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Faire rentrer la nature en ville en végétalisant les murs…

Murs végétalisés, faire rentrer la nature en ville, à condition de ne pas négliger les contraintes que cela implique…

Plante & Cité a présenté les résultats d’une enquête sur la gestion des murs végétalisés lors de sa journée technique programmée le 28 mai dernier à Cergy-Pontoise.

Cette étude réalisée en 2012 par Plante & Cité avec l’appui du Critt Horticole présente un état des lieux des pratiques de gestion des murs végétalisés en France. Elle donne des informations sur le développement des murs en France, sur les procédés et sur les niveaux et coûts d’entretien.

Les murs recensés (250) sont principalement implantés dans les grandes agglomérations, avec un tiers des réalisations en région parisienne. La majorité des murs se répartit selon trois types de procédés (cages métalliques, sur nappe continue et modules préformés). Une trentaine de fournisseurs ont été identifiés sur ce marché.

L’enquête sur les modalités d’entretien a été réalisée auprès des maîtres d’ouvrages et des entreprises gestionnaires de 40 murs végétalisés. Les informations collectées ont portées sur les procédés de végétalisation, les niveaux et coûts d’installation et d’entretien, enfin sur la perception des murs végétalisés par les usagers, les élus et les professionnels chargés de l’entretien.

L’étude montre que la surface des bâtiments végétalisée est en progression, que ce soit pour les toits ou pour les murs.

Aussi, elle révèle que le rythme d’installation s’est accéléré depuis 2007, passant de moins de 5 à plus de 25 murs/an. Les réalisations sont donc majoritairement récentes, avec une importante diversité des procédés : une trentaine de fournisseurs ont été identifiés. Trois procédés dominent le marché: CAGES MÉTALLIQUES, SUR NAPPE CONTINUE et MODULES PRÉFORMÉS.

L’enquête montre par ailleurs que le parc des murs végétaux est constitué pour les trois quarts de réalisations de moins de 150 m2 et pour moitié de moins de 50 m2. La typologie des maîtres d’ouvrage a permis d’identifier qu’un tiers des propriétaires sont des collectivités territoriales et que 20 % sont des structures commerciales.

La répartition géographique des murs révèle aussi qu’ils sont principalement implantés dans les grandes agglomérations, et confirme que la présence locale d’un fournisseur stimule le marché. La région parisienne concentre à elle seule un tiers du parc français.

L’étude montre que les principales motivations à l’origine de la construction de ces jardins verticaux sont souvent liées à des préoccupations d’image. Lorsque l’idée est suggérée par le concepteur du bâtiment, il s’agit plutôt d’une recherche d’esthétique. L’émergence de la démarche HQE a également contribué à l’essor de la végétalisation de façade ; cette technique permettant d’atteindre les objectifs de certaines cibles du référentiel.

Le choix de végétaliser une façade représente un réel engagement financier qui est de l’ordre de 700 € HT/m2. Ce montant est à rapprocher du coût moyen d’un aménagement paysager urbain : de 35 à 200 € HT/m2, selon la configuration du lieu et le niveau d’équipement de l’espace vert.

Le choix des espèces végétales implantées est principalement du ressort des fournisseurs, qui ont, au fur et à mesure des réalisations, identifié une gamme d’espèces adaptées aux exigences très particulières de ces ouvrages: port plutôt retombant, persistance au cours de l’année, capacité à supporter un gel racinaire, faible vigueur pour simplifier l’entretien et éviter d’occasionner des dégâts au bâtiment, etc.

Au final, la gamme retenue comprend des ligneux à faible développement, des vivaces, des plantes grasses et des graminées. Pour la majorité des réalisations, une végétation multi-spécifique est installée (autour d’une vingtaine d’espèces différentes). Cette diversité favorise à terme, la persistance d’une végétation. A noter que le procédé SUR NAPPE CONTINUE offre une gamme de choix beaucoup plus large, puisque dans ce système très intensif, les plantes sont arrosées et fertilisées en permanence.

Dans certains cas, la végétalisation se fait par une succession de plantes annuelles puis bisannuelles, comme s’il s’agissait d’un massif fleuri tout à fait classique.

