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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 06:42

environnement.jpgLes secteurs de formation « prévention et réduction des pollutions » et « hygiène, santé, sécurité, environnement » offrent plus de débouchés que les formations non environnementales

Issue de l’enquête 2010 auprès de la « Génération 2007 » du Céreq, Centre d’études et de recherche sur les qualifications, l’étude menée par le Service de l’observation et des statistiques (SOeS) du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie sur les perspectives professionnelles des étudiants du supérieur ayant suivi une formation environnementale, montre que le domaine de « l’énergie » apparaît comme le premier recruteur, quel que soit le niveau d’étude supérieure (bac+2, et suivant). C’est ce qui ressort de l’enquête du Céreq, menée en 2010 auprès des 9 000 étudiants ayant suivi une formation supérieure initiale en environnement et arrivés sur le marché de l’emploi en 2007.

En outre, les domaines de formation « prévention et réduction des pollutions » et « hygiène, santé, sécurité, environnement » pour les bac+3 et « aménagement du territoire » pour les bac+2 offrent plus de débouchés en termes d’emplois que les formations non environnementales de même niveau.

L’enquête « Génération 2007 » du Céreq, menée en 2010, apporte des enseignements utiles sur les débouchés professionnels d’environ 9 000 étudiants, arrivés trois ans plus tôt sur le marché du travail, après avoir suivi une formation initiale en environnement de niveau bac+2 et plus. Y dominent les masters, BTS et licences professionnelles (respectivement 31 %, 29,1 % et 25,1 % de ces 9 000 jeunes).

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Les formations « Nature » et « Aménagement du territoire » majoritairement choisies

Les formations en « protection de la nature » et en « aménagement du territoire » ont attiré plus des deux tiers des 9 000 étudiants (respectivement 33 % et 31 %). Les formations « énergie » et « prévention et réduction des pollutions » concernent chacun15% des étudiants sortis en 2007. Enfin, les formations « hygiène, santé, sécurité, environnement » et « gestion sociétale de l’environnement » n’ont rassemblé que 4 % et 3 % des 9 000 étudiants.

Les formations dans le domaine de la « Prévention et réduction des pollutions, nuisances et risques »

En 2007, ils étaient environ 1.300 étudiants à sortir du système éducatif après avoir suivi une formation dans ce domaine. Près de la moitié d’entre eux avait préparé une licence professionnelle. Les enseignements dispensés concernent aussi bien la lutte contre les pollutions, la gestion et le traitement des déchets, des eaux usées, l’assainissement, les éco- technologies, l’éco-conception, la chimie environnementale, la mesure des expositions, l’éco- toxicologie, le génie civil appliqué à l’environnement, la prévention des risques naturels, technologiques, industriels, etc. Exemples de diplômes : le BTS Métiers de l’eau, la licence professionnelle Analyse et gestion du traitement des eaux, des boues et des déchets, le master Chimie verte, le master Sciences et génie de l’environnement, spécialité Atmosphères et qualité de l’air, le diplôme d’ingénieur en Génie de l’eau et de l’environnement... Pour l’emploi, la palme revient au niveau II (bac+3/4) En 2010, plus de 8 formés sur 10, sortis d’études en 2007, ont un emploi. Une mention spéciale pour les diplômés de niveau II dont le taux d’emploi (83,5 %) est supérieur à celui de leurs homologues ayant suivi une formation non environnementale (81,3 %). En 2013, dans les entreprises, ces compétences permettent de satisfaire les nouvelles réglementations contre la pollution. Les nouvelles réglementations, en matière de lutte contre les pollutions, entraînent progressivement les entreprises à devoir organiser, parfois rapidement, des filières de récupération et de traitement de leurs propres déchets. De même, elles ont désormais a prévenir les risques et la toxicité des produits manipulés dans les usines. Selon leur secteur, ces entreprises disposent ou non de compétences internes leur permettant de faire face à ces nouvelles régulations. La législation Reach, par exemple, a créé des besoins importants de spécialistes de la toxicité des substances chimiques. La loi Grenelle 2 a créé des besoins en logistique dans de nombreuses filières qui doivent récupérer et favoriser le réemploi des anciens équipements. Les besoins sont vastes et pas toujours correctement identifiés par les entreprises. Ils semblent avoir vocation à se développer en même temps que la législation.

