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Cargos, la face cachée du fret

Cargos, la face cachée du fret – Dimanche 26 mars 2017 à 21h40 sur France 5

Cargos, la face cachée du fret

Le transport maritime est devenu le secteur d’activité le plus puissant au monde. Mais à quel prix ? Qui en sont les acteurs ? Quels en sont les enjeux économiques, sociétaux, politiques, juridiques et écologiques ?

« En réalité, nous ne savons pas vraiment ce qu’il y a dans ces containers. Cela peut être n’importe quoi… », Razvan Adrianita, capitaine roumain du porte-containers Puelche, appartenant à un armateur allemand et naviguant sous pavillon du Liberia.

L’actualité nous presse et nous laisse perplexe, en effet alors que ce documentaire diffusé le 09 février pr, un cargo, le Modern Express, a remorqué vers l’Espagne… Un navire solitaire qui ne veut pas couler… Mais un cas d’école trop bien connu des sauveteurs en mer et des préfectures maritimes depuis la dérive du Liberty ship Flying Enterprise dans la Mer de la Manche en hiver 1952. Une différence notable avec le Modern Express est que le commandant était resté à bord jusqu’au bout avant d’être évacué après 15 jours de dérive et de vains efforts pour remettre en équilibre le navire.

Bien qu’il soit relativement récent, il a été constaté sur le Modern Express dans le port d’Anvers de multiples défaillances depuis 2012. Le Modern Express, à la dérive pendant plusieurs jours a flotté dans le Golfe de Gascogne fréquenté par des porte­conteneurs, des cargos ou des navires de croisière deux fois plus long.

L’inventaire des produits toxiques et des cargaisons embarqués n’est pas encore connu avec précision. Le nombre et le gabarit des « engins de travaux publics » sont inconnus, ils contiennent chacun des hydrocarbures et autres fluides toxiques pour l’environnement marin qui s’ajoutent au fuel de propulsion du navire estimé à 300 t. Les informations sur le bois exotique du Gabon sont imprécises : une fois la préfecture de Brest parle de bois débité, une autre fois elle parle de grumes. Une vingtaine de fûts sont stockés en pontée. Il serait souhaitable de publier intégralement l’inventaire des cargaisons.

Le naufrage du “Modern Express” (finalement remorqué jusqu’à Bilbao) a mis en lumière l’accroissement du trafic maritime depuis une quarantaine d’années : de plus en plus de navires, de plus en plus énormes et chargés. Et pose l’une des problématiques fondamentales son impact sur l’environnement qui reste difficile à évaluer, selon Antidia Citores, de l’ONG Surfrider.

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