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Le gaz naturel a vu son prix grimper de 40 % en seulement 10 ans

Le gaz naturel a vu son prix grimper de 40 % en seulement 10 ans

Le gaz naturel a vu son prix grimper de 40 % en seulement 10 ans

Pour les consommateurs, privilégier les EnR contrairement aux énergies fossiles, en 10 ans le GN a vu son prix grimper de près de 40%…

Puisque cette société réussit à considérer les hommes comme des consommateurs, l’identité comme une étiquette, il est temps de mettre en doute cette imposture et sa capacité a desséché le cerveau ainsi et que le coeur…

Dans un contexte centralisé ou peu de choix s’offre aux consommateurs malgré une société dite ‘’consumériste’’, se chauffer reste un enjeu capital pour maîtriser sa facture énergétique. Même si sous l’effet des règlementations et des modifications de comportement, les consommations de chauffage ont diminué depuis les années 1970, le mode de chauffage dans le parc résidentiel demeure encore archaïque et reste sous l’emprise du gaz et du nucléaire. Le choix d’un mode de chauffage est performant aux plans technique, économique et environnemental est crucial pour réduire les consommations énergétiques, en particulier dans l’habitat existant où ces consommations restent élevées.

En 2013, la consommation énergétique du parc de logements français s’élève annuellement à 545 TWh en énergie finale, soit 28% de l’énergie finale totale consommée en métropole. Représentant près des deux tiers de cette consommation, le chauffage occupe la première place pour les résidences principales.

Sur l’ensemble du parc de logements français (individuels et collectifs), le gaz est l’énergie la plus utilisée pour le chauffage (44%), suivie par l’électricité (34%), le fioul (14%) et le bois (4%). Parmi les usagers du bois, la moitié l’utilise comme source principale d’énergie. Si les Français ont de moins en moins recours au fioul domestique pour se chauffer (passé de 20% en 1990 à 14% en 2013 sur l’ensemble du parc), ils utilisent de plus en plus l’électricité (passée de 24% à 34% sur la même période). Le fioul reste encore très présent dans les zones non desservies par le réseau de gaz (en zone rurale notamment) ; c’est l’énergie de chauffage de 20% des maisons individuelles1.

Au-delà du système de chauffage principal, près de 6 millions de ménages utilisent des systèmes de chauffage secondaire ou d’appoint (20% de l’ensemble du parc). Les deux énergies utilisées majoritairement en tant qu’énergie secondaire sont le bois (inserts, poêles) et l’électricité (convecteurs, radiateurs d’appoint mobiles).

Avec plus de 9,5 millions de ménages équipés d’un système de chauffage électrique en 2013, la France est le premier marché européen pour ce mode de chauffage. En 2009, le chauffage électrique représentait 80% des systèmes de chauffage installés dans les logements neufs, soit une progression de près de 40 points par rapport à l’année 2000. Depuis 2011, le rythme de progression des installations en chauffage électrique s’est ralenti avec une croissance d’environ 2% par an.

Si elles ne représentent encore qu’une faible part de l’énergie de chauffage, les énergies renouvelables progressent chaque année sur l’ensemble du secteur résidentiel – tertiaire (+ 4% entre 2012 et 2013). Cette progression est due principalement au succès des pompes à chaleur (PAC) et aux progrès des appareils de chauffage au bois dans l’habitat individuel. Le bois est l’énergie de base pour le chauffage dans 3,7% des résidences principales, majoritairement dans l’habitat individuel. C’est un mode de chauffage qui séduit de plus en plus de ménages : en 2012, 7,4 millions de ménages utilisaient le bois comme mode de chauffage, principal ou secondaire, dans leur résidence principale contre 5,9 millions en 1999. La France est le premier marché européen pour les appareils de chauffage au bois.

Depuis 1973, les consommations unitaires moyennes de chauffage par superficie ont baissé de 58%. Ces progrès ont pu être réalisés grâce aux travaux de maîtrise de l’énergie dans l’habitat existant, aux réglementations thermiques des bâtiments neufs et existants et à un comportement plus économe des ménages face à la hausse du prix des énergies. Ainsi, la consommation unitaire moyenne totale annuelle (tous usages) est passée de 352 kWh/m2 en 1973 dont 120 kWh/m2 pour le chauffage, à 186 kWh/m2 en 2011 (-1,2% par an, en moyenne) dont 70 kWh/m2 pour le chauffage des résidences principales.

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Un avis de l’Ademe sur les modes de chauffage dans l’habitat individuel fait apparaître qu’une évaluation des coûts globaux, hors aides financières, sur 15 ans, des différents systèmes de chauffage (investissement, pose, coût de l’énergie) montre que le choix de la solution économiquement la plus pertinente dépend avant tout des besoins de chauffage : plus ils sont élevés, plus le coût de l’énergie aura un impact fort sur le coût global. Inversement, plus ils sont faibles, plus le coût du système de chauffage (investissement et pose) pèse dans le coût global.

Ainsi, lorsque les besoins de chauffage sont peu élevés, le chauffage électrique, les chaudières à condensation gaz, fioul ou propane apparaissent aujourd’hui comme étant les modes de chauffage les plus intéressants économiquement. Ces systèmes de chauffage sont avantagés par un coût d’investissement limité, mais génèrent une facture énergétique annuelle plus élevée que les autres systèmes (le coût de l’énergie représente environ 80% du coût global sur 15 ans).