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Les formations en « Protection de la nature, gestion et études des milieux et des équilibres écologiques »

En 2007, environ 3000 étudiants ont suivi ces formations (41 % en master et 24 % en BTS). Les principaux enseignements portent sur la protection de la biodiversité, des écosysèmes, la gestion des milieux (eau, air, sol, forêt ...), des espaces naturels et des ressources, l'écologie, les géo-sciences, les sciences de la terre.

Exemples de diplômes : le BTSA Gestion forestière, la licence professionnelle Espaces naturels, la licence Sciences de la terre, de l’univers et de l’environnement, le master Biologie et écologie pour la forêt, l’agronomie et l’environnement et le doctorat Sciences de l’environnement marin...

Peu de débouchés pour les Bac+2

Le taux d’emploi est relativement bon pour les niveaux I et II : 8 formés sur 10 ont un emploi en 2010. Mais de toutes les formations environnementales de niveau III, les formations «protection de la nature» sont celles qui ont le moins débouché sur l’emploi. Les sortants de Deug (bac+2) sont ceux qui rencontrent d’ailleurs le plus de difficultés et sont les plus nombreux à avoir repris leurs études en 2010.

En 2013, peu d’attentes, pas toujours très claires, de la part des entreprises En dehors des secteurs traditionnellement considérés comme potentiellement dangereux pour la biodiversité (chimie, pharmacie, extraction notamment), les entreprises sont encore peu familières de ces enjeux. Elles peinent à comprendre le périmètre sur lequel elles doivent agir et surtout de quelle manière mesurer leur empreinte sur la biodiversité. Néanmoins, l’offre de services permettant d’accompagner les entreprises tend à se développer à mesure que les grandes entreprises, toujours plus soucieuses d’enjeux de réputation, comme de traçabilité, demandent à leurs sous-traitants et fournisseurs de respecter des engagements spécifiques.

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Les formations en « Hygiène, santé, sécurité, environnement » (HSSE)

En 2007, moins de 400 étudiants sont arrivés sur le marché du travail après avoir suivi ces formations (65 % en licence professionnelle ; 30 % en BTS/DUT). Ces formations concernent les bio-services, l'hygiène, l'entretien et la propreté des locaux (prévention et traitement des bio-contaminations), les diagnostics qualité, sécurité, environnement (QSE)... avec la mise en place des normes (Iso 9004, OHSAS 18001) et ceux liés aux risques professionnels et sanitaires. Dans ce domaine, les enseignements environnementaux sont généralement associés à des cursus dont la thématique principale n’est pas l’environnement. L'hygiène, santé, sécurité, environnement est un domaine d'expertise technique contrôlant les aspects liés au risque professionnel au sein de l'entreprise. Exemples de diplômes : le BTS Hygiène, propreté, environnement, le DUT Hygiène, sécurité, environnement et la licence professionnelle Sécurité des biens et des personnes, spécialité Gestion des risques sanitaires en environnement et en santé illustrent ce domaine de formation.

La licence professionnelle HSSE, un atout pour l’emploi En 2010, 91,5 % des jeunes ayant suivi une licence pro en HSSE travaillent. Sur les trois premières années de vie active, ils sont 83,9% à avoir accédé à l’emploi. C’est le plus fort taux d’emploi relevé dans cette enquête pour les niveaux II. En revanche, les sortants de master, niveau I, semblent connaître une insertion moins durable : alors qu’ils mettent 1,2 mois en moyenne à trouver un emploi et occupent entre 1 et 2 emplois sur les trois premières années d’activité, seulement 63,6 % des jeunes formés en HSSE de niveau I travaillent en 2010. Ils sont d’ailleurs près de 20 % à avoir repris leurs études à cette date.