L’apport d’eau est systématiquement réalisé par goutte-à-goutte, généralement associé à un programmateur horaire ajusté en fonction de la saison. Le recyclage des eaux de drainage est prévu pour les trois-quarts des murs SUR NAPPE CONTINUE, mais n’équipe aucun des autres procédés. L’alimentation est très largement réalisée à partir du réseau d’eau potable.

 

Les opérations d’entretien peuvent être réparties en deux types d’interventions :

Contrôle : visite rapide, destinée à vérifier le bon fonctionnement. Le contrôle du système d’irrigation est principalement visuel (détection de fuite ou des bouchages des goutteurs, observation de la végétation, etc….). Il est plus fréquent et approfondi dans le cas des procédés SUR NAPPE CONTINUE, plus sensibles aux problèmes d’irrigation.

Maintenance: il s’agit d’interventions impliquant un travail sur le mur: désherbage, remplacement de plantes (taux de substitution annuel entre 10 et 20 %), taille etc…. Les interventions de maintenance ont lieu 2 à 3 fois par an. Elles nécessitent généralement la mise en œuvre de matériel spécifique pour l’accès. Le système d’irrigation est systématiquement mis hors-gel, sauf dans le cas des systèmes SUR NAPPE CONTINUE. Des « accidents » aux conséquences graves ont pu être constatés çà ou là, suite à une lacune dans la mise hors gel.

Il est important de noter que, sur la base des enquêtes, aucun problème sur le bâtiment ou la voierie imputable aux végétaux n’a été signalé.

Plus que les caractéristiques intrinsèques des murs végétalisés, c’est la régularité de l’entretien qui garantit un bon rendu, et un relâchement se traduit rapidement par une apparence non satisfaisante.

Pour les ouvrages appartenant à des collectivités, l’entretien courant et les interventions de contrôle (opérations stratégiques) se font en régie dans 60 % des cas. Ce n’est pas le cas des interventions de maintenance programmables.

Dans le cas de gestionnaires privés, la prestation est externalisée, sauf si le maître d’ouvrage dispose d’un service en interne capable de l’assumer. Le prestataire extérieur n’est pas nécessairement le fournisseur du mur ; des entreprises du paysage habituées au travail en hauteur et possédant le matériel nécessaire se sont positionnées sur ce créneau.

Les données exploitables (20 questionnaires) permettent d’avancer un coût moyen d’entretien (main-d’œuvre ou sous-traitance, hors consommations d’eau et d’électricité) d’environ 60 € HT/m2/an.

Il est intéressant de comparer ce coût avec celui de l’entretien de façades végétalisées à partir de plantes grimpantes, pour lesquelles une taille de printemps et une autre intervention à l’automne sont nécessaires. Les mêmes difficultés d’organisation de chantier sont mentionnées : accès par nacelle pas toujours prévu, mise en sécurité, etc.

Dans le cas de gestionnaires privés, la prestation est externalisée, sauf si le maître d’ouvrage dispose d’un service en interne capable de l’assumer. Le prestataire extérieur n’est pas nécessairement le fournisseur du mur ; des entreprises du paysage habituées au travail en hauteur et possédant le matériel nécessaire se sont positionnées sur ce créneau.

Les données exploitables (20 questionnaires) permettent d’avancer un coût moyen d’entretien (main-d’œuvre ou sous-traitance, hors consommations d’eau et d’électricité) d’environ 60 € HT/m2/an.

Il est intéressant de comparer ce coût avec celui de l’entretien de façades végétalisées à partir de plantes grimpantes, pour lesquelles une taille de printemps et une autre intervention à l’automne sont nécessaires. Les mêmes difficultés d’organisation de chantier sont mentionnées : accès par nacelle pas toujours prévu, mise en sécurité, etc.

 

Les murs végétalisés sont une manière élégante et innovante de faire rentrer la nature en ville. Cette technique est en essor en France depuis 2007, et plus de 250 réalisations en extérieur ont été identifiées.

En l’absence de réglementation et de normalisation, les procédés évoluent au fur et à mesure des réalisations.

Les murs ne sont pas des réalisations éphémères, et il ne faut donc pas négliger les contraintes que cela implique, une fois le bâtiment construit.

