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Une ressource géothermique dans le sous-sol de Bure – CIGEO

Une ressource géothermique dans le sous-sol de Bure – CIGEO

Une ressource géothermique dans le sous-sol de Bure – CIGEO

 

Pour construire CIGÉO, l’Andra a occulté une ressource géothermique dans le sous-sol de Bure – Audience en appel le 2 février à Versailles

Le réseau Sortir du nucléaire et cinq associations locales ont demandé aux juges civils de la cour d’appel de Versailles de condamner l’Andra pour « faute » et de leur allouer 3.000 euros chacune en réparation de leur préjudice moral.

En première instance, en mars 2015, le tribunal de grande instance de Nanterre avait débouté les associations, estimant qu’elles ne démontraient pas « avoir un intérêt » à agir.

La cour rendra sa décision le 23 mars 2017.

Dans le viseur des antinucléaires: le projet Cigéo, unique en France, destiné à enfouir les déchets les plus radioactifs ainsi que ceux ayant la durée de vie la plus longue dans un tombeau hermétique, à 500 mètres sous le petit village de Bure, pour des milliers d’années.

Les associations accusent l’Andra d’avoir menti en sous-estimant volontairement la richesse du sous-sol – des nappes d’eau chaude située sous l’emplacement du projet Cigéo – pour faciliter l’implantation du futur centre dans cette zone rurale aux confins de la Meuse et de la Haute-Marne.

Pour pouvoir implanter CIGÉO, ce projet d’enfouissement des déchets radioactifs les plus dangereux, l’Agence pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a, sciemment et au mépris de la sûreté, occulté le potentiel d’une importante ressource géothermique sous le village de Bure.

Car l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) exclut une telle entreprise sur tout site en France présentant « un intérêt exceptionnel » pour la géothermie.

Une ressource géothermique dissimulée par l’Andra

Depuis 1976, des travaux du Bureau de Recherche Géologique et Minière attestent de la présence d’un important potentiel géothermique sous le village de Bure, où l’Andra veut implanter CIGÉO. Or les règles de sûreté interdisent d’enfouir des déchets radioactifs à l’aplomb d’une ressource géologique exploitable, afin de prévenir un risque d’intrusion. En effet, si celle-ci venait à être exploitée dans plusieurs siècles, une fois le site construit et oublié, la perforation des alvéoles de stockage aurait des conséquences désastreuses.

Pour pouvoir implanter CIGÉO à Bure, l’Andra a donc cherché, au mépris des règles de sûreté, à minimiser cette ressource géothermique. En 2008, elle a procédé à des forages sans respecter les règles de l’art, avec des équipements obstrués et une pompe de capacité réduite, qui ne pouvaient que donner des résultats médiocres. Communiquant sur un débit insuffisant, laissant de côté certains paramètres essentiels pour évaluer l’exploitabilité de la ressource et misant sur une méconnaissance des aspects techniques [L’Andra, qui affirmait qu’un débit de « 150 à 400 m3/h » aurait été nécessaire pour reconnaître un intérêt au potentiel géothermique de Bure, s’était bien gardée de dire que sa pompe ne pouvait dépasser 6m3/h…], l’Andra a décrété que le potentiel géothermique de Bure ne présentait pas d’intérêt.

Pourtant, en octobre 2013, le cabinet suisse Géowatt a publié une étude à la demande du Comité Local d’Information et de Suivi de Bure, qui concluait clairement que cette ressource était exploitable. Géowatt estimait qu’il était possible d’obtenir des débits d’exploitation comparables à ceux de la région parisienne et présentant un intérêt d’un point de vue économique. Non seulement l’Andra passe outre les règles de sûreté, mais elle compte priver la région d’une source d’énergie renouvelable abondante !

La justice doit se prononcer sur les mensonges de l’Andra

En décembre 2012, s’appuyant sur un dossier élaboré par plusieurs géologues pointant des omissions et soulignant des incohérences techniques, les associations Réseau “Sortir du nucléaire“, ASODEDRA, Bure Stop 55, CEDRA 52, Les Habitants Vigilants de Gondrecourt et MIRABEL-Lorraine Nature Environnement ont mis en demeure l’Andra de s’expliquer sur la dissimulation de cette ressource. L’Andra a alors reconnu que ce qu’elle avait écrit « port[ait] en effet à confusion », que la ressource était « banale plutôt que faible », « pas exceptionnelle », mais qu’elle était donc bien présente. En dépit de ces aveux, elle n’entendait pas en tirer conséquence. Les associations l’ont donc assignée en justice le 3 mai 2013.

À l’issue d’une première audience, qui s’est tenue le 5 janvier 2015, le Tribunal de grande instance de Nanterre a tout simplement refusé d’examiner le dossier sur le fond, se contentant de dénier aux associations l’intérêt à agir ! Celles-ci ont donc fait appel. Une nouvelle audience a eu lieu le 2 février 2017, à 9h, à la Cour d’appel de Versailles, la Cour rendra sa décision le 23 mars 2017

Les associations, qui appellent à un rassemblement avant l’audience, souhaitent que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Les mensonges de l’Andra doivent être enfin sanctionnés par la justice, et le projet CIGÉO abandonné !

Ces « politichiens de la démocrassouille » enterrent le problème CIGEO

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