En 2013, les attentes des entreprises vis-à-vis de ces métiers sont liées à l’évolution des risques professionnels La demande de compétences liées aux risques professionnels évolue avec la mise à l'index progressive de certaines substances et la construction d'une jurisprudence spécifique, comme pour l'amiante. De plus en plus d’entreprises s’entourent de risk managers dont la mission consiste à identifier les risques et anticiper sur leurs conséquences. Les Comités d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT), au sein des entreprises, expriment également de nouvelles demandes, notamment de diagnostics et de certifications.

L'extrême variété des substances concernées rend le sujet complexe et évolutif. A titre d'illustration, le sujet des nanoparticules est aujourd'hui mal maîtrisé par les entreprises, en dehors de l'industrie chimique. Pourtant, le besoin n'est pas encore exprimé.

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 Les formations en « Aménagement du territoire et cadre de vie »

En 2007, ils étaient environ 2.600 étudiants à avoir suivi ces formations (40 % en master, 32 % en BTS). Ces formations regroupent des enseignements sur les travaux paysagers, l'aménagement paysager, urbain, les territoires, le tourisme et l’environnement, la géographie et l’environnement...

Exemples de diplômes : le BTS Aménagement paysager, la licence professionnelle Aménagement du paysage, le master Géographie et aménagement... D’importants débouchés professionnels pour les bac +2 (niveau III)

Avec un taux d’emploi de 86 %, le domaine de l’aménagement du territoire (avec celui de l’énergie ) est celui qui recrute le plus de niveaux III. L’insertion professionnelle des jeunes ayant préparé un BTS notamment, semble plus facile que celle des personnes de niveaux de formation I et II. On observe par ailleurs qu’ils sont nombreux à avoir occupé trois ou quatre postes sur leurs trois premières années de vie active.

En 2013, les attentes viennent principalement des collectivités locales Dans le domaine de l’aménagement, la demande émane plus traditionnellement des collectivités locales et les besoins exprimés par les entreprises concernent probablement pour l'essentiel les enjeux liés à la ville durable. En effet, les collectivités concourent directement à l'administration et à l'aménagement du territoire, au développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique, ainsi qu'à la protection de l'environnement, à la lutte contre l'effet de serre, et à l'amélioration du cadre de vie. C’est la raison pour laquelle elles recherchent des compétences en matière d’évaluation environnementale et de mise en oeuvre de projets de développement territorial comme les éco-territoires, éco-quartiers, agendas 21 locaux, circuits courts dans l’agriculture...

La révolution verte des métiers passe aussi par la formation continue. L’essentiel des fonctions qui nécessitent des compétences environnementales se situe dans des métiers opérationnels où sont appliquées des normes environnementales. Il y est attendu des personnels expérimentés qui maîtrisent tout à la fois un métier « classique » et une spécialisation environnementale.

Ce constat relativise quelque peu le poids des filières initiales environnementales dans les recrutements des métiers « verts » ; surtout lorsque les jeunes n’ont jamais travaillé. Il avantage plutôt les cursus de formation continue s’adressant à des salariés expérimentés, acquis aux enjeux environnementaux des produits, des process ou des matériaux.

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Les formations « Maîtrise de l’énergie et énergies renouvelables »

En 2007, près de 1 300 étudiants sont arrivés sur le marché du travail après avoir suivi une formation dans ce domaine. Plus de la moitié avaient préparé un BTS et 43,4 % une licence, notamment professionnelle. Les formations portent sur l'efficacité énergétique, la maîtrise de l'énergie, les énergies renouvelables, le génie énergétique et climatique, l'éco-construction, la construction bois, l’énergie-construction, l’énergie-électricité, mais aussi le bilan carbone, la lutte contre les gaz à effet de serre... Exemples de diplômes: Le BTS Fluides, énergie, environnement, option Génie climatique, la licence professionnelle Énergie et génie climatique, spécialité Sciences et technologies des énergies renouvelables, le master Sciences pour l’environnement, spécialité Systèmes énergétiques et énergies renouvelables.

Le choix du secteur de l’énergie apparaît comme une piste sérieuse pour trouver un emploi, quel que soit le niveau de formation (en plus de l’aménagement pour le niveau II, cf supra). La transition énergétique devrait prolonger cette tendance.

