatre figurations humaines et des signes tectiformes sont également présents.

La Grotte de Rouffignac

 

Roc_de_Saint-Cirq_-_.jpg

Le Roc de Saint-Cirq, ou la Grotte du Sorcier, situé sur la commune de Saint Cirq et n’a été découvert qu’en 1951. Elle recèle des gravures datant du Magdalénien. Elles représentent bisons, chevaux, bouquetins entres autres, des signes géométriques apparaissent ainsi que des formes humaines dont le fameux sorcier…La grotte du Sorcier est ouverte au public, mais le nombre de visiteurs est limité. Les œuvres sont dans un état de conservation stable grâce à cette limitation.

Le Roc de Saint-Cirq

 

Le_Moustier_inf.jpg

Le site du Moustier, situé sur la commune de Saint-Léon-sur-Vézère et touchant celle de Peyzac-le-Moustier, il comprend deux gisements, l’abri supérieur ou Abri du Moustier et l’abri inférieur.

L’Abri supérieur a été découvert en 1860, la découverte a révélé une industrie lithique, un ensemble d’objets en pierre transformés par l’homme, des outils, galets aménagés bientôt nommée Moustiérien puis Moustérien par G. de Mortillet. Les travaux publiés en 1930, sont les plus précis. L’abri est aujourd’hui totalement vidé mais sa séquence comprenait du Moustérien typique, du Moustérien de Tradition Acheuléenne et de l’Aurignacien.

L’Abri inférieur a subi les premiers travaux en 1907, ils ont permis la mise au jour d’un squelette de Néandertalien dans des conditions déplorables : les restes humains sont plusieurs fois exhumés puis ensevelis devant différents scientifiques croyant à chaque fois être les premiers témoins de la découverte. Le squelette est ensuite vendu au Musée de Berlin. Seul le crâne existe encore, le reste du squelette ayant été détruit à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. D’autres travaux en 1910 ont révélé le squelette d’un jeune enfant néandertalien, entreposé au Musée des Eyzies et oublié jusqu’à sa redécouverte et son étude par B. Maureille en 2002. La séquence de l’abri inférieur comporte du Moustérien typique, du Moustérien de Tradition Acheuléenne, du Moustérien à denticulés, du Châtelperronnien et de l’Aurignacien. Les industries moustériennes de ce gisement ont été utilisées par F. Bordes et M. Bourgon pour tester leur méthode typologique. De nombreuse datations radiométriques ont révélé sur des séquences une période comprise entre 56.000 et 40.000 ans avant le présent ou BP.

L’Abri du Moustier

 

La-Madeleine.JPG

L’Abri de la Madeleine, ou l’Abri sous roche de la Madeleine est un gisement préhistorique, situé sur la commune de Tursac, il a livré de très nombreux objets d’art mobilier datant de la fin du Paléolithique supérieur. Site éponyme du Magdalénien, il révèle un outillage lithique magdalénien comportant un grand nombre de burins, grattoirs, perçoirs, lames et lamelles. Et les harpons montrent que le travail de l'os y est développé. La vie des magdaléniens a été rapprochée de la civilisation des Inuit. Son nom  «  Magdalénien » a été proposé par G. de Mortillet  à partir du site préhistorique de La Madeleine.

L’Abri de la Madeleine

 

Gabriel de Mortillet  1821 – 1898. On lui doit les recherches consacrées à la Préhistoire. Avec contributions et erreurs :

Sa principale contribution a concerné la classification et la nomenclature des grandes périodes du Paléolithique. Il subdivise par exemple la Préhistoire en 14 époques dont certaines sont encore utilisées aujourd'hui. Toutefois, sa croyance en un progrès inexorable et linéaire l'a conduit à commettre une erreur concernant la position chronologique de l'Aurignacien : considérant que les outils en os sont rares au Solutréen, présents à l'Aurignacien et très élaborés au Magdalénien, il décrit l'Aurignacien comme une phase de transition entre le Solutréen et le Magdalénien. Au début du XXe siècle, les travaux de Henri Breuil rendirent à l'Aurignacien sa position chronostratigraphique exacte, antérieure au Solutréen et au Magdalénien.

Partager cet article

Published by Lucvieri - dans Patrimoine
commenter cet article

commentaires

Create a free blog on OverBlog.com! - Contact - Terms -