Le gaz propane et le fioul sont parmi les énergies les plus onéreuses avec un coût respectivement de 14,15 ct€/kWhPCS et de 9,30 ct€/kWhPCS. Le chauffage électrique, qui coûte peu à l’installation et à la maintenance, est l’un des plus coûteux à l’usage. En 2013, son prix était de 14,34 ct€/kWh en heure pleine. Ce prix a subi une hausse relativement modérée ces 10 dernières années (+20% contre près de 40% pour le gaz naturel). Il pourrait augmenter fortement ces prochaines années, en raison des investissements nécessaires dans la modernisation du parc de production et des réseaux électriques. Le coût de cette énergie incite toutefois les ménages à des comportements économes, soit en éteignant les convecteurs dans les pièces inutilisées, soit en installant des programmateurs/horloge pour gérer les absences.

Le gaz naturel a vu son prix augmenter de près de 40% en 10 ans. Il reste une énergie relativement attractive comparée au prix de l’électricité (en 2013, le coût complet du kWh PCS du gaz naturel est de 7,37 ct€ au tarif B1). La hausse du prix du gaz est due essentiellement à la flambée des prix du pétrole qui engendre des incertitudes sur son évolution dans les années à venir.

Le bois est une énergie compétitive, dont les prix sont relativement stables (+3% en 10 ans pour le bois bûche): pour un logement, le bois bûche est en moyenne 1.5 fois moins cher que le gaz naturel et près de 2.5 fois moins cher que le fioul. En 2014, le prix moyen du bois bûche livré est de 75€/stère (bûche de 50cm), soit 3.8c€/kWhPCI. Près de la moitié des ménages se chauffant au bois s’approvisionnent par leurs propres moyens, surtout en zone rurale (récolte de bois sur leur propriété ou celle d’une connaissance). Pour ces personnes, le bois est la source d’énergie la plus économique à l’usage.

Les pompes à chaleur et les systèmes solaires combinés, qui sont les technologies les plus économes à l’usage (la facture énergétique sur 15 ans est la plus faible), sont désavantagés par leur coût d’investissement et de pose (ce coût représente près de 70% du coût global sur 15 ans pour la PAC air/eau).

Si l’énergie solaire est gratuite, l’installation d’un système solaire représente un investissement plus élevé que pour un équipement de chauffage traditionnel. Ce surcoût doit être amorti grâce aux économies qu’apporte le solaire. Plus la part des besoins couverts par le solaire est importante, plus l’amortissement est rapide (en général, l’équipement est amortissable en 7 à 10 ans).

Dans une maison ayant des besoins de chauffage plus importants, les systèmes solaires et PAC deviennent compétitifs par rapport aux autres systèmes de chauffage, même si la chaudière à condensation gaz reste la plus intéressante économiquement.

Des dispositifs de soutien ont été mis en place par les pouvoirs publics et les collectivités afin d’orienter les particuliers vers les modes de chauffage les plus performants en matière énergétique et ainsi, de faciliter leur diffusion. Ces dispositifs peuvent permettre de faire baisser le coût d’investissement de l’équipement, et ainsi réduire le temps de retour pour le particulier.

Légende CET : chauffe-eau thermodynamique

CESI : chauffe-eau solaire individuel

Le « surcoût bâti actualisé » est lié au coût de la « sur- isolation » de l’enveloppe afin de pouvoir respecter la RT 2012. Cette « surisolation » permet la pose d’un système de chauffage électrique à effet joule.

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En conclusion, la note de l’Ademe précise que dans le neuf, en travaillant de manière plus ou moins importante sur le bâti et donc dans un contexte de besoins de chauffage fortement réduits, tous les systèmes de chauffage (condensation gaz, électrique, PAC et énergies renouvelables) permettent d’atteindre des niveaux de consommation faibles (50 kWh EP/an maximum en moyenne au m2). Les systèmes de chauffage doivent pouvoir moduler pour s’adapter à des périodes où les besoins en chaleur sont réduits (en mi saison) mais aussi pour fournir de l’eau chaude sanitaire ou optimiser les consommations énergétiques d’autres usages (ventilation et auxiliaires). Ainsi, les systèmes hybrides (gaz-solaire, électrique-bois performant, gaz-électricité..) et multi-usages sont aujourd’hui parmi les plus pertinents d’un point de vue énergétique, environnemental et économique.

Dans l’existant, où les besoins restent élevés avant rénovation/réhabilitation énergétique majeures, les systèmes modulables, pouvant s’intégrer dans une rénovation progressive et pouvant également optimiser les consommations engendrées par d’autres besoins comme l’eau chaude notamment, sont à privilégier. Les chaudières à condensation gaz sont aujourd’hui les systèmes de chauffage les plus intéressants économiquement, mais elles restent émettrices de gaz à effet de serre. Les pompes à chaleur (électriques ou gaz) constituent certainement les technologies de demain qu’il convient d’encourager fortement. Elles consomment moins d’énergie que les systèmes traditionnels gaz ou électriques. Elles contribuent donc à limiter les émissions de gaz à effet de serre et à préserver les ressources énergétiques. Elles sont toutefois aujourd’hui encore handicapées par des coûts d’investissement et de pose assez élevés qui ne permettent pas encore d’obtenir un coût global totalement satisfaisant au regard des performances de ces technologies.

Que ce soit dans le neuf ou dans l’existant, les systèmes faisant appel à des énergies renouvelables ou combinant énergies fossiles et renouvelables doivent être davantage utilisés pour atteindre les objectifs climatiques et énergétiques nationaux. Ces systèmes sont également ceux qui présentent aujourd’hui des potentiels d’amélioration de leurs performances énergétiques et économiques. Les appareils les plus efficaces énergétiquement et émettant le moins de polluants doivent être privilégiés afin de contribuer à respecter les objectifs nationaux et européens de qualité de l’air. Améliorer les rendements, développer l’éco conception et faire baisser les coûts, tels sont les objectifs des programmes de soutien à l’innovation et à la montée en qualité des filières que poursuit l’ADEME.

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