Il ressort de cette enquête que l’entretien est techniquement peu compliqué : taille, remplacement des végétaux morts. Ces opérations de maintenance qui ont lieu 2 fois par an, doivent être complétées par un contrôle régulier du système d’irrigation, surtout en été. L’hiver est une saison où l’attention ne doit pas pour autant se relâcher : une mise hors gel est indispensable, ce qui peut conduire à une mortalité des plantes, faute d’arrosage. Cette sensibilité aux conditions hivernales explique le taux élevé de remplacement des plants, et des retours d’expériences parfois très négatifs.

Il apparaît également que les modalités pratiques d’entretien sont rarement prévues à la conception du bâtiment. L’utilisation de nacelles motorisées déportées est ensuite nécessaire, ce qui complique les interventions et en limite la fréquence.

A noter que l’utilisation de plantes grimpantes n’implique pas nécessairement un entretien plus simple : tailles obligatoires, sous peine d’engendrer des dégâts au bâtiment. Il s’agit néanmoins d’une solution moins sensible aux risques de gel et au déficit hydrique.

Plusieurs pistes de recherche/développement se profilent à la lecture des résultats :

–            Comment diminuer la sensibilité aux aléas climatiques ?

–            Comment choisir des espèces tolérantes, pour diminuer les taux de remplacement ?

–            Comment intégrer dès la conception les modalités de maintenance, en particulier le travail en hauteur ?

–            Quel impact environnemental réel, et que faire pour l’améliorer ?

Quel que soit le système utilisé, un mur végétalisé est un élément vivant qui requiert une réelle attention. L’image positive, voire de prestige, qu’il véhicule est à ce prix.

Canevaflor

Canevaflor ® , et le mur végétal …

Décibels d’Or 2011, qui récompensent des actions contre le bruit, que ce soit représentants, concepteurs, entreprises, a sélectionné la société Canevaflor® pour le Décibel d’Argent concernant la catégorie Matériaux acoustiques..

En effet, la Société Canevaflor présente un concept dont les propriétés thermiques, acoustiques et dépolluantes en font une technologie innovante de verdissement durable des villes de demain. Un mur végétal pérenne qui possède les qualités requises pour résister aux situations urbaines, résistance, autoportance, durabilité et fixation sur de nombreux types de support, notamment mur en béton banché, mur en béton en blocs à bancher, mur en moellon, structure métallique porteuse…

Les cellules couvrent l’intégralité de la surface à végétaliser. Un principe de végétalisation qui participe à l’isolation thermique et acoustique du bâtiment. Une véritable protection thermique naturelle et assure une protection contre les intempéries et du rayonnement solaire direct.

Une fixation réalisée à l’aide de pates de fixation. En fonction de la nature du support, ces dernières seront fixées à l’aide de deux gonjons d’ancrage mécanique, deux tiges filetées prises dans le mur avec de la résine chimique ou deux boulons. La structure métallique galvanisée ainsi que sa fixation s’intègrent dans le cadre d’une garantie décennale.

Canevaflor1

 

Les cellules, supports de plantation, sont réalisées en acier de qualité S 235 (acier de construction), galvanisé à chaud, et construites sur mesure.

Les caractéristiques physiques de l’acier telles que sa bonne résistance à la corro- sion, sa rigidité et sa légèreté ainsi que la bonne gestion de son cycle de vie font de ce matériau un choix de qualité pour la végétalisation verticale.

Les structures seront tapissées d’une toile en polypropylène (PP) tissée imputrescible de 130g/m2 (utilisée dans les talus végétalisés) permettant de conserver une certaine humidité dans le substrat et de limiter le développement des mauvaises herbes.

La façade avant des murs végétalisés est habillée d’une coque alvéolaire en plastique recyclé dans laquelle les végétaux seront installés. Ces coques sont personnalisables par gravage de textures ou par différents coloris. Fixées par l’intérieur, les coques sont clipsées sur les grilles de la face avant. Les ouvertures pour les végétaux sont réalisées à l’aide d’une scie cloche en fonction du plan choisi.

Le système d’irrigation conçu par Canevaflor est étudié et adapté pour chaque projet afin d’optimiser l’arrosage des murs végétalisés et de minimiser la consommation en eau.