La recherche d’efficacité énergétique est l’objectif prioritaire des entreprises L'efficacité énergétique est aujourd'hui un enjeu bien identifié par les entreprises. C'est une source importante de chiffre d'affaires pour toutes celles qui proposent des solutions permettant de diminuer, sous des formes diverses, les consommations énergétiques. C'est aussi un enjeu clef pour les métiers de la construction. Le secteur de l'immobilier, au sens large, est en effet l’un de ceux dont la transformation est la plus spectaculaire et requiert donc de nouvelles compétences. Toute compétence d'ingénieurs dans ce domaine semble actuellement très recherchée.

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Les formations sur la « Gestion sociétale de l’environnement »

En 2007, ils étaient moins de 300 étudiants à arriver sur le marché du travail après avoir suivi une de ces formations (61 % en master et 23 % en maîtrise). Ces formations couvrent les sciences humaines et sociales de l'environnement, l'économie de l'environnement, le droit de l'environnement, les politiques environnementales, la sociologie de l’environnement... Exemples de diplômes : La licence pro Management des organisations, le master Environnement et développement durable, spécialité Développement durable, management environnemental, le doctorat Économie de l’environnement, innovation, aménagement.

Un bon taux d’emploi qui cache des disparités. En 2010, 8 jeunes sur 10 travaillent. Ceci étant, près de 4 à 4,5 mois en moyenne leur ont été nécessaires pour trouver un premier emploi. Ces moyennes sont les plus élevées des six domaines environnementaux. Moins de 65% des jeunes formés de niveau I accèdent rapidement et durablement à l’emploi sur 2007-2010 ; ils sont à peine 61 % parmi les sortants de formation de niveau II. Ces derniers sont d’ailleurs beaucoup plus nombreux à avoir occupé 3 emplois sur ces trois premières années d’activité.

En 2013, des attentes hétérogènes des entreprises L'environnement est une dimension traitée très inégalement par les entreprises en fonction de leur secteur. Pour les secteurs considérés comme très polluants, les compétences, qui permettent d'identifier le cadre réglementaire et ses évolutions, ainsi que les sujets sur lesquels la réglementation pourrait se durcir, peuvent être recherchés. En revanche, pour les secteurs dont les impacts environnementaux sont plus indirects (secteur financier ou high-tech), ce type de besoins est encore très rarement exprimé.

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Depuis 2005, Novethic diffuse le Guide des formations développement durable pour aider étudiants et professionnels à se repérer. Accessible gratuitement sur www.novethic.fr, ce guide recense aujourd’hui 280 formations diplômantes et apporte un éclairage sur une grande variété de formations allant de l’éco-toxicologie au management responsable, en passant par le diagnostic environnemental, la santé en entreprise ou encore l’eco-construction.

Cet outil permet également de s’informer sur les métiers, les professions émergentes et les compétences nécessaires pour y parvenir.

Une poussée en force des professions dites « intermédiaires »

Cette enquête du Céreq révèle que cinq des six domaines de formations environnementales de niveau II pourvoient majoritairement (chiffres en gras > 50 % dans le tableau en bas de page) des professions et qualifications dites « intermédiaires » trois ans après l'obtention du diplôme. Ce sont des professions de terrain et d’encadrement de proximité. Elles ont vocation à faire des diagnostics opérationnels, des contrôles ou expertises techniques, des démarches qualité, et certaines doivent maîtriser les techniques et technologies nouvelles. Ces professions intermédiaires rassemblent environ un quart des salariés français dont 3,3 millions dans les entreprises privées et 1,2 million dans la fonction publique. On y retrouve une grande diversité de fonctions de techniciens et agents de maîtrise de l’industrie, du BTP ou des services, technico-commerciaux mais aussi des emplois moins directement techniques comme : assistant(e)s de direction, infirmier(e)s, professionnels de la communication, documentalistes, formateurs, professionnels de l’action sociale et culturelle.

De façon générale, les résultats globaux de cette enquête tendent à montrer que les perspectives professionnelles sont plus liées au type de domaine environnemental choisi (énergie, HSSE...) qu’au niveau précis d’étude.

On observe toutefois que la préparation d’une licence professionnelle favorise généralement l’emploi pour la moitié des formations (prévention et réduction protection de la nature, HSSE).

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