Ce dispositif particulier permet d’alterner les arrosages entre eau claire et eau fertilisée de façon autonome, assurant la pérennité des plantes, optimisant la consommation d’engrais et réduisant le passage des agents de maintenance.

Le réseau d’irrigation micro-goutteurs est directement installé dans le mur végétalisé, au contact du substrat. Ces tuyaux micro-goutteurs forment des réseaux indépendants les uns des autres, permettant ainsi de répartir et de maîtriser l’apport en eau dans les différentes zones du mur. De cette manière, en fonction de la hauteur du mur végétalisé, de la longueur des tuyaux, etc… l’automate gère individuellement le temps et la quantité d’arrosage à apporter dans le mur.

L’objectif de ce procédé est de favoriser le développement des végétaux et d’optimiser les consommations en eau grâce à l’utilisation d’un programme d’exploitation développé par Canevaflor.

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Le cœur de ce programme étant la base de données recueillie depuis ces dernières années de réalisation des murs végétalisés.

En option, l’utilisation d’internet permet de contrôler, gérer et de suivre l’évolution des consommations en eau des différents ouvrages. L’envoi régulier de données en provenance des sondes de température, des sondes d’humidité et du débitmètre permet d’enregistrer un historique du système d’irrigation.

Des murs végétalisés d’une épaisseur de 20 cm constitué de substrat suffisant pour un développement pérenne des végétaux.  Une épaisseur suffisante qui protège les racines des végétaux de la sécheresse et du gel.

Un substrat composé d’une association unique de fibres naturelles et de matières minérales garantissant la circulation de l’eau et des éléments nutritifs qu’elle contient dans l’ensemble du mur par percolation et capillarité, une forte rétention en eau et une bonne capacité de restitution, des caractéristiques physico-chimiques adaptées au développement des végétaux (pH, électro-conductivité…), la légèreté, l’aération, la stabilité dimensionnelle et la durabilité de l’ensemble.

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La gamme végétale proposée par Canevaflor® est étudiée pour chaque réalisation, elle prend en compte :

– Les contraintes liées à la verticalité (plantes grimpantes ou retombantes),

– Le support de culture Canevaflor® (système racinaire adapté aux caractéristiques géologiques et physico-chimiques du substrat),

– Les conditions climatiques inhérentes au lieu du projet : climat régional, micro-climat du site, exposition, prise en compte des vents dominants, embruns…,

– Le repérage de la flore locale qui permet de guider nos choix dans la sélection,

– Les souhaits esthétiques ou spécifiques du client : croissance lente, parfums, plantes peu allergènes ou non toxiques (en milieu scolaire par exemple)…

Le choix des essences est travaillé dans le but d’assurer une pérennité de l’ouvrage sur le plan esthétique. Il peut intégrer des feuillages persistants, des floraisons étalées ou des plantes caduques (5%) afin de créer des surprises visuelles.

Visuels esthétiques en fonction du site :

Effet sauvage:

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Marseille, Parking Vallier :

Pas de plan de plantation spécifique, toutes les essences sont mélangées de manière aléatoire (tout en respectant leurs port et positionnement dans le mur).

Ce type de d’implantation des végétaux donne un aspect champêtre au projet.

 

Jeux de volumes:

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Paris, Villa Montmorency:

Le plan est travaillé avec des masses végétales jouant sur des contrastes de volumes, de couleurs, de types de feuillages… Ce type d’implantation met en valeur les essen- ces les unes par rapport aux autres.

 

Architecturé:

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Boulogne, immeuble Anthos Lausanne, métro Flon

Le plan est travaillé selon des formes simples reprenant des lignes fortes. Ce type d’implantation appuie souvent les lignes d’un bâtiment.

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Le choix des végétaux est fait en accord avec le milieu environnemental du projet, en prenant en compte le climat, l’exposition et les contraintes spécifiques du site. Canevaflor travaille avec un ensemble de pépiniéristes sélectionnés pour :

– la qualité de leur production (large choix de variété, techniques de production,…) leur expertise et leur connaissance des plantes locales

Les structures permettent de venir planter chaque plante selon un plan de plantation spécifique en accord avec les demandes esthétiques du client.

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